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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 09:22

 

 AMEN - Gorges de DALUIS

 

Trouverai-je, aujourd'hui, assez de superlatifs pour vous rendre compte de cette journée que Bruno nous avait préparée dans la vallée du Var . Pourtant elle ne commença pas très bien au départ de Boulouris , car, lorsque J-Ma...et Yv...arrivèrent sur le parking, à 6 h 45, heure du départ  (ça c'est pas bien) ils ne trouvèrent que Je... et Ni...passablement désolés d'être seuls. Transfert du matériel dans une seule voiture et préparation au départ, quand, à 6 h 48, nos deux petits nouveaux, André et Monique, nous rejoignent. Il était temps.

Les deux heures et quart de route avaient du en dissuader plus d'un et pourtant... A part pour les chauffeurs, à partir du confluent avec la Vésubie, l'itinéraire est très beau et, passé Entrevaux, la montée sur Guillaumes par les grandioses gorges de Daluis est un plaisir pour les yeux.

Au parking du Pont des Roberts, seulement 6 courageux marcheurs sont déjà prêts au départ et c'est donc à 12, parité respectée à la virgule près, que nous nous engageons sur le sentier de AMEN (prononcer Amé). Il fait froid, toutes les zones à l'ombre sont gelées mais il fait très beau et, la neige sur les montagnes au dessus de Guillaumes, brille dans le soleil.

 14 km à parcourir avec une dénivellée de 750 m, pas de "gazelles", la rando doit être cool. Comme nous étions peu nombreux et pas égoïstes et  qu'il y a eu beaucoup de photos, nous allons consacrer un album spécial image, à voir en cliquant dans le premier cartouche à gauche.

 Et  pour Je...commencera sa grande recherche de la journée, le Mt. Mousnier. Persuadé qu'il n'est pas possible de le voir alors que le descriptif l'a mis au programme, il aura finalement raison, encore que...

 Nous montons sans difficultés dans le sous bois. On sent la fin de l'hiver avec les hellébores sauvages (Hélléborus lividus) et le début du printemps avec les primevères et les anémones des bois(Hépatica nobilis)-petit clin d'?il à Da...spécialiste des noms latins !                                                   Ici c'est le domaine des buis qui atteignent des tailles d'arbres. Sur notre droite, de plus en plus bas, la vallée du Var et au loin,"le pont de la mariée", tristement célèbre, car une jeune mariée s'y suicida le soir de ses noces. Plus haut, les gorges sur l'autre rive, superbes, rouges de la pelite de l'ère primaire, surmontées du Mont St Honorat (2520 m) recouvert de neige.

 Bruno s'arrête un moment pour  faire le point de notre progression et compléter , par ses informations, notre connaissance de cette région. Il évoque en particulier cette voie muletière romaine sur laquelle nous circulons et assurait la liaison entre Guillaumes et Léouvé (où était transporté le minerai de cuivre). Dans quelques minutes nous allons déboucher au sommet de notre périple et découvrir les ruines du village d'AMEN. C'est un village de vertige surplombant des ravins de "terres rouges", probablement un des derniers hameaux des Alpes non desservis par une route à l'orée de  l'an 2000. C'est effectivement un village en ruine mais depuis le dernier passage de Bruno, en 2001, si certaines bâtisses se sont encore écroulées il semble qu'un peu de vie soit revenue. Quelques portes ont été remises en place ainsi que des vitres sur la maison la plus avancée sur la terrasse, l'intérieur de l'église  de Notre-Dame-des-Neiges a été restauré- le 1er dimanche d'août, il y a une fête patronale-elle est fermée par une grille et même "la cabane au fond du jardin" est cadenasée. De plus la fontaine recommence à couler  même si le lavoir n'est plus utilisé et en dessous du cimetière on a construit un reposoir avec un saint non identifié. 

                Au XVIII ème siècle, des paysans-mineurs construisirent ce village pour arracher le cuivre de la montagne et peut-être aussi de l'or de cette concession accordée par Louis XIV au marquis Villeneuve de Beauregard. Au début du XIXème un recensement donnait 123 habitants, "banlieue" comprise avec un curé et un instituteur.

          On peut y voir encore un très beau four à pain et plusieurs salles joliment voûtées. Pourtant ce village fut abandonné car un rapport signale : " la pente vertigineuse de cette montagne est si périlleuse et la pierre de roche si dure qu'on a déclaré cette mine inexploitable". Le petit cimetière est désert- à part une croix rouillée. Les habitants, en partant ont du emporter leurs morts.

 C'est dans ce village, sur un terrasse herbeuse, en plein soleil que nous nous installons pour notre repas. C'est le grand calme, on se croirait loin de toute civilisation active. Pour un fois les joueurs de carte sont bien installés et ils vont en profiter pendant que les autres visitent les ruines. Aujourd'hui, nous prenons notre temps et la beauté du paysages nous a conduit à de nombreux arrêts, soit pour les photos, soit pour de simples, mais grandioses coups d'?il... et ce n'est pas fini !

Une vielle carcasse de voiture d'enfant permettra à nos "gamins" de se distraire un peu.

Nous attaquons la descente vers la clue, laissant derrière nous le village qui va nous servir de repère encore longtemps. Le sentier serpente dans ces schistes rouges qui s'effritent ou parmi des basaltes en forme de grandes dalles. Tout au fond du ravin, une petite passerelle très récente enjambe l'Amen. La rivière a créé  des vasques dans lesquelles Bruno nous avait promis des naïades, mais hélas, aujourd'hui l'eau est trop froide, point de beautés dévêtues : toujours des promesses !

 

 

  C'est en suivant la courbe de niveau entre 100 et 200 m au dessus de la rivière que nous prenons le chemin du retour dans un paysage de roches verticales très impressionnantes. Nous retrouvons l'aperçu sur le mont St Honorat et les lacets d'accès au village de Villeplane (humour de ceux qui l'ont baptisé)de l'autre côté du Var. Lorsque nous  apercevons à nouveau Guillaumes, J... pense encore à son Mt. Mousnier, peut-être va t'on enfin le voir , mais non, définitivement, ce n'est pas possible, il est trop à l'est.

 

 

 

 

Retour vers les voitures par un raccourci casse-g... Bruno avait-il envie de sortir sa boite miracle ? Mais non, tout se passe bien et nous nous retrouvons sains et sauf sur notre parking.

Le pot sera pris à Entrevaux que nous quitterons à 17 h 15. Nous avons pris notre temps mais avons bien profité de ces paysages magnifiques.  Merci Bruno, ce fut une très belle journée. Il reste 160 km à faire, en voiture ce coup-ci. 

 Merci aux photographes Yvette CHABANNE, Bruno GUERIN, André TURPIN, Jean-Marie CHABANNE.

 

 Prochaine sortie, jeudi 22 mars avec Jean BOREL à la Chartreuse de la Verne 

 Quelques photos en vrac :

 Est-ce lui qui va nous mener jusqu'à AMEN ?

Encore une ruine à racheter ?

On range ses petites affaires ...

Sacrés cailloux, ça roule comme dans l'Esterel !

Petite pause dans la descente.

Bienvenue aux deux nouveaux marcheurs, André et Monique.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 19:15

 

MAZAUGUES                    Le plateau d'AGNIS

Pour cette "journée de la Femme", Jean BOREL nous avait préparé un parcours de 17 km et 700 m de dénivelée dans cette région des "Glacières", à l'est de la Sainte Baume (la vraie, celle de Marie-Madeleine, pas celle de St Raphaël). Mais cette fois-ci, Mesdames, vous étiez en minorité, 10 seulement sur un effectif de 23. Il est vrai qu'il manquait Ma...,Fr... et Yv (celle de J.Ma...).

Les prévisions de la météo avaient été incertaines, sinon mauvaises, dans les jours précédents mais ce matin du 8 mars, il fait beau, sans vent. Sur le parking de Mazaugues, petite astuce de Da---, grand spécialiste du jeu de mot, même à cette heure matinale, sur le fondateur de la place où coule une fontaine avec peu d'eau (PEDEAU) Ah!Ah!Ah!

