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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 18:15

 

Les HAMEAUX d'ILONSE

Et nous voila repartis vers ILONSE, pour la 3ème fois. A croire que nos excellents guides-accompagnateurs ont chacun leur coin favori, St Vallier pour Bruno GUERIN et Ilonse pour Jean BOREL. Il faut dire qu'à Ilonse il y a un petit resto sympa ... où nous allons aujourd'hui.

Jean avait prévu deux parcours, l'un de 13 km avec environ 800 m de dénivelée et l'autre de 7,5 km avec 510 m, les deux ayant en commun, la fin de la montée, le restaurant bien sûr et la descente. 27 marcheuses et marcheurs se sont répartis sur les deux parcours, à raison de 16 pour le 1er et de 11 pour le second.

Il est 9 h sur le petit parking d'Irougne, le temps est beau, il fait 8 ° à l'ombre...mais il manque une voiture ! Suspense. Le téléphone nous apprendra que Jean B... a raté le virage vers Ilonse et qu'il faut faire pas mal de kilomètres avant de pouvoir revenir en arrière.

Le premier groupe démarre donc par un forte belle pente sur laquelle Jean mène une bonne allure : 500 à 700 m de montée/heure. De plus le versant étant bien exposé au soleil, il fallu très vite envisager une pause streap-tease. Mais "conquérants de l'inutile" nous redescendons, encore plus vite pour rejoindre le vallon du Moulin. Pas de temps à perdre, Jean a prévu le repas à 13 h. Ceci n'empêchera pas un petit arrêt-restauration légère. A partir de ce moment le 1er groupe va cheminer sur et le long d'un canal qui prend sa source au bief du moulin (à gauche sur l'image).

Pendant ce temps, le second groupe a gagné ( en voiture) la balise 211 à l'altitude 811m et Daniel ROYER, son accompagnateur, a entraîné sa petite troupe jusqu'à la chapelle St Antoine, 80 m plus bas. Lors de la reconnaissance il y avait un trentaine de chauves-souris, la tête en bas. Aujoud'hui, pas la queue d'une ( les chauve-souris en ont-elles une ?)mais des traces de leur passage : fientes et odeur.

Revenons au 1er groupe. Sur deux kilomètre environ en suivant une pente de 1% les marcheurs , parfois en équilibre sur les bords du canal, parfois cheminant sur des dalles qui le recouvrent ou sur une sorte de sentier adjacent, vont essayer de ne pas mettre le pied dans l'eau ou dans le vide. Jean nous avait prévenu, "ce n'est pas difficile mais il vaut mieux regarder où vous allez mettre les pieds". Nous surplombons la Tinée de 220 m environ, et il ne ferait pas bon glisser dans la pente.                     Le spectable est superbe mais en avons-nous vraiment profité ? Pourtant les sumacs complètement rouges sont particulièrement remarquables.

Ce canal desservait tout une série de petits hameaux accrochés à la montagne. On y cultivait des céréales en restanques et des légumes .

Assez bien entretenu dans l'ensemble, mais bouché dans un virage, il a débordé, inondant le chemin. JEANINE, marchant sur les herbes glissantes, va se retrouver un pied complètement dans l'eau ce qui obligera  à un changement de chaussettes. Pas grave, on repart avec quelques passages sous des rochers en suplomb qui obligent les plus grands à courber l'échine.

Nous abandonnons le canal pour grimper vers la Chapelle St Antoine, où, à notre tour nous constatons l'abscence de chauve-souris. Dans un premier temps, nous accuserons le second groupe de les avoir effrayées, ce qu'ils contesterons par la suite. Par contre, l'ancien bénitier est bien recouvert de fientes. Bruno sonne la cloche pendant que que Jean nous fait un topo sur les chauves-souris dont la mauvaise réputation doit être corrigée. Ce seul mamifère volant de l'ordre des "chiroptères", n'est pas un vampire suceur de sang, mais un insectivore nocturne et vorace qui peut capturer 600 moustiques à l'heure. Elles se dirigent aux ultrasons à des fréquences très élevées. Actuellement, l'intensification de l'agriculture, les pesticides et l'urbanistion menacent de nombreuses espèces de chauves-souris qui viennent à manquer de nourriture et d'habitat adapté.

Abandonnant le logis des chauves-souris, nous reprenons notre montée vers Ilonse. Au passage, Bruno va observer un oratoire isolé dans la forêt. Ne croyez pas que le photographe avait trop forcé sur le rosé, c'est l'oratoire qui  penche et risque de tomber sur Bruno... Nous rejoignons à notre tour la balise 211 et  suivons... de loin nos amis du 2ème groupe. Nous coupons plusieurs fois la départementale 59 en constatant combien les virages ont été améliorés en quelques mois.

