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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 11:50

Le 19/04/2007
La Cime de BAUDON.

Parking de Boulouris 7 h ce jeudi matin. Trois voitures démarrent et se dirigent vers l'autoroute alors que trois autres sont déjà parties, qui de Fréjus, qui de la Tour de Mare. A 7 h30 le téléphone de Bruno sonne, Françoise est au parking de Boulouris, vide de marcheurs bien sûr. Une petite erreur d'horaire, 7 h 30, c'est la semaine prochaine...Privée de rando !
Nous voici de retour dans les Alpes Maritimes au dessus de la Turbie pour une rando concoctée par Jean BOREL. Une fois de plus, deux groupes ont été formés, l'un de "Grands" composé de 13 "élèves" menés par Jean qui auront

 à parcourir 12,5 km avec 745 m de dénivelée et 11 "petits" accompagnés par Jean-Marie qui se contenterons de 9 km et 470 m, les deux groupes se rejoignant à midi pour le pique-nique. Jean nous indique, en outre, que nous serons attendus en Mairie de PEILLE, cet après-midi, pour des rafraîchissements. 
       Sans conteste, il s'agit pour le 1er groupe constitué de 9 hommes et 4 femmes d'une épreuve sportive (Rando "sportivo alto" dirait Bruno). De plus le groupe est tenu de réaliser cet objectif dans des délais très courts, afin de ne pas faire attendre le second groupe, soucieux de pique-niquer à l'heure.
"Nous nous élançons donc en direction de PEILLE, sur l'ancien chemin des muletiers qui menait de La Turbie à Peille, en marchant au milieu des cistes , violettes et pois de senteurs bicolores. Mais le chemin pierreux et accidenté ne nous laisse guère le temps de les admirer. Peu avant PEILLE, nous arrivons sous la passerelle très aérienne de la Via Ferrata." 

 Il fait très beau, pas trop frais et à 8 h35, à la cote 659, les "petits" laissent filer l'autre groupe. Sans se presser, ils vont découvrir des traces d'ammonite sur des rochers et se désoler de l'abandon de la petite chapelle St Pancrace, dont la nudité intérieure montre le peu d'intérêt des "pellasques" (habitants de PEILLE) pour cet édifice. Pourtant elle est fermée d'une belle grille en fer forgé. Pour leur défense, il faut dire qu'ils ont tant de chapelles...
Un petit peu de bitume et les "Grands" ont construit un petit cairn au bord de la route, avec bouquet de romarin et flèches rouges à la craie, pour indiquer un changement de direction pas évident.                                          Merci les copains !
Derrière les grands pins, on aperçoit le village, accroché à la montagne.
Occupée depuis la fin du néolithique, puis par les ligures avant J.C., PEILLE est au début du 12 ème siècle une cité autonome et possédait le Rocher de Monaco, vendu aux génois en 1197. Sainte-Agnès, Castellar, Gorbio, La Turbie, Contes, L'Escarène et Peillon qui en dépendaient vont se séparer au 12ème et 13ème siècle. Rattachée à Vintimille et Sospel en 1347, comme les territoires avoisinants, PEILLE est incorporée dans le Comté de Savoie puis au Royaume de Piémont Sardaigne de 1720 à 1792 puis à nouveau en 1814 jusqu'au rattachement définitif à la France en 1860. Zone tellurique par excellence, de nombreux tremblements de terre ont affecté ses bâtiments, toujours reconstruits . Le dernier date de 1887. Pour ceux que cela intéresse, le site http: //www.azurseisme.com/EtudePeille.pdf, placé dans les liens, présente une étude complète sur le sujet.
Aujourd'hui avec ses 2250 habitants dont de nombreux monégasques et une maison de retraite importante, PEILLE est un peu une cité dortoir mais sa partie ancienne a conservé beaucoup de charme. Léo FERRE a beaucoup aimé PEILLE où il a séjourné. Il a composé une chanson en l'honneur de ce village.  

 A notre tour, le groupe des "petits" arrive sous le pont de singe de la Via Ferrata, célèbre dans la région. Jacqueline s'inquiète déjà si nous allons l'emprunter. Non ! Ce sera pour une autre fois...

Et c'est l'entrée dans le village où mes "gamins" deviennent insupportables, voulant tout voir, s'égaillant dans chacune des petites ruelles. Il faut bien avouer que ce village est très joli et qu'il a conservé son caractère médiéval malgré les restaurations liées aux différents tremblements de terre qui l'ont affecté. Sur la Place Carnot, nous retrouvons nos gourmandes devant la boulangerie-patisserie. Seules, Martine et Nicole vont résister. Vers l'ouest, la place Saint Roch, nous accueille pour le petit en-cas de 10 h. La vue sur le village avec l'ancien dôme de la chapelle St.Sébastien et la montagne en arrière plan est superbe. La petite chapelle St.Roch, à l'histoire mouvementée , après avoir été détruite après la révolution et reconstruite après le tremblement de terre de 1887, est en parfait état.
"Pendant ce temps, sortis de PEILLE, le groupe des "grands" aborde un sentier en pente douce, qui le mène gentiment au col St Bernard (736 m). Jean accorde une pause et fait un dernier breefing avant l'ascension.   Nous devrons grimper jusqu'à un immense pan rocheux que nous contournerons par la droite, avant de rejoindre la fameuse arête sommitale, qui, comme son nom l'indique nous y conduira.                                               

                                             Où ça ? Au sommet!

Dernière photo de groupe avant l'ascension! Devant nous se profile la masse imposante du Mont Baudon.  

