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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 22:27
ROUBION et le refuge de LONGON
 
 C'est la dernière rando  de la saison, il faut en profiter et pourtant elle a failli mal commencer à cause de l'humeur d'un de nos "compagnons". Mais ceci est une autre histoire...
Nous voici revenu dans le Mercantour, que nous avions quitté jeudi dernier, décidément on s'y trouve bien ! Il faut bien dire que le mois de juin est, pour nous, le meilleur moment pour visiter ce magnifique Parc Régional. Aujourd'hui encore nous allons manquer de superlatifs. Jean BOREL nous avait proposé une petite balade de 12.5 km et 455 m de dénivelée (visite de la chapelle Saint Sébastien comprise) sur la commune de Roubion. Et comme la météo semblait favorable, pour finir en beauté, il avait organisé, ex abrupto, un déjeuner au refuge. Chapeau !!!
 
 
D'abord, un petit mot sur Roubion avant de vous relater nos aventures.
Roubion fondée en 800 ans avant Jésus-Christ par les Ectinis, peuple Celto-Ligures,  est aujourd'hui un village médiéval dont le nom provient de Robione, falaise en provençal. Elle fut envahie par les Lombards puis par le Sarrasins au début du 13 ° siècle. A partir du 14 ° siècle le village fortifié( dont il reste quelques ruines de tourelles) relève de la seigneurie des Grimaldi de Beuil qui en fait un bastion. Le village se forme autour du château. Après avoir été détruit lors de guerre de la succession d'Espagne en 1691, ROUBION fait appel aux habitants des entourages, et notamment du Piémont pour repeupler ses terres. Les Roubionnais choisissent de devenir définitivement français en 1860.
Oui mais voilà, la commune est très étendue et nous devons partir d'un petit hameau à 7 kms sur une piste forestière.
 Et, en ce 28 juin, nos aventures vont commencer...en voiture. C'est donc 20 randonneurs(euses), répartis en cinq véhicules, qui se retrouvent à l'entrée de la piste. Jean nous avait recommandé de rouler en convoi, au cas où nous aurions à croiser une autre voiture, nous donnant ainsi une certaine priorité. Il avait rajouté que la piste était difficile, voir dangereuse. Quelques dames du côté du vide ne verront pas grand chose du paysage... 
Nous nous engageons donc, dans un nuage de poussière, sur ce chemin en légère montée : 400 m de dénivelée. Etant pas mal secoués et n'ayant fait aucun arrêt depuis Boulouris, Jean va nous organiser un arrêt pour " aller à la jarre". Le paysage est superbe, au nord-est, les grandes falaises du Pervoux et du Mont LONGON, à 2000m, au sud les vallées de la Vionène et de la Tinée surmontée par le fort de Rimplas.
Le chemin serpente dans une magnifique forêt d'épicéa et de mélèzes. Les bas-côtés humides sont garnis d'orchidées certainement de la famille des Dactylorhiza (il y a 63 espèces répertoriées dans le Mercantour !!!).
Pas de virages difficiles à négocier mais vu l'état du terrain la vitesse est de l'ordre de 15 km/h. Et nous continuons de cheminer lentement jusqu'à ce que la forêt s'éclaircisse et que nous découvrions le hameau de Vignols. Beaucoup de ruines mais quelques maisons retapées, pour les week-ends et les vacances. Les Monégasques en sont friands parait-il !
Au-dessus du village, les premières grottes apparaissent (appelées Baumes en provençal)
Ouf ! Nous sommes arrivés. Les voitures sont blanches de poussière.
Il est 9 h 45 et nous nous équipons pour partir, à pied ce coup-ci. Il fait très beau.
Jean nous rappelle les consignes relatives au Parc Régional du Mercantour. Après une petite pause dans le village pour reprendre des forces nous attaquons la montée vers les Portes de LONGON. Au passage, premiers cris de marmotte et découverte des grottes où tous les ans sont déposés et observés des bébés gypaètes barbus. Nous en reparlerons plus tard avec les commentaires de la jeune et jolie stagiaire du Parc Régional. Au nord, se dressent des rochers ruiniformes qui évoquent des tours sarrazines.
