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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 18:22

                                             

 St. SAUVEUR de TINEE-ROURE

 

 Jean BOREL a mis son grand chapeau noir, mauvais signe, confirmé par une  météo cata :  couvert le matin, pluie l'après midi. Pourtant, 28 marcheuses et marcheurs, avec une parité parfaite, s'étaient rassemblés à Saint Sauveur-sur-Tinée,  charmant petit village de l'arrière-pays niçois, au confluent de la Tinée et de la Vionène, au blason évocateur de territoires plus exotiques. Effectif important, mais si nous avons choisi de  monter à ROURE, avec une dénivelée de 700 m, c'est pour aller déjeuner à l'Auberge du ROBUR. La distance à parcourir n'est pas très importante, 10 km environ, mais la montée se fera sur 4, 5 km et Jean a prévu qu'un second groupe pourrait partir de la cote 923, n'ayant à monter de quelques 200 m. D'autant plus qu'aujourd'hui nous avons retrouvé, avec plaisir, quelques anciens dont Jean BRY, notre doyen, et Monique BLANDIN.

 

 

 

 

C'est donc Daniel et Nicolas qui vont prendre en charge ce petit groupe de CP (cours préparatoire...) composé de 13 marcheur(se)s alors que Jean partira avec "les grands". En principe tout le groupe devrait redescendre ensemble...mais n'anticipons pas.

Afin d'essayer de se retrouver dans la montée, Daniel et Nicolas, qui avaient aussi reconnu le parcours, vont passer un peu de temps dans le village en s'arrêtant d'abord à  la boulangerie (spécialités : tarte aux blettes, croissants grillés !)puis...dans le bistrot du pays pour un petit café.

Jean et son groupe attaquent la montagne par un petit sentier aux lacets très serrés qui cheminent autour de la conduite forcée qui apporte l'eau de la Vionène  à l'usine hydroélectrique de Rimplas, après avoir traversé la vallée de la Tinée.

Ah ! ce merveilleux principe des vases communicants !

En fait, il y a un petit problème sur la carte IGN, car nous ne devrions pas couper la conduite. Pourtant le GPS est formel, nous sommes sur le bon chemin.

A plusieurs reprises, Camille, notre serre-file, va nous abandonner pour déguster les fraises des bois qui couvrent certains bas-côtés. Très gourmand aujourd'hui, mais n'est-ce pas tous les jours ainsi? Nous le retrouverons sous un cerisier sauvage avec Gérard. Etonnement de rencontrer à l'état naturel, Ligustrium vulvare,  le bon vieux troène de nos haies, poussant ici de façon sauvage et dont les fleurs embaument notre progression.

Nous rencontrerons aussi tout du long du parcours Cotinus coggygria (NDLR : les noms en latin sont pour Daniel ROYER qui ne connait  la botanique que dans cette langue morte...)  autrement dit, arbre à perruques, à divers stades de floraison, du blanc au rose. Une petite pause en haut des lacets permet à Jean de nous signaler que nous sommes dans une zone de châtaigniers qui , comme nous pouvons le constater, sont en fort mauvais état. Une association a été créée pour sauver ces arbres et redonner à la région de Roure sa spécialité. C'est d'ailleurs à Roure qu'a lieu tous les ans la fête de la châtaigne. Nous sommes précisément arrêtés sur la propriété d'un autochtone, rencontré par Jean lors de sa reconnaissance,  qui déboise son terrain en essayant de sauver ses arbres et possède une charmante bergerie un peu plus loin.

Le soleil nous envoie un léger rayon, la météo se serait-elle trompée ? Le village de Saint Sauveur est juste en dessous de nous et dans la direction de sud-est se dresse le fort de Rimplas sur son éperon rocheux. Nous arrivons au hameau de Berghin, constitué de deux maisons aux toits de lauzes grenats, lesquelles nous allons retrouver à partir d'ici, sur toutes les constructions anciennes.

Après avoir cheminé parmi les orties -gare aux mollets- nous repérons le second groupe, "les petits CP", qui viennent de quitter leurs voitures et  vont, enfin, se livrer à quelques exercices... Voilà, nous atteignons, à notre tour, la cote 923 et pour le moment le soleil a réussi à sortir des nuages, mais à priori ce n'est ps gagné côté météo.

Nous arrivons à la côte 970 quelques minutes avant les  CP et c'est le regroupement. Chapeau pour le timing ! La route a été taillée dans un schiste grenat dont on extrait les lauzes pour les toitures. Et ça repart pour l'ultime montée mais, un groupe de "grands" s'échappe et rate l'entrée du GR à gauche. Trop content de leur donner une petite leçon (On ne dépasse pas le guide...), Jean les laisse filer et c'est Camille qui les rappellera après 300 m inutiles.