Au départ de Mazaugues, vers 8 h 15, il fait un peu frais mais Jean nous avait prévu un arrêt dans la montée, d'une part pour un "effeuillage" rendu nécessaire par la perspective de la grimpette à venir et d'autre part pour nous faire un premier briefing sur la journée. La "journée de la Femme" fait un peu fantasmer ces dames : "les hommes vont porter nos sacs...", "les hommes vont nous porter...", "les hommes vont, ce soir,  nous payer le champagne..."

Sans commentaires supplémentaires, nous attaquons la montée qui va nous conduire à la cote 790, sur la falaise que nous allons longer toute la matinée (l'arête sommitale chère à Jean BOREL). Il y met au moins trois "m", imitant par là Salvador DALI décrivant la gare de Perpignan. C'est là que nous allons prendre notre en-cas matinal, le départ de Boulouris ayant eu lieu à 7 h, les estomac réclament. Le paysage est déjà superbe. A droite, la montagne de la Loube (une des randos à venir), à nos pieds, en bas de la falaise, Mazaugues et la plaine avec les tâches rouges des anciennes mines de bauxite (dixit Bruno), à gauche, la Sainte Baume, tout au fond, les Alpes enneigées.

Nous atteignons un petit sommet doté d'un gros cairn, près du point géodésique 839. Ja... va y ajouter une pierre, mais ceci ne lui portera pas bonheur, pardon, j'anticipe.

A la cote 844 et plus précisément à la longitude 5°54'17,9" E et la latitude 43°19'54,9" N, certains pensent déjà à dresser, en ce lieu, un monument commémoratif. Car, dans une montée, il y a en travers du chemin une vilaine racine et Ja... qui est une spécialiste de ce type d'obstacle (d'après elle, bien sûr...), s'y prend les pieds et chute, tête en avant. Et, comme l'un de nous déclarera, a posteriori, l'arête sommitale rencontra l'arête nasale de notre amie. Marquée par ses lunettes et le frottement du sol, le nez saignait beaucoup. Et l'on vit ressortir la boîte miracle qui permit de soigner la malheureuse qui  blaguait quand même.

Un autre groupe de randonneurs nous a rejoint. Gare aux embouteillages. Poursuivant la montée nous atteignons la cote 906 au lieu dit "Les Baous".

Aujourd'hui, aucun vent, mais certains arbres nous permettent d'imaginer ce que ça peut donner les jours de mistral.

Superbe vue à 360 ° avec en plus, maintenant, la presqu'île d'Hyères et les îles de Porquerolles, de Port Cros et du Levant ainsi qu'au Nord, la Sainte Victoire, si chère aux aixois. Ici se dresse une sorte de pyramidion tronqué qui devait servir de point de repère. Aujourd' hui, la vigie en train de grimper n'est autre que notre Ja... qui ne semble pas souffrir de ses genoux...on verra demain. Enfin, ça fait plaisir de le retrouver aussi vaillant.

 

 

 

 Maintenant il faut rejoindre notre lieu de pique-nique prévu par Jean à la cote 703  et pour 12 h30 ! Et c'est une grande dégringolade dans ce petit sentier caillouteux  Apparemment, pas de chutes constatées, mais zut !, que c'était raide et rappelait à certains la descente du Roc D'Orméa. Ensuite, à grande vitesse (5km/h dans un petit sentier) nous découvrons la grande prairie qui entoure les ruines de "La Taoule" : un havre de douceur après les pierrailles du sommet. Nous venons de descendre de 200m en un quart d'heure et il est... 12 h30 . Notre guide est ravi !

Notre Ja..., un peu traumatisée par sa chute, se fera accompagner par quatre chevaliers-servants pour franchir ce dénivelé et, tout joyeuse, nous retrouvera en bas en conseillant à ses copines de faire une petite chute de temps en temps pour être ainsi assistée (sic).

Très agréable pique-nique au soleil. An... et Ma... nous ont offert leur bonbons au gimgenbre : doux et forts, de quoi satisfaire chacun. La chartreuse de Da... a fait tourner quelques têtes. Les joueurs de cartes étaient revenus, toujours aussi mal installés. Au moment de repartir, Br...avait disparu, il visitait le bâtiment de ferme en ruine : un achat en perspective ?

Il reste maintenant 7, 5 km à descendre en sous-bois et c'est à grande vitesse que nous les avalons (des pointes à 6 km/h). Nous avons rendez-vous vers trois heures au Musée de la Glace de Mazaugues pour une visite commentée. C'est Laurène COLLET qui nous accueille et retrace pour nous l'historique de la fabrication de la glace. Si vous n'avez pas encore consulté le site du Musée, en voici l'adresse : http://museedelaglace.free.fr/presentation.html

C'est à Mazaugues que nous allons prendre le pot habituel et chacun sera étonné du prix de la consommation: 1,80 €. On reviendra ! 

Pour terminer, une petite pensée pour notre serre-file habituel, Ca..., dont un orteil malicieux oblige à un repos...temporaire.

 Merci Jean pour cette belle journée, soigneusement organisée et nous permettant de découvrir de bien beaux paysages.

Prochaine sortie avec BRUNO le jeudi 15 mars : AMEN-Les Gorges de  Daluis.

Merci aux photographes Geneviève CHAUMAZ, Bruno GUERIN, Jean BELLACHES et Jean-Marie CHABANNE.

Quelques photos en vrac :

La voila la fameuse fontaine avec "peu d'eau".

Très studieuse au-dessus du village de Mazaugues ...

Sur l'arête sommitale, vers la Sainte Baume.

Ja... en premier plan de dos. Dans 100 m, elle va chuter .

 

Les cades, végétation typique du plateau.A toute vitesse dans la descente !

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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 20:57

 

 

 Plateau de St.VALLIER -Le chemin des Bories

 

 

 

Pour ce premier jour de mars-ça sent déjà le printemps rien qu'à évoquer cette date- Bruno GUERIN nous avait préparé une balade sur ce plateau de St Vallier qu'il connaît bien et qu'il affectionne. Ce sont donc 10 marcheuses et 8 marcheurs, bravo Mesdames vous aviez une fois de plus la majorité, qui se sont retrouvés à St Vallier près du Grand Pré, pour 18 km et 500 m de dénivelée. Très peu de "gazelles" aujourd'hui, le rythme va être cool !

Avant de partir, Bruno va nous rappeler que ce Grand Pré appartenait au Chapitre de Grasse et qu'il fut déclaré "bien national" après la Révolution,  vendu au citoyen Jacques  ISNARD le 9 mars 1791 pour 20830 livres, avec droit pour les habitants de s'y réunir, d'y battre le blé et d'y fêter la Saint Constant. Il fut racheté par la municipalité le 3 mars 1907, il y a 100 ans à deux  jours près...

Et nous voilà partis en direction de la première curiosité de la journée : la Pierre Druidique.

 Pour J.Ma--- la journée commence mal car un énorme "Patou" vient marquer son territoire sur les deux jambes de son pantalon, ou en terme technique le "compisser". Certains craignaient déjà qu'il n'attire tous les chiens du coin et que notre petite troupe soit escortée d'une meute hurlante... On en parla beaucoup tout au long de la journée !

Voici la fameuse pierre. Il est vrai qu'elle est superbe, mais la culture druidique, très répandue dans toute la France et principalement en Bretagne, n'est pas une spécialité provençale. Quelques tumulus sont encore visibles à proximité ce qui semblerait quand même conforter l'hypothèse d'un lieu sacré d'autant plus que deux dolmens, disparus aujoud'hui, avaient été érigés à sa base. En fait c'est le résultat d'une érosion d'un minéral tendre supportant un chapeau plus dur, type "cheminées de fées".

Puis, ce sera notre première "borie" qui, en fait, est un puits, celui du bois d'Amon (rien à voir avec les Egyptiens) dont la structure externe et le principe de construction rappelle les bories que nous verrons plus loin.

 Frédéric Mistral fait dériver le mot provençal bori (nom masculin) d'où vient notre mot "borie" du bas-latin boaria, "étable à boeuf". Contrairement à ce que l'on peut parfois entendre dire, toutes les bories ne remontent nullement au temps des Gaulois de Provence, mais sont beaucoup plus récentes. En fait, la plupart ne sont probablement pas antérieures au XVIIe siècle, même si l'âge d'or des bories est le XVIIIe siècle et, dans une moindre mesure, le XIXe siècle.

