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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 21:46

 

 

 

La Chartreuse de la Verne

 

 

 

 

 

Pour cette première marche de ce printemps 2007, Jean Borel nous a préparé une randonnée dans l'arrière-pays à la Chartreuse de  la Verne avec visite du monastère.

 

 Partis à huit de Boulouris répartis en deux voitures, nous nous retrouvons treize au point de départ de la marche situé sur un parking prés du lieu dit « Les Guiols ».

 

 Aujourd'hui, la parité n'est pas tout à fait respectée puisqu'il n'y a que 6 marcheuses

 

 

 

 

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 Il est 8 heures et quart. Les premiers rayons du soleil inondent le petit vignoble que nous avons devant nous , toutefois, le thermomètre accuse quand même moins 3 degrés. 

En traversant le vignoble que nous longeons sur toute sa longueur, on peut voir la gelée blanche témoin de la température. Nous franchissons alors un petit gué.

 

 

 Avant de poursuivre notre marche, Jean Borel fait son petit « briefing » d'avant parcours. En somme c'est simple et banal nous dit-il : un plat, une montée, la chartreuse de la Verne, une descente et un plat, le tout étant estimé à 18 kilomètres et 490 mètres de dénivelée environ. Puis ensuite, Jean nous exhibe le profil de la randonnée préparé par les bons soins de Jean Marie C. absent (oh !! si j'osais je dirais « encore absent !! ») aujourd'hui.

 La marche n'excluant pas l'imagination, certains croient voir dans ce profil, l'icône stylisée d'une « mamelle » ou d'un « mamelon ». Et voyez vous, ces quelques mots ont débridé les mâchoires engourdies.  Sans exagération, je crois pouvoir assurer que tout le monde avait une idée sur la question.... Ah ! les « vieux », euh ! pardon, les « seniors » n'ont pas perdu leurs fantasmes de jeunesse et si « la valeur n'attend pas le nombre des années », ce dernier - qui s'exprime désormais en décennies - n'a pas tari à leur imagination.

 

Après ce petit intermède qui a réactivé les neurones faute d'avoir pu réchauffer les corps toujours bien emmitouflés dans les blousons, parkas, bonnets, et autres écharpes, nous poursuivons notre randonnée par la traversée d''un petit sous bois qui nous prmet d'atteindre la piste dite « de la Sainte Julie ». Nous pouvons alors apercevoir de loin le barrage de la Verne. Nous empruntons alors cette large piste qui monte en pente douce jusqu'au barrage.

 

 

 Il est à peu prés 10H et ½. Nous sommes alors invités à prendre notre petit encas de la matinée. Pendant ce temps Jean nous fait part d'une publicité tombée entre ses mains. Celle-ci nous interpelle:

 

 

 

 «  Etes vous bon marcheur ? Profitez des beaux jours de mai (nous sommes en mars) sans attendre les grosses chaleurs pour suivre cet itinéraire qui vous emmène de la « Môle »  à la Chartreuse de la Verne en passant par le barrage. Grands effets garantis. Concentré de lumière en toute saison, la lumière à la Môle est tout à fait particulière comme si ce tout petit village connu internationalement pour son aérodrome fréquenté par la « Jet-set » de Saint-Tropez, concentrait ici le soleil tombé du ciel et dégoulinant des arbres. De la route qui conduit aux turbulences de Saint-Tropez, on aperçoit, étrangement calme sur sa butte, le château où Antoine de Saint-Exupéry passa son enfance. »

 

 Le barrage de la Verne a été construit en 1991 par le « Syndicat intercommunal de distribution d'eau de la corniche des Maures ». Il sert à l'alimentation en eau des communes du Rayol-Canadel, Cavalaire,  La Croix Valmer, Ramatuelle, Gassin, Saint-Tropez, Cogolin, Grimaud et Plan de La Tour.

Le ciel, souvent si bleu au dessus de nos têtes, ne le dit pas, mais il pleut en moyenne sur la corniche des Maures, 970 millimètres d'eau par an.... soit autant qu'à Paris.

 

 

 

 

 

 

Nous repartons en suivant la piste qui longe le lac. Toutefois, arrivés à un certain endroit, le chemin initialement prévu est immergé.  Les dernières pluies ont remonté le niveau du lac. Nous rebroussons chemin et nous passons un peu plus haut.