La prairie est fleurie, désespoir des peintres et des botanistes : il y en a tant et de toutes les teintes mais, comme le fera remarquer Jacqueline, aucune faute de goût dans les mélanges des couleurs.
En abordant le GR5, Jean nous promet des edelweiss repérés au cours de ses précédents passages...en espérant qu'elles auront été respectées.
Sur un éperon rocheux il rassemble le groupe et que croyez-vous qu'il nous montre : le Mont Mounier ! Nous n'avons jamais été aussi près (environ 3 h30 de marche) de cette montagne mythique, pour lui bien sûr, mais elle commence aussi à ensorceler certains marcheurs depuis qu'il parle d'y aller faire un tour. C'est vrai qu'il est superbe, désertique mais superbe! Nous allons pouvoir l'observer jusqu'au refuge.
Et voici la première edelweiss (Leontopodium alpinum -Elle est aussi appelée Etoile d'argent, Etoile de glaciers, Cotonnière étoilée, Reine des glaciers, Immortelle des neiges. Elle est le symbole de la haute montagne et dans le langage des fleurs, elle représente la force.) , elle est bien là où nous l'attendions. Rendez-vous réussi mais elle est un peu passée.
Encore un peu de dénivelée à parcourir et les edelweiss sont de plus en plus nombreuses. Elles sont souvent accompagnées d'asters des montagnes comme sur la photo d'André. Une partie du groupe, celle des plus rapides, passera devant un vrai champ sans les voir...
La montée est terminée et nous débouchons dans le vallon. Que c'est vert cette pelouse alpine !
Jusque là nous étions protégés du vent par le plateau, mais lorsque nous débouchons dans le vallon, quelques pulls ressortent des sacs.
Au nord, la Serriere de Longon, dénudée, limite le paysage alors qu'au sud, les contreforts du Mont LONGON sont plantés d'une forêt de conifères bien entretenus.
Les marmottes s'agitent des deux côtés du chemin mais ne semblent pas affolées : aucun cri d'alarme. Un énorme troupeau de moutons et de chèvres barre le chemin. Au moins cinq "patous" nous surveillent et voyant que nous contournons le troupeau ( nous avons bien retenu la leçon du berger d'Ilonse), ils viennent s'intercaler entre le bétail et nous.
Des chemins comme celui sur lequel nous cheminons est le rêve de tout randonneur : un peu d'herbe, pas de pierres et une légère descente.
Au loin nous apercevons le refuge que nous atteignons à midi pile comme Jean nous l' avait programmé. Une petite descente jusqu'à la cascade nous permet de surplomber le GR5 qui continue vers Roure : la pente a l'air sévère !Certains mélèzes dans ce vallons sont jaunes brun car attaqués par leur ennemi, la tordeuse du mélèze. C'est un papillon dont les chenilles mangent les feuilles tous les 9 ans (durée du cycle de l'insecte). Le mélèze jaunit mais il réagit en faisant repousser ses aguilles lorsque la tordeuse a disparu.
Retour au refuge où à l'occasion de l'apéritif," Melle Gypaète", stagiaire du Parc Régional, nous explique que deux petits oisillons ont été placés dans la grotte que nous avons vue lors de la montée. Ils ont aujourd'hui 120 jours environ. Le mâle s'appelle ROCCA et la femelle FONTVIEILLE. Ils sont certainement frère et soeur. ROCCA s'est développé très vite et s'est lancé très tôt en vol libre mais il a été attaqué par un renard qui lui a détérioré une aile, rien de grave semble t'il. FONTVIELLE ne vole pas encore, elle s'approche au bord du nid mais elle n'a pas encore franchi le pas. Elle est très vorace et très grosse.