 

 

 Les bories ne servaient pas d'habitations, même si quelques témoignages évoquent que des gens s'en sont servi de refuge lors de la grande Peste de 1720 ou durant d'autres époques troublées.
La borie avait presque exclusivement une vocation agricole. Les XVII
e et XVIIIe siècles sont des périodes de grands défrichements où de nombreuses terres étaient données à des paysans qui, à condition de la travailler avec assiduité, en devenaient propriétaires au bout de quelques années. Du coup, ces paysans et bergers faisant leur labeur souvent loin de chez eux et avaient besoin d'un endroit où déposer leur matériel et abriter leur bétail par gros temps. Ce sont eux les constructeurs des bories dont la caractéristique est un empilement de pierres sèches, sans liant. (*)

Ensuite tout au long du chemin nous en découvrirons  plusieurs autres dont deux   abritaient des puits. Un astucieux dispositif en forme de bénitier, dupliqué de chaque côté de la porte, permettait de distribuer, à l'extérieur, l'eau puisée dans le réservoir.

Le dernier puits, en cours de restauration, était vide ce qui permettait d'en apprécier la profondeur ( 5 à 6 mètres)

 

 

Un peu plus loin, après quelques recherches, nous découvrons une tombe mégalithique, assez bien conservée, que J--- va profaner (!) en prenant la place de son légitime titulaire. Pourvu qu'il ne nous jette pas un sort...

Après avoir jeté un coup d'oeil aux ruines de Le PRESTE ( jolies voûtes surprenantes sur ce type de construction... mais au fait peut-être n'était-ce pas un simple logis rural ? )nous poursuivons notre descente. Face au village de St.Cézaire, au plus bas de notre parcours (490 m) nous repartons vers le sud en direction du col de Cabris.

Quel cabotin ce Da---! Avez-vous remarqué, il est toujours dans le champ du photographe.

Première "orchis de Robert", au bord du chemin, c'est la pleine saison pour cette variété que l'on rattache parfois à l'orchidée. C'est une plante protégée, particulière à notre région.

 

 

 

C'est dans la montée vers le col que nous prenons notre repas, bien installés sur des pierres qui ne manquent pas dans cette région. Apéritif au vin d'orange, "made in" Ja---. Bravo et merci, bien réussi.

 

 

 Une fois de plus les joueurs de cartes font défaut par manque d'effectif, la collection de photos est stoppée !

Donc, nous voilà repartis. Le vent, assez fort, n'arrive cependant pas à dégager le ciel et c'est encore, aujourd'hui, le strip-tease permanent : quant ça monte, on s'effeuille, quand ça descend on se recouvre ou inversement si on est à l'abri ou en plein vent.

Enfin une bonne montée...bonne, ils sont fous ! A la cote 788, d'une cabine de guet nous découvrons sur 360° un paysage superbe avec, juste en dessous de nous, le village de Cabris que nous n'avons pas l'habitude de voir sous cet aspect, la mer tout au sud avec les Iles de Lérins, le lac de St Cassien et ...l'inévitable prison de Grasse.

 

 

Voilà il ne reste plus qu'a descendre sur cinq kilomètres vers St Vallier avec au passage une nouvelle borie, certainement utilisée par des chasseurs, il y a fort peu de temps.

 

 

 

 

 

 

 

Merci BRUNO pour cette belle balade, riche en curiosités que grâce à toi nous avons découvertes.

 

 

 

 

 

(*)http://perso.orange.fr/geneprovence/index.htm

Merci aux nombreux photographes : Geneviève CHAUMAZ, Yvette et Jean-Marie CHABANNE, Bruno GUERIN, Jean BELLACHES.

Prochaine sortie : MAZAUGUES le jeudi 8 mars 2007, avec Jean BOREL.

Quelques photos en vrac :

Paysage caractéristique du plateau.

Ma--- toujours souriante. Normal avec deux maris !

Les explications du chef sur le GPS: serions-nous perdus ?

Le second puits en cours de réparation.


 

 La tombe sans le profanateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 18:20

 

 LE ROC d'ORMEA

 

 Jean  nous avait promis une "rando sportive réservée à des randonneurs entraînés: 11 km et 1000 m de dénivelée". Bien qu'il ait fait beaucoup de relance, surtout auprès des dames, lors de notre dernière sortie de St Vallier en minimisant les difficultés, ce n'est que 14 marcheuses et marcheurs qui se présentèrent à Castellar ce jeudi 22 février à 8 h 45. Le temps est couvert mais on sent que soleil va percer.

 

Castellar est un charmant petit village perché à 360 m d'altitude au-dessus de Menton. Nous en reparlerons plus loin.

  

Et c'est parti sur une piste cimentée très pentue, qui ne nous laisse pas le temps de nous échauffer, avec en perspective la pointe de la PENNA qui fait déjà rêver Jean pour un futur supplice. Tout ce coteau sud a été équipé de nombreuses restanques (appelées ici "faisses"), assez hautes vu la pente mais en mauvaises état comme l'habitat résiduel. Pourtant ce n'est pas le désert, un ferme-auberge, puis plus haut, une bergerie, sont toujours en activité. On aperçoit la petite chapelle St Bernard, notre premier objectif. En trois quart d'heure nous avons déjà grimpé de 350 m à la vitesse moyenne de 500 m/heure !!! Pour un démarrage , pas trop mal non ? La piste est toujours cimentée, elle est suffisamment rugueuse pour ne pas glisser (bien que...) car il a plu certainement la veille et quoi que pentue, elle garde un reste d'humidité. Castellar, en contrebas apparaît déjà bien petit. Nous nous faisons doubler par un vététiste que nous admirons car il fait certainement plus d'efforts que nous.

Nous y sommes déjà à ce col St Bernard à 789 m, il est 9 h05 et une petite restauration s'impose car le réveil a sonné de bonne heure ce matin.  Pour le moment, le soleil a gagné la partie et vers Menton il fait carrément très beau. La vue vers la mer commence à être interessante. La chapelle, d'origine médiévale,   marque le chemin qu'empruntait Bernard de Clairvaux pour prêcher les croisades et conseiller les rois et les  papes.

  

Le "patou" de la bergerie vient jeter un coup d'oeil sur notre groupe.

  

Nous abandonnons la grande piste pour de petits sentiers qui vont nous permettre de rejoindre le sommet à 1132 m. La pluie de la veille, le passage des moutons et leurs déjections rendent le sentier glissant. Si nous avons la volonté d'aller de l'avant, nos chaussures se laissent parfois aller vers l'arrière. Mais rien à voir avec la dernière rando.

Les restes de l'ancien village de Castellar,  inspirent les grimpeurs du groupe ce qui nous vaudra une belle photo.  En 1435, les Seigneurs de Lascaris qui possédaient le fief, passent convention avec les habitants du village, alors accroché à 870m d'altitude aux pentes nord de l'Orméa, pour qu'ils se transportent sur un lieu plus commode, la colline de Saint Sébastien, afin qu'ils bâtissent 29 maisons de même hauteur et même largeur et les fortifient par une enceinte extérieure. De ces fortifications rasées ne subsistent que deux vestiges

Je---, qui a grimpé dans les ruines, aime beaucoup photographier les trous dans les murs ou dans les rochers !

La redescente semble plus scabreuse que la montée.

Lors d'une petite pause-un grand besoin de souffler quoi que le groupe  se soit bien comporté dans cette montée- Jean nous montre au loin dans la vallée de Sospel, le site de Castillon détruit deux fois, par un tremblement de terre en février 1887 puis par un bombardement pendant l'hiver 1944-1945, mais reconstruit en 1951 sur un site voisin. Evoquant ce village, Il ne peut s'empêcher de rappeler, en riant, que J.Ma--- avait raté l'entrée du tunnel de Castillon , lors de la rando de PERRA-CAVA.

