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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 17:25

Le 25 Janvier 2007

Agay par le Chemin du Castellas

 

 «Ah Braves Gens, nous n'avons plus de saisons ! », sans cesse nous entendons cette affirmation, ça devient presque une ritournelle...

  Eh bien aujourd'hui, 25 janvier 2007, à 8H30 sur le parking de Boulouris, il fait 0  degré et le temps est couvert...et rare sont ceux qui sont venus affirmer que nous n'avons plus d'hiver.

 En effet en cette matinée où la nature a repris tous ses droits, nous nous retrouvons 5 (cinq) valeureux marcheurs...je ne résiste d'ailleurs pas au plaisir de vous chuchoter leur nom : Nicole B..,  Frédérique G..., Françoise L... , Jean Bo... et Jean Be..

Question parité, il est à noter que la gente féminine représente 60% des effectifs !!!

 

 

 

 

 

 Chacun étant convaincu que la valeur d'une randonnée n'attend pas le nombre de ses participants, nous décidons tout de même de nous lancer à la découverte de l'ancien Chemin du Castellas au travers d'un itinéraire de 13 kilomètres que notre organisateur nous a préparé.

Etant donné le nombre, Jean Borel, non seulement organisateur, se charge aussi de nous véhiculer au point de départ situé au parking derrière le CREPS. A vrai dire, les voitures ne se bousculent pas non plus à cet endroit.

 Nous entamons la marche à 8H45. Ici il fait moins 2 et le temps est toujours couvert. L'Ancien Chemin du Castellas commence par une faible montée le long du Vallon de Boulouris.

 

 

 Autrefois, le Chemin rural du Castellas servait à relier Saint-Raphaël à Agay par l'intérieur. Jadis, il s'agissait d'une simple « draille ».

Avec le temps, les passages répétés des paysans d'Agay qui souhaitaient transporter leurs marchandises à Saint-Raphaël ont  transformé cette « draille » en chemin.

 

 

  Le terme« draille », originaire de la région du Languedoc, désigne en patois un chemin large destiné à conduire les troupeaux en transhumance ; une petite « draille » se nomme « drailloune ». 

 

 Au sommet du Vallon de Boulouris, nous pouvons découvrir le Pic du Cap Roux..

Nous traversons ensuite un paysage typique de l' Esterel  avec chênes-lièges et garrigue avant de passer prés d'une vielle ferme en ruine. Frédérique G. nous indique que cette ferme était encore en service au début du siècle.

 

 

 

 

 

 

Poursuivant notre chemin, nous pouvons alors apercevoir Cap Esterel et son ensemble immobilier en premier plan, puis, plus au loin, la baie d'Agay.

 

 

 

Nous redescendons lentement sur Agay en suivant très longtemps un mur de pierres sècheAprès avoir rejoint la côte,  nous commençons à emprunter le «Sentier des Douaniers  .

  Le « Sentier des Douaniers » ou « Sentier du Littoral » fut créé  sous la « Révolution » par l'administration des douanes. Il fut utilisé par les douaniers jusqu'au début du 20ième siècle.

En 1973, le ministère de l'équipement souhaitât rendre les plages plus accessibles au public et commença la création du « Chemin Piétonnier ».

C'est une loi de 1976 qui redonna vigueur au Sentier des Douaniers en instituant une servitude de passage le long du littoral. Cette disposition fut ensuite renforcée  par la fameuse «Loi Littorale»

 

 Nous  longeons ainsi la côte en traversant une suite de plages (plage du Pourrousset,  plage de Camp Long ..) et de petites criques.  Si le parcours à travers les plages s'effectue facilement, en revanche, la traversée des criques qui sont très accidentés, sollicite beaucoup les genoux...

 

 

 

 Alors que les rayons du soleil commencent à percer les nuages, nous prenons la montée qui conduit à la pointe du Dramont.

Arrivés à la fameuse « roche percée » très connue des photographes, le temps s'est réellement amélioré et le cadre fourni par la nature  laisse espérer quelques clichés bien réussis.

 

 

 

 Le chemin monte régulièrement sans difficulté particulière.

 

 D'un coté, nous apercevons le sémaphore du Dramont...  et de l'autre, nous voyons le rivage en contre bas d'une côte toujours très découpée

 

 

 

 

 

 . Voici l'heure du repas. Les endroits favorables qui nous permettent de sacrifier à ce rite ne manquent pas....et quand il y a l'embarras du choix, on désire toujours faire le meilleur.

 Ah ! Le voici enfin ....Il est bien exposé au soleil, légèrement abrité des quelques souffles de vent et avec une « vue mer » à 180 degrés. 

 

 

 

 Quelques randonneurs de passage devant nous, esquissent un léger sourire de satisfaction, peut-être d'envie, à nous voir ainsi installés... puis très courtoisement nous échangeons le traditionnel « bonjour ».

 

 

 

 

 Aujourd'hui, c'est un repas très « cool ». ..pas de bouchons qui sautent, pas de saucissons et autres cochonnailles qui passent de mains en mains...

Toutefois, Françoise L. a pensé au café.

 

L'heure de repartir a sonné et ce ne sont pas nos joueurs de cartes qui nous « retarderons »aujourd'hui !

 

Nous poursuivons notre route en contournant le sémaphore du « Dramont ». En le regardant, nous pouvons observer quelques alpinistes qui s'entraînent  le long de la paroi rocheuse. De l'autre coté, vers la mer, nous apercevons l'Ile d'Or chère à « Hergé ». Malheureusement à cette heure de la journée, la photo sera prise à contre jour.

 Nous traversons le port du « Poussaï » pour gagner la plage du « Débarquement ». Chemin faisant, alors que nous avons trouvés quelques traces de « poudreuse »,  Jean Borel s'exténue a vouloir faire une boulle neige (ou plutôt devrait-on dire  une « bille de neige » si cette expression est en usage). Elle est destinée à son épouse Nicole qui apprécie.. moyennement.

 Après avoir traversé la plage du « Débarquement », nous remontons sur le parking du même nom. Force est de constater que celui-ci a été littéralement squatté par les caravanes des « gens du voyage ». Les énormes blocs de ciments destinés à interdire l'accès du parking ont été déplacés.

 A cet endroit, le chemin du littoral est interrompu. Nous reprenons  la route sur 1 kilomètre,  mais  à cette heure il y a peu de circulation.

 Nous rejoignons le Chemin du Littoral avant la plage d'« Aigue Bonne » et nous continuons  notre parcours en traversant quelques criques et  quelques plages jusqu'à la « Plage de Boulouris ».

 Nous quittons alors le littoral pour la nécropole militaire après être passé sous la voie de chemin de fer.

 Nous arrivons au parking vers 2 h 15.

 Très aimablement, Françoise L. nous invite à prendre le pot traditionnel chez elle, ce que nous acceptons avec plaisir d'autant plus que Jean Borel persiste à nous véhiculer.

Merci à Françoise L. pour cette collation prise sur sa terrasse très agréablement exposée d'autant plus que le temps était de la partie.

 Merci à Jean Borel pour cette belle ballade qui nous a fait découvrir un petit coin prés de chez nous.

 

 

 

 Notre Rédacteur en Chef est toujours indisponible. C'est donc son remplaçant qui assure la rédaction de ce bulletin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Texte et photos Jean Bellaches.

Prochaine sortie le 1ier février  pour une randonnée dans  le bois de Bagnols avec Bruno GUERIN.

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie BELLACHES - dans randosboulouris
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