Arrivés en-dessous du village de Roure,  Jean et Daniel nous ferons un petit topo au pied de l'arrivée de l'ancien téléphérique qui permit, jusqu'à 1935, de monter de la vallée le matériel lourd, aucune route carrossable n'ayant été construite. Ils évoquent aussi l'Arborétum, très récent qui rassemble les arbres de montagne du monde entier, projet pour une autre randonnée ?

Nous gagnons le Castel, petite plate-forme qui permet de découvrir tout le village et en particulier...notre restaurant dont la terrasse couverte en surplomb est impressionnante. La température a brusquement chuté et le ciel s'est assombri.

  Après une photo du groupe sur les marches de l'église "romano-gothique" Saint-Laurent, avec cet étonnant pastiche de façade classique italienne, à niches, du 18ème, et de clocher-mur roman, dont la partie supérieure à 3 arcatures est romane et la partie inférieure d'un style grossier très antérieure, nous contemplons, à l'intérieur, un superbe retable de l'Assomption (1560) attribué à Bréa. Mais la vue la plus remarquable de cet édifice se fera du chemin qui le contourne par le nord avec, en premier plan, son petit cimetière.

 

Dernière petite montée jusqu'à la chapelle Saint Sébastien qui date du 16 ème siècle. Le bâtiment n'a rien de très caractéristique si ce n'est un enfeu très vaste mais ouvert sur ses deux faces latérales, ses fresques intérieures sont très intéressantes et on y retrouve beaucoup de représentations du diable, Brr... De la chapelle, au nord-est,on aperçoit le village de Roubion où nous serons à la fin du mois de juin.

 

 

 Mais il est midi, c'est l'heure de l'anniversaire de Nicole qui aura droit à un bouquet de valériane et  à plein de bises dont celle de notre doyen et celle...plus vorace de Claude.

 

 

 

 

 

Nous redescendons à l'auberge où nous attend l'apéritif offert par Nicole et Gérard et nous levons nos verres à ses 26 ans... Pendant tout ce temps, le soleil a de nouveau été absorbé par les nuages et comme dit Jean :"il y a des entrées maritimes". Au moment du déssert, la pluie commence à tomber.

 Mais il faut bien repartir . Les vestes imperméables et les ponchos vont sortir des sacs et c'est une troupe bien bigarrée, sorte de "Marche de l'empereur" recolorisée qui attaque la descente. Une partie du groupe rejoint les voitures à la cote 923 alors que les 16 plus courageux  continuerons sur l'itinéraire prévu. Les dalles de schiste sont un peu glissantes mais tout le monde est prudent et aucune chute ne sera enregistrée. Une tentative de "débachage" eu lieu à mi-pente mais la pluie redoublant, les impers ressortirent bien vite. Nous surplombons le confluent des deux rivières et au bord du chemin, une sorte de canal d'irrigation, taillé dans le rocher conduit l'eau à des plantations près du village. En franchissant le pont sur la Tinée nous constatons que la pluie a certainement commencé plus tôt en amont car l'eau est grisâtre alors qu'elle était bien verte ce matin.

 

 

 

 

 

Arrivés aux voitures, ce fut plutôt la débandade et le café où devait se prendre un verre étant fermé, seules deux voitures se sont arrêtées un peu plus bas à Roussillon. Là, dans la précipitation à se mettre à l'abri, Dominique ferma ses portes sans s'apercevoir que Claudie était encore à l'intérieur. La pauvre avait heureusement son téléphone sur elle et put appeler pour se faire délivrer et partager le pot.

 Voilà encore une rando terminée. Merci Jean, tu avais bien fait de sortir ton chapea

Prochaine sortie le jeudi 7 juin à BEUIL avec Jean BOREL.

  Merci aux photographes Gérard CHARPY, Marcel PRANTONI, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

 Quelques photos en vrac:

                                                             St Sauveur-sur-Tinée.

Façade de l'Eglise St Laurent de ROURE.

Petite bergerie.

Lavoir à ROURE.

Fresque de la chapelle St.Sébastien.

 Les joyeux compères !

Il repleut, on "rebache".

 

 Stoïques sous la pluie

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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commentaires

segur 03/06/2007 17:18

Nous espérons que vous avez demandé au tenancier de l'auberge
l'histoire des demoiselles SEGUR,anciennes propriétaires,que vous
avez admiré la place du Maire André SEGUR et que vous vous êtes
recueillis sur les tombes de tous les SEGUR du cimetière