Nous atteignons une partie boisée où les moutons ne semblent pas venir polluer les chemins; la pente est toujours très raide mais nous commençons à apercevoir le col du Berceau, prochain objectif. Un joli sous-bois herbeux nous accueille à 1100 m. Vers l'est, pile sur la frontière italienne, le Mont RESTAUD, et à l'ouest, son jumeau, le Roc D'ORMEA à 30 m au dessus du col. La vue sur Menton bien ensoleillée est superbe; en grimpant au Roc nous découvrirons, en plus, la vallée qui conduit à Sospel . Castellar est juste en dessous de nous. Vers l'Italie, la vue est perturbée par la fumée d'un fort écobuage effectué par une équipe de sapeurs-forestiers : juste dans le coin où nous avions prévu de pique-niquer. Zut !

 

Nous abordons la première descente, très raide. Le sol sur ce versant est sec mais les cailloux roulent sous nos pieds . On enregistre les premières chutes, sur les fesses, sans gravité. Les genoux et les cuisses souffrent pas mal et la petite remontée sur le Mont CARPIANO à 772 m est faite presque avec plaisir. Nous avons contourné l'écobuage et le soleil est toujours là pour l'installation du pique nique, côté italien, à l'abri du vent et face aux cultures en étages et serres de ce versant. Derrière nous le Roc d'ORMEA est déjà dans les nuages  mais côté mer , aussi bien italienne que française, il fait un franc soleil et les deux Rivieras sont remarquables.

Pas de rosé aujourd'hui, les sacs devaient être allégés au maximum. Seulement un petit pastis offert par Ca---, les fameux bonbons au gingembre de Ma--- , un coup de genièvre de Jean et de délicieux chocolats de An---.          Avant de repartir pour la dernière descente, rendons hommages à nos cinq dames qui on bravé les difficultés de cette rando. Bravo Mesdames !

Parlons-en de cette dernière descente ! La pente est sévère et les cailloux roulent toujours, même notre serre-file aura droit à sa petite glissade sur les fesses. On commence enfin à apercevoir notre nouvel objectif, la grande piste qui va nous ramener à Castellar.

Ouf !ça y est, quel bonheur de marcher à plat...

Il ne reste plus qu'une heure de marche. Le temps a continué de se couvrir et Menton n'est plus sous le soleil. Avant de rentrer dans le village nous découvrons la petite chapelle St Roch où le 16 août, on bénit les animaux domestiques !!! Dite du "Bon voyage", elle correspond bien aux activités des randonneurs.

 Jean est satisfait, nous avons respecté notre timing et le groupe a bien marché. En récompense, il nous offre un tour de village et nous admirons passages couverts voûtés, plantes grasses en pot et linge qui sèche aux fenêtres, lavoir et fontaines du 19ème siècle. Les amateurs d'histoire apprécient les restes de remparts et la porte "fortifiée en 1548, après le siège de Nice par François 1er et ses alliés turcs et barbaresques", ainsi que le superbe style baroque du palais Lascaris, ancienne résidence des Comtes du même nom, qui date du début du 17ème siècle. De ce palais la vue sur Menton est paraît-il superbe mais aujourd'hui nous ne pourrons pas en profiter, il est fermé. Nous n'oublierons pas la très belle église St Pierre, parfaitement restaurée dans des tons roses.

Notre pot sera pris dans l'auberge locale...pour une fois l'accueil n'y fut pas chaleureux.

Merci Jean pour cette belle balade, nous sommes tous très fiers de t' avoir accompagné.

                   (Bilan : 12 km et 925 m de dénivelée.)

Prochaine sortie avec Bruno GUERIN à la CROIX et au col de CABRIS

Photos de Jean BELLACHES et Jean-Marie CHABANNE- Quelques photos ont été empruntées au site ci-dessous, les conditions météorologiques nous ayant un peu gêné.

http://rando.canalblog.com/archives/2006/10/31/3047230.html

Quelques photos en vrac :

 

  Le photographe a immortalisé le groupe sur ce rare morceau de plat.

 Descente du vieux village : scabreux !

 

 

 

 

 

  A gauche,  le chemin de la montée, bien caractéristique.

 C'est tout la-haut que nous sommes allés, pas possible !

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 17:55

 

LE JOUR DES DEUX GROTTES

Pour ce premier retour de l'année dans les Alpes Maritimes, Bruno GUERIN nous avait préparé un petit parcours de 11 km  et 470 m de dénivelée à faire dans la matinée-deux boucles équivalentes en longueur- l'après-midi étant consacrée à la visite de la Grotte de la BAUME OBSCURE.

23 marcheuses (oui, Mesdames, vous étiez majoritaires, bravo !) et marcheurs se sont donc retrouvés sur le grand parking de ladite grotte; des ex-blessés,  un nouveau, Cl--- époux de Ch---, ceux-ci faisant quelques confusions de prénoms et de liens , ce qui provoqua un mariage inattendu, cause d'une bonne rigolade. Les nouveaux ont toujours du mal à mettre des prénoms sur toutes les têtes.

Quelques anciens et fidèles manquaient à l'appel : voyages, sport d'hiver, suite d'opération et ceux qui avaient jugé que 10 km plus un grotte ça ne valait pas le déplacement...Ouh ! les vilains.

Ces derniers ont eu tort car il y avait deux belles grottes et  un joli pont naturel, mais surtout ce ne fut pas une balade "pépère" car la pluie de la veille avait changé la physionomie du terrain.

Au départ, le temps est  couvert et bas. Vers Montauroux, on se croyait en plein "fog" londonien. Mais, dès le panneau Alpes Maritimes passé, nous retrouvons le soleil qui nous accompagnera toute la journée.

Bruno nous conseilla de laisser notre repas dans les voitures afin d'alléger les sacs.  Cette proposition fut acceptée avec enthousiasme mais... n'anticipons pas.

Des chaussures boueuses sur du calcaire mouillé conduisent à un progression très lente (5,5 km en 3 heures) et quelques glissades sur les fesses. Au début, je les ai comptées, mais j'ai abandonné car je n'ai que 10 doigts. Vos deux rédacteurs ont fait partie du lot ( pour un fois qu'on peut les égratigner !). Mais tout ceci sans gravité si ce n'est que les machines à laver vont bien tourner Vendredi. Quand même, une petite égratignure a permis à la trousse de soins de Bruno de prendre l'air pour soigner Pa---.

Nous descendons le long de la canalisation de l'aqueduc qui alimente Grasse. Nous  connaissons bien cette conduite car nous l'avons déjà suivie  le 16 novembre dernier pour rejoindre le chemin emprunté par Napoléon. Là, nous sommes plus en aval, et elle doit franchir un vallon  et l'eau va utiliser le principe des vases communicants.

En bas du vallon, bien cachée dans les rochers, nous attend la Grotte des DEUX GOULES dans laquelle nous allons descendre.         La première marche est très haute mais grâce à Bruno et Camille,    nous      nous   glissons dans la grande salle ou pendent deux grosses stalactites. Quatre courageux descendront jusqu'au fond, dont deux dames : Fr---et Cha---, encore bravo. La grotte est assez sèche  mais un gour tapisse le fond.

En sortant, la frontale encore sur le front, Bruno nous fait un topo sur cette grotte et la région, véritable gruyère.

Puis, nous reprenons la piste, qui se poursuit dans le lit d'un ruisseau au relief accidenté. Après une petite hésitation sur la direction, nous continuons dans le ruisseau grâce au GPS de Je---. Le bruit de la Siagne devient de plus en plus intense. Dans sa présentation du parcours, Bruno avait annoncé deux passages délicats, mais la pluie de la veille  les avait

multipliés. Cependant la récompense était là, toute proche, avec l'Arche de PONADIEU, pont naturel au-dessus de la Siagne. La couleur de l'eau inciterait au bain...mais pas sa température. Là, les photographes se régalent.

Puis c'est la remontée, au cours de laquelle, nous allons perdre Je--- qui était reparti récupérer ses gants oubliés...lors de la prise d'une photo. Nous l'attendons et  tout rentre dans l'ordre . Après avoir retrouvé l'aqueduc qui va nous aider à franchir le vallon (attention au vertige) nous nous retrouvons au point 78 .

 

Il est 12 h 30 et nous avons parcouru 5,5 km en 3 heures !!! Il en reste autant.

