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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 20:57

 

 

 Plateau de St.VALLIER -Le chemin des Bories

 

 

 

Pour ce premier jour de mars-ça sent déjà le printemps rien qu'à évoquer cette date- Bruno GUERIN nous avait préparé une balade sur ce plateau de St Vallier qu'il connaît bien et qu'il affectionne. Ce sont donc 10 marcheuses et 8 marcheurs, bravo Mesdames vous aviez une fois de plus la majorité, qui se sont retrouvés à St Vallier près du Grand Pré, pour 18 km et 500 m de dénivelée. Très peu de "gazelles" aujourd'hui, le rythme va être cool !

Avant de partir, Bruno va nous rappeler que ce Grand Pré appartenait au Chapitre de Grasse et qu'il fut déclaré "bien national" après la Révolution,  vendu au citoyen Jacques  ISNARD le 9 mars 1791 pour 20830 livres, avec droit pour les habitants de s'y réunir, d'y battre le blé et d'y fêter la Saint Constant. Il fut racheté par la municipalité le 3 mars 1907, il y a 100 ans à deux  jours près...

Et nous voilà partis en direction de la première curiosité de la journée : la Pierre Druidique.

 Pour J.Ma--- la journée commence mal car un énorme "Patou" vient marquer son territoire sur les deux jambes de son pantalon, ou en terme technique le "compisser". Certains craignaient déjà qu'il n'attire tous les chiens du coin et que notre petite troupe soit escortée d'une meute hurlante... On en parla beaucoup tout au long de la journée !

Voici la fameuse pierre. Il est vrai qu'elle est superbe, mais la culture druidique, très répandue dans toute la France et principalement en Bretagne, n'est pas une spécialité provençale. Quelques tumulus sont encore visibles à proximité ce qui semblerait quand même conforter l'hypothèse d'un lieu sacré d'autant plus que deux dolmens, disparus aujoud'hui, avaient été érigés à sa base. En fait c'est le résultat d'une érosion d'un minéral tendre supportant un chapeau plus dur, type "cheminées de fées".

Puis, ce sera notre première "borie" qui, en fait, est un puits, celui du bois d'Amon (rien à voir avec les Egyptiens) dont la structure externe et le principe de construction rappelle les bories que nous verrons plus loin.

 Frédéric Mistral fait dériver le mot provençal bori (nom masculin) d'où vient notre mot "borie" du bas-latin boaria, "étable à boeuf". Contrairement à ce que l'on peut parfois entendre dire, toutes les bories ne remontent nullement au temps des Gaulois de Provence, mais sont beaucoup plus récentes. En fait, la plupart ne sont probablement pas antérieures au XVIIe siècle, même si l'âge d'or des bories est le XVIIIe siècle et, dans une moindre mesure, le XIXe siècle.

 

 

 Les bories ne servaient pas d'habitations, même si quelques témoignages évoquent que des gens s'en sont servi de refuge lors de la grande Peste de 1720 ou durant d'autres époques troublées.
La borie avait presque exclusivement une vocation agricole. Les XVII
e et XVIIIe siècles sont des périodes de grands défrichements où de nombreuses terres étaient données à des paysans qui, à condition de la travailler avec assiduité, en devenaient propriétaires au bout de quelques années. Du coup, ces paysans et bergers faisant leur labeur souvent loin de chez eux et avaient besoin d'un endroit où déposer leur matériel et abriter leur bétail par gros temps. Ce sont eux les constructeurs des bories dont la caractéristique est un empilement de pierres sèches, sans liant. (*)

Ensuite tout au long du chemin nous en découvrirons  plusieurs autres dont deux   abritaient des puits. Un astucieux dispositif en forme de bénitier, dupliqué de chaque côté de la porte, permettait de distribuer, à l'extérieur, l'eau puisée dans le réservoir.

Le dernier puits, en cours de restauration, était vide ce qui permettait d'en apprécier la profondeur ( 5 à 6 mètres)

 

 

Un peu plus loin, après quelques recherches, nous découvrons une tombe mégalithique, assez bien conservée, que J--- va profaner (!) en prenant la place de son légitime titulaire. Pourvu qu'il ne nous jette pas un sort...

Après avoir jeté un coup d'oeil aux ruines de Le PRESTE ( jolies voûtes surprenantes sur ce type de construction... mais au fait peut-être n'était-ce pas un simple logis rural ? )nous poursuivons notre descente. Face au village de St.Cézaire, au plus bas de notre parcours (490 m) nous repartons vers le sud en direction du col de Cabris.

Quel cabotin ce Da---! Avez-vous remarqué, il est toujours dans le champ du photographe.

Première "orchis de Robert", au bord du chemin, c'est la pleine saison pour cette variété que l'on rattache parfois à l'orchidée. C'est une plante protégée, particulière à notre région.

 

 

 

C'est dans la montée vers le col que nous prenons notre repas, bien installés sur des pierres qui ne manquent pas dans cette région. Apéritif au vin d'orange, "made in" Ja---. Bravo et merci, bien réussi.

 

 

 Une fois de plus les joueurs de cartes font défaut par manque d'effectif, la collection de photos est stoppée !

Donc, nous voilà repartis. Le vent, assez fort, n'arrive cependant pas à dégager le ciel et c'est encore, aujourd'hui, le strip-tease permanent : quant ça monte, on s'effeuille, quand ça descend on se recouvre ou inversement si on est à l'abri ou en plein vent.

Enfin une bonne montée...bonne, ils sont fous ! A la cote 788, d'une cabine de guet nous découvrons sur 360° un paysage superbe avec, juste en dessous de nous, le village de Cabris que nous n'avons pas l'habitude de voir sous cet aspect, la mer tout au sud avec les Iles de Lérins, le lac de St Cassien et ...l'inévitable prison de Grasse.

 

 

Voilà il ne reste plus qu'a descendre sur cinq kilomètres vers St Vallier avec au passage une nouvelle borie, certainement utilisée par des chasseurs, il y a fort peu de temps.

 

 

 

 

 

 

 

Merci BRUNO pour cette belle balade, riche en curiosités que grâce à toi nous avons découvertes.

 

 

 

 

 

(*)http://perso.orange.fr/geneprovence/index.htm

Merci aux nombreux photographes : Geneviève CHAUMAZ, Yvette et Jean-Marie CHABANNE, Bruno GUERIN, Jean BELLACHES.

Prochaine sortie : MAZAUGUES le jeudi 8 mars 2007, avec Jean BOREL.

Quelques photos en vrac :

Paysage caractéristique du plateau.

Ma--- toujours souriante. Normal avec deux maris !

Les explications du chef sur le GPS: serions-nous perdus ?

Le second puits en cours de réparation.


 

 La tombe sans le profanateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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