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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 18:58

 

Le 11 Janvier 2007-01-12

 

En Pays de Fayence

 Pour cette deuxième marche de janvier, Jean BOREL nous a concocté une petite balade dans l'arrière-pays autour de Fayence, avec en fin de parcours, la visite de l'« Eco-musée agricole »  situé en périphérie de ce village.

 

 

 Rassemblés à une heure encore descente (8h30 !) sur le parking de Boulouris, une bonne quinzaine de marcheuses et marcheurs se hâtent lentement vers le point de départ de la randonnée fixé sur le parking de l"Eco-musée". 

Renforcé du nombre de ceux qui sont venus directement au point de départ - et respectant une parité parfaite qui semble désormais acquise étant donné sa régularité - ce sont  en tout 24 randonneurs qui écoutent le « briefing  d'avant-départ » de Jean Borel. Ainsi la longueur prévue du parcours  est de 13 Km et l'ensemble des dénivelés de 200 mètres. Ce parcours est qualifié par l'organisateur de « randonnée la plus facile de l'année ». Toutefois, avant de nous exhiber le profil du parcours et pour ne pas décevoir les « amateurs-de-pentes-raides », Jean Borel en a revu l'échelle des coordonnées afin de le rendre plus attractif.

 Nous commençons en empruntant un petit chemin communal en direction de  la chapelle « Notre Dame des Cyprès » que nous atteignons un quart d'heure plus tard.

 

 

 Jean ayant pris les dispositions nécessaires, nous pouvons visiter cette chapelle qui est d'ordinaire  fermée pour des raisons qui sont évidentes de nos jours.  

 

 

 Cette chapelle romane date du  12ième siècle. La chaire, réalisée dans l'épaisseur du mur, n'est accessible que par l'extérieur. Dans l'abside, on peut admirer un retable en bois polychrome du 16ième siècle. Le clocher est séparé des maisons voisines par un arc boutant. Une seule cérémonie a lieu annuellement le 8 septembre lors d'un pèlerinage local.

 

 

 

 Prenant une nouvelle voie communale au nom évocateur « Chemin du Puits de la Grette », nous quittons l'asphalte pour un bon chemin de randonnée jusqu'au gué qui nous permet de traverser un « riou » à sec.

 

 

 

 Après un court arrêt, nous remontons légèrement le lit de ce riou puis nous attaquons une légère montée en direction « des Selves ».  Le parcours est en sous bois, le sol est très humide et glissant, parfois même détrempé. A plusieurs reprises nous recherchons de petites « déviations » de coté afin d'éviter les marres qui occupent la largeur du chemin....ça rompt la monotonie de la marche

.Nous arrivons alors à un carrefour ou nous découvrons une première « borie ». En s'enfonçant un peu dans le sous bois, nous pouvons en découvrir d'autres.

 

 

 

 

 

Disséminées dans la nature, les bories sont de petites habitations en pierre sèches aux murs épais, qui servaient d'abris provisoires aux paysans et aux bergers. Généralement rondes, souvent en forme de ruche avec un toit en encorbellement, elles sont érigées selon une technique bien particulière d'empilement de gros blocs de pierres sèches non joints entre eux. Chaque rangée est montée légèrement en surplomb de la précédente.

 

La commune de Seillans compte a elle seule environ 80 bories. Elles ont été construites entre le 18ième et le 19ième siècle.

 

 

 

 

 

 

 Poursuivant notre chemin, nous marchons à présent à découvert jusqu'à « Notre Dames des Selves ».La chapelle est fermée.

 

 

 

 

C'est l'heure du repas et l'environnement qui nous est offert pour cette « cérémonie » est tout simplement remarquable, merveilleux, grandiose, sublime, fantastique.

 

En effet, nous disposons de bancs pour s'asseoir. Attention, ce ne sont pas de vulgaire petites pierres disséminées dans le maquis où l'on est assis à moitié sur une pierre et à moitié dans de l'herbe mouillée, non ce sont de véritables bancs. 