 

Camille notre serre-file, a qui nous devons rendre hommage pour avoir aidé Mo--- et Fr--- tout au long du parcours, va proposer de rejoindre directement les voitures, en abrégeant ainsi le parcours de 4 km. Mais Bruno va convaincre le groupe de continuer normalement, la deuxième boucle étant plus facile.

Après une montée très raide mais bien revêtue, nous atteignons le plateau et la faim aidant, la vitesse instantanée atteint 5.5 km/h avec des pointes à 6. Il faut dire que les estomacs commençaient à se manifester et ça râlait un peu dans la troupe: "Si seulement nous avions eu notre pique-nique avec nous !"

Mais avant d'arriver, Bruno va nous poser une colle sur des murets surmontés de pierres posées verticalement. Collectivement le groupe va trouver la réponse : empêcher les animaux et en particuliers les moutons de franchir ces murets. Ah ! la culture.

                                                     Et c'est enfin le parking et le repas qui nous attend. Il fait un temps superbe, et il est 14 h30 ! Pour nous remettre en forme, Pa---sort de son sac une bien jolie carafe contenant une verveine fabrication maison. Tout le monde l'appréciera, mais l'après-midi, il en restera quelques traces paraît-il.

Nous descendons ensuite dans la Grotte de la BAUME OBSCURE.                      Cette semaine, le lien à gauche restera ouvert,  ce qui vous permettra de retrouver l'historique de ce lieu et des photos superbes encore que celles de Yv-- et de Ge-- soient remarquables.Un album spécial  leur a été consacré ( voir à gauche en haut) .

 

 

Retour au jour et pot dans notre café habituel à St.Vallier.

 

 

 

 

Merci Bruno, la matinée fut rude mais ce fut une jolie balade.

 

 Merci aux photographes :Genevieve Chaumaz, Jean Bellaches, Yvette et Jean-Marie Chabanne.

 

 

 Prochaine sortie avec Jean BOREL, le jeudi 22 février au Castellar. Jolie grimpette en perspective... 

 

Quelques images en vrac :

 

 

 

Dans la grotte des Deux Goules

Bord de Siagne près de l'Arche de Ponadieu

Aperçu sur la Siagne

Au dessus de l'Arche de Ponadieu

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 19:16

 

Le 08 février 2007

 Cap Taillat - Cap Lardier

Aujourd'hui, Jean BOREL nous a préparé une randonnée  empruntant le chemin du littoral de la pointe de la Douane jusqu'au delà de la pointe du Brouis et retour par l'intérieur.

 Réunis une petite vingtaine sur le parking de Boulouris, nous nous donnons rendez-vous au point de départ de la marche situé sur le parking de la Tourraque ou nous retrouvons quelques marcheurs venus directement.  Nous sommes en tout 22 à prendre le départ.

 Il est vrai que le temps n'est pas particulièrement clément aujourd'hui  et cela a dû en décourager quelques uns : le plafond est bas et la vue se perd au loin dans la brume, dommage.

 

 

Nous entamons la marche vers 8H45 en descendant lentement vers la mer par un chemin qui traverse la garrigue. Celle-ci est parsemée par un nombre de pins maritimes dont le « couvre-chef » en parabole semble toujours interpeller les rayons du soleil...absents aujourd'hui. Le chemin  assez large  se rétrécit par instant et oblige à marcher en file indienne.  Il est parallèle à une piste que nous voyons  en contrebas faisant partie du domaine viticole de la « Bastide Blanche »

Puis nous arrivons au « Dolmen de la Baie de Briande » situé sur la commune de Ramatuelle. C'est un site protégé.

 

 

 Les dolmens sont des sépultures collectives édifiées au environ de 3000 à 2000 avant J.C.. Ils sont de formes variées et sont constitués d'une chambre et  d'un couloir d'accès enfouis sous un tumulus.(tumulus : amas de pierres en forme de cône)

 

 

 

Du dolmen de la baie Briande, il ne reste aujourd'hui que la chambre. Le couloir d'accès n?existe plus et on ne lui connaît pas de dalle de couverture.

 Après une petite pose, nous repartons vers le bord de mer que nous pouvons désormais apercevoir. Le chemin est large et les pins maritimes, disséminés auparavant, deviennent beaucoup plus denses.

 

 

 

 Nous arrivons alors sur le littoral que nous suivons quelques temps avant d'atteindre la langue de terre qui nous relie à la presqu'île du Cap Taillat. A cet endroit subsiste un ancien bâtiment des douanes en ruine.

 Ici Jean Borel nous donne quelques explications sur  « Le Conservatoire de l'Espace du Littoral et des Rivages Lacustres »

 Sur cinq kilomètres jusquà Gigaro on est sur le territoire du « Conservatoire de l'Espace du Littoral et des Rivages Lacustres ». Ce vaste espace naturel protégé de 290 hectares est une réserve typique de la faune et de la flore méditerranéenne. Il est impérativement demandé de ne pas sortir des sentiers, de ne pas cueillir les fleurs et surtout de ne pas allumer le moindre feu et bien sûr de ne pas allumer la moindre cigarette. Le littoral varois est fortement convoité et il est soumis à de fortes pressions. Si la politique de conservation du littoral passe par des dispositions législatives et réglementaires, elle repose aussi et surtout par une politique d'acquisition foncière. C'est cette politique que pratique le « Conservatoire de l'Espace du Littoral et des Rivages Lacustres » créé en 1975. Cet établissement publique est dirigé par un conseil d'administration composé à parts égales d?élus et de représentants de l'état. Il a pour mission la préservation du milieu naturel et la réhabilition des sites dégradés dans les cantons littoraux et dans les communes riveraines. Il peut procéder à des acquisitions soit à l'amiable soit par voie d'expropriation. Ainsi dans le Var début 1993, il possédait  3094 hectares répartis en 27 sites tous littoraux  (sauf un site situé à Sainte Croix du Verdon et celui de la Plaine des Maures dans le centre Var) 

 Ainsi le Cap Lardier est un massif forestier de 270 hectares qui s'avance de façon imposante dans la mer. Le conservatoire en a fait l'acquisition en 1978 afin de le soustraire à un projet de  lotissement avec port de plaisance. La convergence d'un climat doux et d'un substrat diversifié et d'expositions variées donne à ce site ainsi qu'aux Caps Taillat et Camara  une grande richesse écologique.

 Après ces explications notre guide nous propose en tant « qu'option », de faire l'aller et retour jusqu'à la pointe du Cap Taillat. Tout le monde est volontaire.

 Arrivés à l'extrémité du Cap Taillat, nous faisons notre pose de la matinée dans ce cadre magnifique. Sur ce site subsiste encore une petite guérite qui date de Napoléon. En se retournant, on peut apercevoir sur la droite, la plage de l'Escalet et sur la gauche, la plage du Brouis.

 

 

 

 

 Le Cap Taillat et le Cap Lardier  sont des haltes pour de nombreux oiseaux nicheurs et oiseaux de mer.

 Nous repartons en direction du Cap Lardier en traversant une succession de plages et de petites criques.  Le jour s'éclaircit et les rayons du soleil tentent de percer les nuages. Nous laissons derrière nous le cap Taillat.

 Si la progression sur les plages s'effectue assez facilement, il n'en n'est pas de même du passage des criques qui se font en hauteur à travers un chemin très accidenté.  Bien souvent le chemin a été aménagé avec des morceaux de traverses de chemin de fer qui forment des marches afin de contenir l'érosion. Malheureusement, force est de constater que ces petits « aménagements » sollicitent beaucoup les genoux .

 L'heure du repas du midi arrive. Le temps s'est de nouveau assombri. Jean  nous trouve une petite crique bien à l'abri du vent. Camille commence par servir un petit pastis pour les amateurs puis diverses boissons et friandises, offertes, améliorent l'ordinaire?

 

 

 

 Vers 13H00 nous nous remettons en marche vers la pointe du Brouis. Tout ce parcours du chemin du littoral est une succession de plages et  de criques, ces dernières étant toujours aussi accidentées.

 Nous quittons ensuite le sentier du littoral pour remonter vers l'intérieur et  atteindre la route forestière des Brouis.

 Le temps se fait menaçant. Certains enfilent rapidement un vêtement de pluie en même temps que nous accélérons le pas. Ouf, nous voici arrivés aux voitures sans dommage.