  Nous attaquons alors la montée de la journée qui nous conduira à la Chartreuse de la Verne. C'est une montée en pente moyenne qui se fait en sous bois par un petit chemin bien caillouteux et qui nous oblige à marcher l'un derrière l'autre

 Après une petite halte à mi-parcours qui permet un regroupement, nous atteignons l'embranchement avec la piste carrossable qui conduit à la Chartreuse que l'on peut alors admirer de loin. Nous progressons entre châtaigniers et chênes verts qui ont du subir autant les outrages des caprices de la météorologie que les aléas de leur grand âge. 

 

 

 

              Plus on se rapproche du monastère, plus on prend conscience de l'ampleur des travaux de restauration qui ont été entrepris. Les cellules, que l'on aperçoit de loin, paraissent presque nouvellement construites. On apprendra, lors de la visite, que tous ces travaux sont uniquement financés par « l'Association des Amis de la Verne » ainsi que par le produit des droits d'entrée des visites....mais un généreux donateur est passé par là dernièrement nous dit-on !!!! Oui certainement très généreux !

 

 

 

 

Arrivés au « Monastère de la Verne » nous passons devant le portail monumental très caractéristique en pierre de serpentine qui est une pierre volcanique de couleur verte . Cette pierre est extraite dans le massif des Maures. D'ailleurs presque toutes les ouvertures sont encadrées de cette pierre verte ce qui donne une certaine unité aux bâtiments.

Ce monastère qui est une ancienne Chartreuse du XIIième siècle fut utilisé par différents ordres religieux  avant d'être occupé par la congrégation des moniales de Bethléem, de l'Assomption de la Vierge et de St Bruno depuis 1983.

La visite du monastère est une visite libre fléchée. Nous commençons par la « poterie » qui servait auparavant de lieu de stockage. Actuellement les religieuses y exposent leurs travaux  d'artisanat. Nous passons ensuite dans la « grange » dont la charpente a été entièrement refaite. Par la fenêtre, on a une belle vue plongeante sur l'Eglise Romane.

 

 

 

 Nous descendons ensuite dans la « boulangerie »  qui présente un four de plus de 5 mètres de long et qui servait à la cuisson non seulement du pain mais à tous les aliments.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

                            Sortant de ce bâtiment nous visitons extérieurement, la « Chapelle d'Adoration »,  « le Petit Cloître »,« l'Eglise Romane »,« la Chapelle Latérale » et « la Cellule témoin ». Enfin nous revenons à notre point de départ en  traversant « l'huilerie » et « le cellier ».

 

       

Après la visite, nous reprenons la marche afin de dénicher un emplacement bien exposé à l'adret pour le repas. Voici qui est trouvé,  avec soleil, table, bancs et ....fontaine. Toutefois un choix est à faire : les plus « athlétiques » d'entre nous vont choisir la solution d'être bien exposés au soleil et vont accepter aussi de poser leur séant par terre ; les « autres »...., préférant sans aucun doute leur confort  bourgeois vont tout simplement s'attabler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bien que le soleil soit à son zénith, il ne fait pas chaud et nous repartons assez rapidement pour attaquer la descente. En chemin, nous rencontrons plusieurs promeneurs originaires de la région. Ainsi on apprend que la « Môle » a désormais perdu son « chapeau » et la « Môle » est devenu la « Mole ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La descente s'effectue facilement. En peu de temps nous rejoignons le chemin qui longe le lac. Il nous reste donc à faire en sens inverse le chemin que nous avons  emprunté le matin en traversant de nouveau le gué.

 

 Arrivés aux voitures, on se donne rendez-vous à la « Mole » pour notre pot habituel au seul bar qui faisait son ouverture pour la saison.

 

 Merci à Jean Borel pour cette belle ballade qui nous a rapproché des cieux.

 

 Ce blog, étant pour moi le dernier de la saison, je profite de celui-ci pour renouveler l'appel à candidature en tant que « Rédacteur de Blog de Rando » lancé dernièrement par Jean-Marie  qui est, je vous l'assure, un « exxccellent formateur ».

 

Texte : Jean Bellaches 

Photos : Bruno Guérin, Geneviève Chaumaz et Jean Bellaches

 Prochaine sortie le 29 mars avec Bruno Guérin dans un secteur méconnu de l'Esteron et nous emprunterons la piste de la « Mamelle ».

 

 Quelques photos :

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie Cercle de Boulouris - dans randosboulouris
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