Camille va nous montrer combien ils sont confortables. Les buis qui recouvrent les collines avoisinantes ont particulièrement souffert de la sécheresse. Alors que d'habitude, ils constituent le fond verdoyant du paysage, aujoud'hui ils  le teintent  de brun jaune.

Soudain Jean nous arrête pour nous montrer un aigle royal qui plane dans le vallon. Pas facile à photographier ! Mais quel vol !

Pendant ce temps, le groupe de Daniel est presque arrivé au village.

 

 

La fin de la montée se fait sur un morceau de route et à l'entrée du village, c'est la rencontre des deux groupes. Jean conduit tout le monde à la table d'orientation pour la photo traditionnelle. Jean nous montre, au nord-ouest, le "Lauvet d'Ilonse" où nous étions au printemps dernier pour une très jole rando. Historiquement, on pense que ce promontoire d'Ilonse fut une place très convoitée, notamment par les Romains. Des vestiges de maçonnerie suggèrent l'existence d'anciens remparts et fortifications. Fief de Rostaing d'Ilonse, de la famille des barons de Beuil, au début du 12ème siècle, Ilonse n'est pas sans raison aujourd'hui un village médiéval classé.
Perché sur un vertigineux piton rocheux, et construit en escalier, Ilonse est une merveille d'harmonie - vieilles pierres, joli pavage reconstitué et tuiles romaines - entretenu et fleuri avec amour par ses habitants (environ 40 résidents permanents sur les différents hameaux).
 

 Jean nous montre, au nord-ouest, le "Lauvet d'Ilonse" où nous étions au printemps dernier pour une très jole rando.  

Puis, nous gagnons le restaurant, où nous attend l'apéritif offert par Jean-Marie à l'occasion de l'anniversaire d'Yvette. Bien installés sur la terrasse en plein soleil, chacun profite de ce moment convivial  et la vedette du moment reçoit la bise de tous ces messieurs. Toujours bien accueillis par le "neveu de Fernandel" et sa symapthique épouse chacun profite des produits garantis du pays. A la fin du repas Yvette devra souffler sa bougie !

Mais il faut repartir pour une grande descente continue de 700 m de dénivelée sur 5 km.                                                 Daniel rassemble son petit groupe et commence la descente alors que le 1er groupe prend son temps. Il fait toujours très beau et chaud car le chemin est en plein soleil. La vue est particulièrement dégagée sur la vallée de la Tinée fermée par la Colmiane et le Mercantour. Le groupe de Daniel est déja tout petit en bas. Nous allons le rejoindre et nous aurons droit à une "haie d'honneur" !

En traversant le petit hameau de Le Pous (prononcez  Le PouXXX) où la restauration de l'habitat semble bien fonctionner malgré l'accès difficile, nous découvrons des habitants fort sympathiques, dont Isabelle et son âne Hugo. Elle fait partie d'un groupe d'agriculteurs rassemblés dans le collectif "Terroir de la Tinée" et produit des oeufs, des légumes, des fruits, du miel dans le cadre d'une chartre de qualité. Elle livre aussi à domicile et accueille  les randonneurs qui peuvent déguster des crèpes et des galettes. Si vous voulez profiter de sa yourte et de ses produits, vous pouvez réserver au 04.93.02.03.87 ou à isaloupous@wanadoo.fr mais soyez prévenus...il n' y a pas de route d'accès, seul le chemin que nous empruntons aujourd'hui permet de lui rendre visite.

La majorité du 2ème groupe en a profité pour repasser devant, sans une caresse à Hugo, l'âne d'Isabelle,  avec sa croix de St André noire sur le dos, caractéristique des ânes provençaux, selon Bruno. De même la joie petite chapelle Ste.Barbe, si bien restaurée a été un peu oubliée par la plupart d'entre nous.

Il ne reste plus qu'un km pour rejoindre les voitures. Le pot de l'amitié sera pris à Rousillon.

Merci JEAN pour cette superbe organisation qui a permis de retrouver nos amis  marcheurs que nous ne rencontrons plus souvent tels Jean BRY et Monique BLANDIN .

Merci aux photographes André TUPIN,Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE

Prochaine sortie le Jeudi 18 octobre à Aups (voir le profil) avec Bruno GUERIN.

 Quelques photos en vrac:

L'apéritif sur la terrasse                                                                                 

 

 

 

 

 

 

 

HUGO, l'âne d'Isabelle                   A table,  chez le "neveu de Fernandel"                                                 

                                             Joli sous-bois

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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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