 Nous nous donnons rendez vous pour le pot habituel de fin de randonnée dans un bar du coté de Saint Maxime. 

 Merci à Jean BOREL  pour cette randonnée autour de la grande bleue

 Texte Jean BELLACHES.     Photos de Gérard CHAPY et Jean BELLACHES

 

 

Prochaine sortie le 15 février 2007 vers la "Grotte de la Baume obscure".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 18:59

Les Bois de BAGNOLS.

 

 Sans oublier les confins des steppes patagoniènnes, les rivages d'USHAIA, les glaciers des Andes et les verdoyantes chutes d'IGUAZU, j'ai repris pour vous les chroniques de Randosboulouris que Jean BELLACHES a si bien gérées pendant quelques semaines (Bravo et encore merci  Jean).

 

 

C'est donc 21 marcheuses et marcheurs qui se retrouvent par un petit 5°C au bord du Reyran, près de l'autoroute. Bruno GUERIN nous avait préparé un parcours de 18 km avec une dénivelée de 700 m autour du Reyran. Il fait un temps superbe et la journée s'annonce bien.

Mais ce sera en fait une journée bien agitée, la nature ayant décidé de nous jouer quelques tours... mais n'anticipons pas.

 

 

La rive gauche du Reyran, un peu bruyante à cause de l'autoroute permet une nouvelle vision des ruines du barrage de Malpasset et de la vallée. Plus aérienne, en sorte.

                                                             Le soleil levant éclaire bien les restes de la voûte et Bruno va nous rappeler la tragédie qui s'est déroulée ici.

 

 

Nous continuons un chemin facile qui épouse la courbe de niveau 120 puis nous redescendons et franchissons le Reyran.                                Lorsque nous retrouvons la grande piste,Bruno va nous montrer où se trouvait l'extrémité du lac de retenue.

Nous devons remonter la piste sur 200 m environ pour obliquer ensuite à gauche. A l'intersection, un magnifique chemin se présente et toute la troupe s'y engage joyeusement. Effectivement ça monte mais c'était prévu.

 Au passage Bruno nous explique que le buisson de la Daphné était la réserve d'aiguilles à tricoter des grands-mères. Pratique, la taille des différentes branches, bien droites après séchage, définissait le type d'aiguille : fines, moyennes, grosses.

Comme d'habitude, les "gazelles " se sont envolées dans la montée au grand dam de Bruno.

Mais stop, cul de sac, le GPS indique que nous sommes en dehors du parcours, trop au nord.

Tout le groupe redescend en râlant un peu sauf notre serre-file habituel C... qui va tenter une reconnaissance. L'examen attentif de la carte montre qu'à l'intersection, il y avait deux chemins et que nous n'avons pas pris le bon. Retour à la piste principale et là on constate que notre chemin, le bon,  a disparu, la végétation l'ayant envahi. Je vous l'avais bien dit que Dame Nature n'était pas avec nous aujourd'hui?

 Bruno va nous découvrir une petite sente qui grimpe très raide mais que le GPS accepte pour rejoindre notre parcours. La végétation est basse et notre amie G...( pas possible d'être aussi grande !) s'accroche le crâne sur une branche. Résultat, cuir chevelu fendu sur quelques centimètres et un visage inondé de sang. Impressionnant.

 

 

Bruno va donc ressortir la trousse à pharmacie et s'appliquer à réparer les dégâts. Stoïque, G... supporte bien le traitement et après avoir récupéré ses lunettes, retrouvées par B..., elle rejoint le groupe qui attendait sur un chemin plus confortable, celui que nous devions prendre. Nous y retrouvons aussi C...,  un peu égratigné, qui avait cherché une autre voie.

Mais tout ceci nous a un peu retardé et il est temps de prendre notre repas, au bord du chemin.

Il fait très beau et chaud au soleil et une courte sieste est la bienvenue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore une grimpette pour atteindre la cote 326, ça grogne un peu, les marcheurs n'aiment pas les montées après le repas. Bizarre, bizarre.

 Bruno propose alors aux plus courageux de descendre faire un petit tour dans un vallon et rejoindre ensuite le chemin principal. 2/3 du groupe va  le suivre, les autres continuant de cheminer sur le plat. Mais à nouveau la nature ne nous est pas favorable, le chemin disparaît rapidement et si le GPS dit que nous sommes sur la bonne voie, impossible de progresser. Après avoir descendu de 120 m, il faut remonter pour retrouver le reste du groupe qui rigole un peu de notre déconvenue. Je vous l'avais bien dit que Dame Nature ne nous était pas favorable.

 

 

Après avoir rejoint la grande piste et la citerne joliment taguée, nous redescendons à vive allure, environ 5 à 6 km/h vers l'ancienne mine de fluorine de la Madeleine. Encore un mauvais raidillon, mais en descente cette fois et nous nous retrouvons derrière le reste du barrage de Malpasset. Le gué est complètement bouché par des arbres, arrachés ou coupés, abandonnés dans le lit de la rivière. Le paysage est méconnaissable. Une fois cet obstacle franchi, le chemin, bien connu de tous maintenant, nous ramène aux voitures, il est 16 h 45( !!!).

  Le pot sera pris "Aux chênes" , à la Tour de Mare comme toujours dans ce secteur.

  Merci Bruno pour cette rando qui restera dans les annales.

 

Prochaine sortie le Jeudi 8 aux Cap Taillat et Lardier avec Jean BOREL.

 

Photos de Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

Quelques photos complémentaires :

 

  Courage B... tu es presque arrivé !

La "blessée" a l'air en forme.

 

 

 

                                                                                                                                                

 

 

 

 

  Qu'est-ce que je suis venu faire ici ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 17:25

Le 25 Janvier 2007

Agay par le Chemin du Castellas

 

 «Ah Braves Gens, nous n'avons plus de saisons ! », sans cesse nous entendons cette affirmation, ça devient presque une ritournelle...

  Eh bien aujourd'hui, 25 janvier 2007, à 8H30 sur le parking de Boulouris, il fait 0  degré et le temps est couvert...et rare sont ceux qui sont venus affirmer que nous n'avons plus d'hiver.

 En effet en cette matinée où la nature a repris tous ses droits, nous nous retrouvons 5 (cinq) valeureux marcheurs...je ne résiste d'ailleurs pas au plaisir de vous chuchoter leur nom : Nicole B..,  Frédérique G..., Françoise L... , Jean Bo... et Jean Be..

Question parité, il est à noter que la gente féminine représente 60% des effectifs !!!

 

 

 

 

 

 Chacun étant convaincu que la valeur d'une randonnée n'attend pas le nombre de ses participants, nous décidons tout de même de nous lancer à la découverte de l'ancien Chemin du Castellas au travers d'un itinéraire de 13 kilomètres que notre organisateur nous a préparé.

Etant donné le nombre, Jean Borel, non seulement organisateur, se charge aussi de nous véhiculer au point de départ situé au parking derrière le CREPS. A vrai dire, les voitures ne se bousculent pas non plus à cet endroit.

 Nous entamons la marche à 8H45. Ici il fait moins 2 et le temps est toujours couvert. L'Ancien Chemin du Castellas commence par une faible montée le long du Vallon de Boulouris.

 

 

 Autrefois, le Chemin rural du Castellas servait à relier Saint-Raphaël à Agay par l'intérieur. Jadis, il s'agissait d'une simple « draille ».

Avec le temps, les passages répétés des paysans d'Agay qui souhaitaient transporter leurs marchandises à Saint-Raphaël ont  transformé cette « draille » en chemin.

 

 

  Le terme« draille », originaire de la région du Languedoc, désigne en patois un chemin large destiné à conduire les troupeaux en transhumance ; une petite « draille » se nomme « drailloune ». 

 

 Au sommet du Vallon de Boulouris, nous pouvons découvrir le Pic du Cap Roux..

Nous traversons ensuite un paysage typique de l' Esterel  avec chênes-lièges et garrigue avant de passer prés d'une vielle ferme en ruine. Frédérique G. nous indique que cette ferme était encore en service au début du siècle.

 

 

 

 

 

 

Poursuivant notre chemin, nous pouvons alors apercevoir Cap Esterel et son ensemble immobilier en premier plan, puis, plus au loin, la baie d'Agay.