 Le premier en plein soleil, un second est exposé moitié ombre et moitié soleil, enfin un troisième est destiné à ceux qui craignent pour leur calvitie et le tout dans un écrin décoré de quelques platanes et d'un chêne vert.

 

 

 

 

 

Voici que le repas commence. Alors que quelques bouteilles font leur apparition (comme d'habitude), un certain Jean B...non Jean Bo...sort de son sac....un cubitainer...vite mis en position pour être opérationnel.. . Nombreux sont ceux qui alors prennent position pour y faire honneur..

Le temps se prête bien aux discussions en aparté alors que le repas se termine lentement. Jean Bo en profite pour me vanter les mérites de son tout nouveau GPS qui, il est vrai, présente de nombreux avantages.

 

 

 

 

Dans ce cadre enchanteur il n'est pas étonnant que certains s'adonnent à leur passe-temps favori (sieste, photos...etc.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pendant que nos joueurs de cartes s'expriment avec délectation...d'ailleurs une deuxième équipe a même pu être formée. 

 

 

 

 Mais voici que Jean B annonce l'heure du départ. Nous rejoignons tranquillement le premier gué en suivant un chemin sinueux qui est une succession de petites montées et de petites descentes.

 Tout au long de ce parcours, point d' « arêtes sommitales » chères à notre ami et rédacteur en chef  Jean-Marie C.. sans doute en « RTT » aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous regagnons l ' « Eco-musée » en repassant par le chapelle « Notre Dame des Cyprès ».

 

 

 

 

 

  Nous pouvons ainsi admirer de loin et au soleil déclinant, les villages de Fayence, et Tourettes accrochés au plan de Provence.

 Nous terminons par la visite de l' « Eco-musée » agricole. Ce musée a été inauguré en 2000. Il est voué à la mémoire locale et retrace ce qu'était autrefois la vie quotidienne de ce canton rural. En premier, on peut voir un moulin à farine du 13ième  siècle, remarquable pour son ancienne roue à cuillères horizontales, mue par les eaux de la « Camandre ». Un second moulin, à huile celui-là, date du 16ième siècle ; il sera converti en moulin à farine au 18ième siècle. Enfin, au sous-sol on peut entrevoir, alors que des fouilles sont en cours de réalisation, un moulin qui  remonte au  4ième siècle.

 

 

 L'« Eco musée », présente  de nombreux outils, instruments et matériel qui ont permis à des générations de paysans et d?artisans de cultiver le sol, de récolter et de transformer les produits de la terre. Les plus anciens remontent au Moyen Age.

 A proximité, un ancien bâtiment  de « bouilleur de cru » est consacré à des matériels viticoles et vinicoles.

 

 

Cette visite terminée, nous reprenons la voiture pour nous rendre au village de Fayence pour le « pot » habituel de fin de parcours.

 

 

 

Merci à Jean Borel pour cette ballade très agréable et enrichissante en Pays de Fayence.

Notre Rédacteur en Chef étant provisoirement « indisponible », c'est son remplaçant «volontaire -désigné d'office- » qui assure la rédaction de ce bulletin. 

 

 

 

Texte de Jean Bellaches 

Photos de Bruno Guérin  et Jean Bellaches.

 Prochaine sortie le 18 janvier  pour une randonnée dans lEsterel avec Bruno GUERIN.

 

 

 

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Published by Jean-Marie Bellaches - dans randosboulouris
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commentaires

Julie 23/01/2007 23:49

effectivement, rien à dire...

Chabanne J:M 20/01/2007 00:04

RTT ou pas, j´ai eu beaucoup de plaisir  a lire le texte de Jean BELLACHES  que je felicite:A USHAIA il y a un hotel ou les chambres sont equipees d´Ínternet mais avec un clavier argentin, quel boulot-excusez les fautes de frappe.
Amities  a tous - YVETTE et JEAN-MARIE