 
 

La pente se fait plus raide, le groupe progresse en silence, mais toujours rapidement. Car nous avons tous remarqué la présence "d'entrées  maritimes, fréquentes dans ce secteur", comme l'a dit Jean. Autrement dit c'est la brume qui monte! Et si elle monte plus vite que nous, c'en sera fini de "l'extraordinaire belvédère offrant un panorama à 360°, du bleu des flots méditerranéens au blanc de l'arc Alpin", promis dans notre programme.

Le groupe parvient au pan rocheux, la pente s'accentue encore, il n'y a plus de chemin, seulement de vagues traces au milieu des rochers que nous escaladons. Mais nous apercevons au loin l'arête sommitale. Enfin la voici! Nous la tenons!

La pente s'est radoucie, le groupe allonge le pas, et sur les cent derniers mètres, on assiste à une véritable course au finish. 

On voit ainsi Daniella, tout sourire, parvenant au sommet après avoir distancé ses poursuivants de plusieurs longueurs.

         

Il est 11h20. Nous avons vaincu le Baudon !

 

 

 

Aussitôt un petit groupe se forme autour de la table d'orientation. 

Hélas,  il est trop tard, la brume l'a emporté et nous ne verrons pas le superbe panorama. Tant pis, nous savourons néanmoins notre victoire.

  Il ne reste plus qu'à rejoindre le deuxième groupe pour un pique-nique bien mérité.

Le groupe des"petits" a enfin réussi à s'arracher au charme de PEILLE et il progresse dans la montée, vivement emmené par Jean. Jean-Marie va calmer ses ardeurs en annonçant les vitesses ascensionnelles qui atteignent les 8 m/min.

Le groupe sportif, c'est l'autre, ne pas confondre...

D'autre part il faut laisser le temps aux  "grands" de monter...et de redescendre. Un sentier, à gauche, en cul de sac, nous permet d'admirer un superbe lilas, perdu en pleine nature...Nous revenons au chemin principal et décidons que la bifurcation sera notre coin pique-nique, bien dégagé et au soleil. Il est 11h30. Contact téléphonique avec l'autre groupe qui est au sommet et aborde la descente. Yvette, Martine, Jacky, Jean et Jean-Marie partent au devant des "grands". La liaison se fera vers 1000 m, à 12 h, juste sous la falaise, après un km de montée.
                                        Impeccable l'horaire !


Déjà les nuages venant du sud-est se glissent entre les montagnes mais au pique-nique, à 880 m, il fait encore soleil . Tous les équipiers, heureux de se retrouver attaquent leur repas commencé par une dégustation comparée de vin d'orange made in Claudie et Daniella. Fameux !
Petit à petit les nuages , poussés par un vent de plus en plus puissant, envahissent les lieux. Polaires et coupe-vent sortent des sacs, et même...des gants ! Quand même ! Camille semble toujours réchauffé. Bruno et Jean prennent leur temps pour manger alors que le reste de la troupe se prépare au départ. Les micro-gouttelettes de la brume s'accrochent aux aiguilles de pins et retombent en grosses gouttes . Avec le vent qui les transporte, on a la sensation qu'il pleut. Et certains d'évoquer les côtes de Namibie et du Chili où cette technique est utilisée pour récupérer de l'eau douce. C'est beau la culture !
Les marcheurs abordent le village mais le manque de soleil lui a fait perdre de son charme. Le premier groupe qui était passé un peu vite ce matin en profite pour détailler et découvre, en particulier, la cloche qui permet de se faire ouvrir le bar de la Voûte. Puis nous gagnons l'Hôtel de Ville, ancienne chapelle reconvertie en 1930. Avant cette époque, il occupait le palais LASCARIS, devenu médiathèque. C'est Mme VIVODO qui nous y accueille, avec sa collègue, et nous offre boissons, petits gâteaux et chocolats. Nous visitons la salle des mariages, au premier étage sous le dôme en briques : remarquable!
C'est une première, les marcheurs du Cercle de Boulouris reçus en Mairie, au cours d'une de leurs randos !!! Merci beaucoup pour cette charmante attention.
Puis ce sera le musée où Mme BERTENAT, une bénévole, nous fera découvrir avec enthousiasme, tous ses trésors. Ils représentent, au travers d'objets et d'outils, la vie d'autrefois au village. Elle obtiendra un franc succès avec les jarres à olives (huile et fruits) qui, après un usage normal, seront enterrés dans le jardin pour servir de cabinet d'aisance. A  PEILLE , on dit "Aller à la jarre"... Aujourd'hui, elle sont très recherchées par les monégasques pour un usage plus...décoratif.
Après avoir bien remercié Mme BERTENAT, nous reprenons le chemin de l'aller pour retrouver nos voitures. Les nuages sont toujours là mais on sent poindre le soleil et lorsque nous atteignons le parking, il fait à nouveau très beau, plus d'entrées maritimes. Dommage, nous aurions pu encore profiter des ruelles de Peille.
Merci Jean pour cette bonne sortie et aussi à Jean-Marie, qui a parfaitement mené son groupe.

Prochaine sortie le jeudi 26 avril avec Bruno pour 18 km à la Sainte Baume(n'oubliez pas d'aller voir le profil). 

Texte à quatre mains de Gérard et Jean-Marie.

Merci aux photographes, Geneviève CHAUMAZ, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN,Jean BELLACHES, Yvette et Jean-Marie CHABANNE
.

 

 

 

 

Quelques photos en vrac :
Descente parmi les cistes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Heureux d'être au sommet ?


 Bien installé, Bruno déguste !!!

  

 

  

 

  

 

  

 

 

 Au musée, les pains avec la marque de chaque famille

 

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Published by Jean-Marie Jean-marie - dans randosboulouris
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