 

 

 

Nous redescendons lentement sur Agay en suivant très longtemps un mur de pierres sècheAprès avoir rejoint la côte,  nous commençons à emprunter le «Sentier des Douaniers  .

  Le « Sentier des Douaniers » ou « Sentier du Littoral » fut créé  sous la « Révolution » par l'administration des douanes. Il fut utilisé par les douaniers jusqu'au début du 20ième siècle.

En 1973, le ministère de l'équipement souhaitât rendre les plages plus accessibles au public et commença la création du « Chemin Piétonnier ».

C'est une loi de 1976 qui redonna vigueur au Sentier des Douaniers en instituant une servitude de passage le long du littoral. Cette disposition fut ensuite renforcée  par la fameuse «Loi Littorale»

 

 Nous  longeons ainsi la côte en traversant une suite de plages (plage du Pourrousset,  plage de Camp Long ..) et de petites criques.  Si le parcours à travers les plages s'effectue facilement, en revanche, la traversée des criques qui sont très accidentés, sollicite beaucoup les genoux...

 

 

 

 Alors que les rayons du soleil commencent à percer les nuages, nous prenons la montée qui conduit à la pointe du Dramont.

Arrivés à la fameuse « roche percée » très connue des photographes, le temps s'est réellement amélioré et le cadre fourni par la nature  laisse espérer quelques clichés bien réussis.

 

 

 

 Le chemin monte régulièrement sans difficulté particulière.

 

 D'un coté, nous apercevons le sémaphore du Dramont...  et de l'autre, nous voyons le rivage en contre bas d'une côte toujours très découpée

 

 

 

 

 

 . Voici l'heure du repas. Les endroits favorables qui nous permettent de sacrifier à ce rite ne manquent pas....et quand il y a l'embarras du choix, on désire toujours faire le meilleur.

 Ah ! Le voici enfin ....Il est bien exposé au soleil, légèrement abrité des quelques souffles de vent et avec une « vue mer » à 180 degrés. 

 

 

 

 Quelques randonneurs de passage devant nous, esquissent un léger sourire de satisfaction, peut-être d'envie, à nous voir ainsi installés... puis très courtoisement nous échangeons le traditionnel « bonjour ».

 

 

 

 

 Aujourd'hui, c'est un repas très « cool ». ..pas de bouchons qui sautent, pas de saucissons et autres cochonnailles qui passent de mains en mains...

Toutefois, Françoise L. a pensé au café.

 

L'heure de repartir a sonné et ce ne sont pas nos joueurs de cartes qui nous « retarderons »aujourd'hui !

 

Nous poursuivons notre route en contournant le sémaphore du « Dramont ». En le regardant, nous pouvons observer quelques alpinistes qui s'entraînent  le long de la paroi rocheuse. De l'autre coté, vers la mer, nous apercevons l'Ile d'Or chère à « Hergé ». Malheureusement à cette heure de la journée, la photo sera prise à contre jour.

 Nous traversons le port du « Poussaï » pour gagner la plage du « Débarquement ». Chemin faisant, alors que nous avons trouvés quelques traces de « poudreuse »,  Jean Borel s'exténue a vouloir faire une boulle neige (ou plutôt devrait-on dire  une « bille de neige » si cette expression est en usage). Elle est destinée à son épouse Nicole qui apprécie.. moyennement.

 Après avoir traversé la plage du « Débarquement », nous remontons sur le parking du même nom. Force est de constater que celui-ci a été littéralement squatté par les caravanes des « gens du voyage ». Les énormes blocs de ciments destinés à interdire l'accès du parking ont été déplacés.

 A cet endroit, le chemin du littoral est interrompu. Nous reprenons  la route sur 1 kilomètre,  mais  à cette heure il y a peu de circulation.

 Nous rejoignons le Chemin du Littoral avant la plage d'« Aigue Bonne » et nous continuons  notre parcours en traversant quelques criques et  quelques plages jusqu'à la « Plage de Boulouris ».

 Nous quittons alors le littoral pour la nécropole militaire après être passé sous la voie de chemin de fer.

 Nous arrivons au parking vers 2 h 15.

 Très aimablement, Françoise L. nous invite à prendre le pot traditionnel chez elle, ce que nous acceptons avec plaisir d'autant plus que Jean Borel persiste à nous véhiculer.

Merci à Françoise L. pour cette collation prise sur sa terrasse très agréablement exposée d'autant plus que le temps était de la partie.

 Merci à Jean Borel pour cette belle ballade qui nous a fait découvrir un petit coin prés de chez nous.

 

 

 

 Notre Rédacteur en Chef est toujours indisponible. C'est donc son remplaçant qui assure la rédaction de ce bulletin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Texte et photos Jean Bellaches.

Prochaine sortie le 1ier février  pour une randonnée dans  le bois de Bagnols avec Bruno GUERIN.

 

 

 

 

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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 18:58

 

Le 11 Janvier 2007-01-12

 

En Pays de Fayence

 Pour cette deuxième marche de janvier, Jean BOREL nous a concocté une petite balade dans l'arrière-pays autour de Fayence, avec en fin de parcours, la visite de l'« Eco-musée agricole »  situé en périphérie de ce village.

 

 

 Rassemblés à une heure encore descente (8h30 !) sur le parking de Boulouris, une bonne quinzaine de marcheuses et marcheurs se hâtent lentement vers le point de départ de la randonnée fixé sur le parking de l"Eco-musée". 

Renforcé du nombre de ceux qui sont venus directement au point de départ - et respectant une parité parfaite qui semble désormais acquise étant donné sa régularité - ce sont  en tout 24 randonneurs qui écoutent le « briefing  d'avant-départ » de Jean Borel. Ainsi la longueur prévue du parcours  est de 13 Km et l'ensemble des dénivelés de 200 mètres. Ce parcours est qualifié par l'organisateur de « randonnée la plus facile de l'année ». Toutefois, avant de nous exhiber le profil du parcours et pour ne pas décevoir les « amateurs-de-pentes-raides », Jean Borel en a revu l'échelle des coordonnées afin de le rendre plus attractif.

 Nous commençons en empruntant un petit chemin communal en direction de  la chapelle « Notre Dame des Cyprès » que nous atteignons un quart d'heure plus tard.

 

 

 Jean ayant pris les dispositions nécessaires, nous pouvons visiter cette chapelle qui est d'ordinaire  fermée pour des raisons qui sont évidentes de nos jours.  

 

 

 Cette chapelle romane date du  12ième siècle. La chaire, réalisée dans l'épaisseur du mur, n'est accessible que par l'extérieur. Dans l'abside, on peut admirer un retable en bois polychrome du 16ième siècle. Le clocher est séparé des maisons voisines par un arc boutant. Une seule cérémonie a lieu annuellement le 8 septembre lors d'un pèlerinage local.

 

 

 

 Prenant une nouvelle voie communale au nom évocateur « Chemin du Puits de la Grette », nous quittons l'asphalte pour un bon chemin de randonnée jusqu'au gué qui nous permet de traverser un « riou » à sec.

 

 

 

 Après un court arrêt, nous remontons légèrement le lit de ce riou puis nous attaquons une légère montée en direction « des Selves ».  Le parcours est en sous bois, le sol est très humide et glissant, parfois même détrempé. A plusieurs reprises nous recherchons de petites « déviations » de coté afin d'éviter les marres qui occupent la largeur du chemin....ça rompt la monotonie de la marche

.Nous arrivons alors à un carrefour ou nous découvrons une première « borie ». En s'enfonçant un peu dans le sous bois, nous pouvons en découvrir d'autres.

 

 

 

 

 

Disséminées dans la nature, les bories sont de petites habitations en pierre sèches aux murs épais, qui servaient d'abris provisoires aux paysans et aux bergers. Généralement rondes, souvent en forme de ruche avec un toit en encorbellement, elles sont érigées selon une technique bien particulière d'empilement de gros blocs de pierres sèches non joints entre eux. Chaque rangée est montée légèrement en surplomb de la précédente.

 

La commune de Seillans compte a elle seule environ 80 bories. Elles ont été construites entre le 18ième et le 19ième siècle.

