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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 15:16

LA CRÊTE DU FERION.

Aujourd'hui, la tâche du narrateur ne sera pas facile. En effet, Jean BOREL testait une nouvelle formule avec deux circuits, le principal de 14 km et 800 m de dénivelée et un second, même départ et même arrivée de 12  km et 600 m de dénivelée. Jean mènera le premier groupe et Camille le second. C'est donc deux histoires qu'il va falloir raconter   l'une     d'elle n'étant faite que de témoignages, les trois rédacteurs étant sur la première boucle.

 

Sur les trente marcheuses et marcheurs (ne vous étonnez pas du nombre, il y  avait un repas au restaurant à l'issue de la rando...) Jean avait fait une moyenne  des âges, 66 ans pour les hommes et 65 pour les femmes. Il faut dire qu'avec nos gazelles, la moyenne des âges tombe... alors que  la moyenne horaire augmente (Oh!Oh!). Nous en avions deux, sur les trois dames, dans le 1er groupe, déchaînées aujourd'hui, aussi bien des jambes que de la langue. Plusieurs fois nous avons tenté de les mettre en "stand by" ou même de retirer les piles, en vain !

Donc, après avoir grimpé en voiture jusqu'au-dessus de Levens et au passage admiré le joli village de La Roquette sur Var, les deux groupes, décalés de quelques minutes  attaquent la montée : 18 dans le premier et 12 dans le second avec une majorité de dames (heureux Camille...à voir !). Il fait très beau, mais frais  sur le versant nord-ouest, à l'ombre de la crête. Un couple, subitement pris de doutes sur ses capacités (mon oeil !), ou bien le choix de De--- voulant retrouver ses copines, va attendre le second groupe. Bien en-dessous de nous, nous l'apercevons, arrêté au soleil.

La vue sur Levens est très agréable, avec la très grande prairie qui fait une  tache verte au sud du village. De l'autre côté du Var, les montagnes de l'Esteron et le village de Bonson nous rappellent de bons souvenirs. Les petites fleurs du printemps sont bien présentes comme les semaines précédentes (Anémones des bois, primevères et violettes) mais les buissons aussi commencent à fleurir avec les prunelliers. Enfin dans un virage, Jean devient tout joyeux, il a enfin retrouvé le Mont MOUNIER qu'il avait cherché en vain le jour de la rando d'Amen. Et, il va nous le décrire avec son enthousiasme habituel, on s'y croirait, sauf que la-bas c'est bien enneigé. Après avoir passé le col du Dragon, nous attaquons la dernière partie de la montée, très raide jusqu'à  l'arête sommitale, toujours aussi célèbre. De plus, le terrain est glissant, à l'ombre( les sangliers n'ont rien arrangé), ...et c'est dur. Nos gazelles montent bon train et le peloton se distend.

        Nous attendons tous le sommet, le    soleil et le casse-croûte.

 Le second groupe a absorbé le couple qui nous a abandonné et il chemine maintenant sud-ouest, en montée légère, avec une très belle vue sur Levens. Jean suit sa progression par téléphone, peut-être un peu inquiet pour sa petite troupe séparée.

 

Nous arrivons sur un petit plateau bien ensoleillé à 1380 m, orienté plein est vers les vallées du Paillon, l'orientale avec le village de Lucéram, célèbre par ses crèches de Noël et l'occidentale, à nos pieds avec le village de Coaraze avec sa légende

  La seule quasi-certitude quant au nom du village est qu'il vient de cauda rasa,  queue rasée .... Pourquoi "queue rasée" ? Plusieurs hypothèses s'affrontent... La première prétend que ce nom est issu de la mode en matière de coiffure qui régnait à la fin du Moyen Âge. Contrairement aux habitants des hameaux alentour, les natifs de Coaraze auraient à cette époque porté les cheveux courts et rasés sur la nuque...

 

 

 

Pas du tout ! S'indignent les partisans d'une autre hypothèse, beaucoup plus glorieuse pour le lieu. Selon eux, voilà bien longtemps, les habitants de Coaraze étaient parvenus à capturer... le Diable en personne ! Et pour s'assurer qu'il ne s'enfuirait pas, ils l'auraient attaché avec de la glue, par la queue. Et pour s'échapper, dans un geste désespéré, celui-ci aurait été contraint de la sectionner... Il semble bien, en définitive, que l'explication soit d'ordre géographique. Car tout près du village, le confluent du torrent du Gravier et du Paillon prend la forme d'un lézard sans queue, le même animal mutilé qui figure sur le blason de Coaraze...(cf.WIKIPEDA)

 

 

 

Bien installés, nous nous régalons du paysage et apaisons nos estomacs qui criaient famine (départ à 6 h30 de Boulouris). Le second groupe, pendant ce temps, fait la même chose à 1246 m, installé sur le château d'eau.          Tout ce versant a souffert des graves incendies de 1986. Seule l'arête sommitale peuplée de pins sylvestres, de pins noirs d'Autriche et de cèdres a été protégée ainsi que l'ubac.

Encore une trentaine de mètres à monter et nous arrivons à la tour de guet. Et là ça méritait bien une photo de nos trois compagnes. Paysage superbe jusqu'à la mer au sud et le Mercantour au nord.

Encore une minuscule Orchis de Robert, une des dernières de la saison, bien cachée contre un rocher. Maintenant, il ne reste plus qu'à redescendre plein sud jusqu'au col de Rosa, puis le col de Travail.. Mais au passage, nous allons pouvoir profiter du  calme de la petite chapelle St Michel des Cèdres, construite en 1938, et bien nommée car entourée de cèdres somptueux.

Pendant ce temps, le second groupe, mené activement par Camille est arrivé aux voitures. Chacun en a profité pour se reposer  et particulièrement Yv--- endormie au soleil. Ses gentilles petites camarades ont, discrètement, récupéré l' appareil photo dans son sac pour immortaliser cette situation , d'habitude c'est elle qui mitraille les belles endormies !!!   

Le premier groupe a rejoint à son tour les voitures et vers 13 h45, les 30 affamés se sont retrouvés au Restaurant des Deux Vallées (le bien nommé lui aussi), au confluent de la Vésubie et du Var. Très bon repas avec une daube exceptionnelle.

Peut-être ne pourrons-nous pas y revenir car Ma--- a encore cabossé un couvercle de marmite et une louche...(Pardon à Madame d'avoir publié cette photo).

 

 

 

 

Merci Jean pour cette bonne sortie et aussi à Camille, privé de sommet, mais bien accompagné toute la matinée.

 

 

 

 

Prochaine sortie le jeudi 12 avril avec Bruno dans le Parc Naturel du Verdon.

 

 

 

 

Merci aux photographes, Geneviève CHAUMAZ, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Francis OUDARD, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques photos en vrac :

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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