 

 

 

 

 

 

 Poursuivant notre chemin, nous marchons à présent à découvert jusqu'à « Notre Dames des Selves ».La chapelle est fermée.

 

 

 

 

C'est l'heure du repas et l'environnement qui nous est offert pour cette « cérémonie » est tout simplement remarquable, merveilleux, grandiose, sublime, fantastique.

 

En effet, nous disposons de bancs pour s'asseoir. Attention, ce ne sont pas de vulgaire petites pierres disséminées dans le maquis où l'on est assis à moitié sur une pierre et à moitié dans de l'herbe mouillée, non ce sont de véritables bancs. 

 Le premier en plein soleil, un second est exposé moitié ombre et moitié soleil, enfin un troisième est destiné à ceux qui craignent pour leur calvitie et le tout dans un écrin décoré de quelques platanes et d'un chêne vert.

 

 

 

 

 

Voici que le repas commence. Alors que quelques bouteilles font leur apparition (comme d'habitude), un certain Jean B...non Jean Bo...sort de son sac....un cubitainer...vite mis en position pour être opérationnel.. . Nombreux sont ceux qui alors prennent position pour y faire honneur..

Le temps se prête bien aux discussions en aparté alors que le repas se termine lentement. Jean Bo en profite pour me vanter les mérites de son tout nouveau GPS qui, il est vrai, présente de nombreux avantages.

 

 

 

 

Dans ce cadre enchanteur il n'est pas étonnant que certains s'adonnent à leur passe-temps favori (sieste, photos...etc.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pendant que nos joueurs de cartes s'expriment avec délectation...d'ailleurs une deuxième équipe a même pu être formée. 

 

 

 

 Mais voici que Jean B annonce l'heure du départ. Nous rejoignons tranquillement le premier gué en suivant un chemin sinueux qui est une succession de petites montées et de petites descentes.

 Tout au long de ce parcours, point d' « arêtes sommitales » chères à notre ami et rédacteur en chef  Jean-Marie C.. sans doute en « RTT » aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous regagnons l ' « Eco-musée » en repassant par le chapelle « Notre Dame des Cyprès ».

 

 

 

 

 

  Nous pouvons ainsi admirer de loin et au soleil déclinant, les villages de Fayence, et Tourettes accrochés au plan de Provence.

 Nous terminons par la visite de l' « Eco-musée » agricole. Ce musée a été inauguré en 2000. Il est voué à la mémoire locale et retrace ce qu'était autrefois la vie quotidienne de ce canton rural. En premier, on peut voir un moulin à farine du 13ième  siècle, remarquable pour son ancienne roue à cuillères horizontales, mue par les eaux de la « Camandre ». Un second moulin, à huile celui-là, date du 16ième siècle ; il sera converti en moulin à farine au 18ième siècle. Enfin, au sous-sol on peut entrevoir, alors que des fouilles sont en cours de réalisation, un moulin qui  remonte au  4ième siècle.

 

 

 L'« Eco musée », présente  de nombreux outils, instruments et matériel qui ont permis à des générations de paysans et d?artisans de cultiver le sol, de récolter et de transformer les produits de la terre. Les plus anciens remontent au Moyen Age.

 A proximité, un ancien bâtiment  de « bouilleur de cru » est consacré à des matériels viticoles et vinicoles.

 

 

Cette visite terminée, nous reprenons la voiture pour nous rendre au village de Fayence pour le « pot » habituel de fin de parcours.

 

 

 

Merci à Jean Borel pour cette ballade très agréable et enrichissante en Pays de Fayence.

Notre Rédacteur en Chef étant provisoirement « indisponible », c'est son remplaçant «volontaire -désigné d'office- » qui assure la rédaction de ce bulletin. 

 

 

 

Texte de Jean Bellaches 

Photos de Bruno Guérin  et Jean Bellaches.

 Prochaine sortie le 18 janvier  pour une randonnée dans lEsterel avec Bruno GUERIN.

 

 

 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 17:04

Le Pic du Cap Roux

Voilà, c'est reparti après les agapes de NOËL et du JOUR de l'AN. Pour cette occasion, Bruno GUERIN nous a fait deux cadeaux. Tout d'abord un départ à 8 h30- pas d'excuses pour les paresseux- et une montée tout en douceur à partir de la gare du Trayas: une petite pente à peine suffisante pour se réchauffer. Car il fait un peu frais et le soleil annoncé est un peu pâlichon…mais il paraît que le vent va balayer tout ça.

14 marcheuses et marcheurs sont au départ pour un circuit dans l'Esterel, 14 kms et environ 750 m  de dénivelée. Le père NOËL de Jean lui avait apporté le dernier cri du GPS et il le maîtrisait déjà comme un chef. Avec trois GPS dans le groupe, il n'y aura plus d'excuses aux erreurs de navigation.

 

 

 

Enfin (!) ça monte pour arriver  au col de l'Evêque et le soleil commence à éclairer les versants sud. Bien sûr le vent s'est levé et on va passer la journée à s'habiller et se déshabiller. Galère entre les montées au soleil et à l'abri du vent et les descentes à l'ombre et en plein vent. C'est qu'il commence à souffler fort et il faudra trouver un petit coin bien à l'abri pour la pose de la matinée.

Maintenant ça monte sérieusement et le chemin est bien caillouteux, digne de l'Esterel. Ah ! oui, c'est vrai nous y sommes. Nous sommes en fait en terrain connu et les grands pierriers du versant est du pic du Cap Roux ne nous impressionnent plus, même si Bruno nous rappelle qu'on ne stationne pas sur ces passages. Dernière grimpette jusqu'à la table d'orientation. Nous connaissons tous ce paysage découvert à 360 ° mais, comme c'est un des plus merveilleux points de l'Esterel, on admire encore. Maintenant il fait très beau, mais le vent de nord-ouest est fort et glacial.

Nous reprenons le même sentier et nous allons accomplir notre pèlerinage à la grotte de St Honorat . C'est Y… qui va laisser une trace de notre passage sur le livre d'or.

Nous allons inviter le bon Saint à notre repas pris devant sa grotte…car c'est un coin abrité du vent ! Comme c'était notre premier pique nique de l'année, D…avait confié deux bouteilles de champagne à J… et à D… qui s'étaient fort bien acquittés de leur tâche de porteur, et le champagne était à la température idéale. Merci D…, deux bouteilles pour 14 c'était très bien !

BRUNO va confier au petit nouveau M… (par la taille c'est peut-être le plus grand) l'exposé sur la grotte et son environnement et c'est là, que nombre d'entre nous vont entendre parler, pour la première fois, de la fée ESTERELLE.

Les joueurs de cartes se sont installés sur les marches, ne voulant pas profaner ce "saint lieu". J'envisage sérieusement une compil de leurs installations lors des différentes marches. Il sont vraiment accros, mais ça devient une véritable institution dans nos randos.

A partir de la fontaine de la Ste BAUME, un kilomètre de bitume sera apprécié par certains après les chemins caillouteux de la matinée. Puis ayant retrouvé le col de l'Evêque, nous allons emprunter quelques petits sentiers pour atteindre le col des Lentisques. Mais patatras, un méchant caillou fait chuter Y… A croire que son message à St Honorat n'était pas encore arrivé (encore un coup de la Poste) ou bien une réminiscence du champagne ? En tout cas, ce n'est pas grave,  la trousse de soin va prendre l'air. Et l'on verra Bruno à genou aux pieds d'Y… pour la soigner.

A partir du col, il ne reste plus qu'à descendre les 280 m qui nous conduirons à la gare du Trayas. Quelques genoux auront un peu souffert dans cette descente "rugueuse".

Le pot à Agay agrémenté de biscuits et de truffes au chocolat nous a permis de bien remercier BRUNO pour cette bonne journée. Il est vrai que nous connaissions tous ces paysages, mais leur beauté et la convivialité de ce groupe font que, même à notre porte, nos guides-accompagnateurs savent nous faire passer de bons moments.                                                    

 

Prochaine sortie jeudi 11 janvier à Fayence.

Merci aux photographes Yvette et Jean Marie Chabanne.

 Quelques photos en vrac:

 

 

 Intérieur de la grotte de Saint Honorat

 

 

 

 

 

 

 

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