Elle nous rappelle que ces oiseaux atteignent une envergure de 3 m à 3,50 m et se nourrissent exclusivement d'os. Les petits sont actuellement nourris comme cela mais les os  sont préalablement broyés. Ce sont des grands voyageurs, on en a retrouvé en Hollande !
Les petits sont bagués et équipés d'un émetteur.
Pour en savoir plus sur la réintroduction de cet oiseau, rendez-vous sur le site :
 
Après que nous ayons remercié notre conférencière, c'est Catherine qui nous invite à passer à table. C'est elle qui s'occupe de ce refuge. Elle nous a préparé un repas avec salade composée, cuisses de lapin (ne pas confondre avec la cuisse de marmotte... Oh!), pommes de terre, fromage et tiramisu avec vins rosé et rouge et.. café. Pas mal à près de 2000m d'altitude sans chemin carrossable.
Nous avons bien fait de manger à l'intérieur car le vent est de plus en plus froid. , n'est-ce pas Geneviève !
Nous repartons par le même chemin, avec en point de mire le sommet supérieur du Mounier. Les moutons se sont un peu déplacés et nous pouvons rester sur le chemin.
Dans la descente du GR5, Camille va prendre un raccourci dans les éboulis alors que qu'il a toujours le bras en écharpe. Bruno, pas content à juste titre, va lui "savonner les oreilles". Il en rajoute encore un peu, ayant découvert une marmotte cachée (ou coincée) sous deux rochers. Comme il l'agace passablement, Bruno intervient à nouveau. Tout ceci aura permis à Geneviève de faire une très jolie photo.
Les grandes  gentianes   sont prêtes à fleurir, encore une semaine et le jaune va dominer dans la pelouse...   
Retour à nos voitures "tout terrain" pour le retour à Roubion. Il n'y a qu'un accès, c'est le même que ce matin, toujours en convoi sur 7 km.
Le pot sera pris à l'auberge du Moulin. Jean et Bruno, en conclusion, évoqueront...leurs projets pour la prochaine saison.
Une scierie a été installée en 1930 près du moulin, dont les bâtiments abritent aujourd'hui l'auberge, et utilisait la même source d'énergie. Elle servait aussi pour le bois de chauffage et en particulier pour le fournier qui cuisait le pain. Le village était partagé en deux quartiers qui avaient accès au four tous les 15 jours. Les habitants préparaient leur pâte et le fournier passait dans les maisons pour récupérer les miches à cuire.
 Visite de l'église de pur style baroque niçois, il faut aimer !
Encore 500 m à parcourir, en traversant tout le village avec ses belles fontaines( en particulier celle des moutons datant du 17° siècle) et ses passages voûtés, pour atteindre la chapelle Saint Sébastien qui fut construite en 1513 et mesure 6 m de long et 4 m de large. Autant son aspect extérieur est modeste avec sa toiture en bardeaux de mélèzes, autant l'intérieur est extraordinaire avec ses fresques charmantes et expressives. L'auteur est inconnu. Protégées depuis le 18 ° siècle par un badigeon, elles sont très bien conservées : Ah ! L'air des montagnes.
La voûte est en plein cintre, entièrement peinte, ainsi que le registre et le haut des murs,    de scènes rappelant le martyr de saint Sébastien . Le bas du   mur de gauche évoque les vices qui conduisent en enfer et la partie inférieure du mur de droite, les vertus qui conduisent au paradis...choisissez !
.
Merci à Jean pour cette belle journée, bouquet final de tous ces jeudis passés ensemble à parcourir nos trois départements favoris.
Voilà, c'est fini pour cette saison. Il nous reste à remercier nos sympathiques et dévoués guides-accompagnateurs, Bruno GUERIN et Jean BOREL qui nous ont fait découvrir de très beaux paysages- en nous faisant parfois souffir un peu- ainsi que notre serre-file Camille CLOUTOUR pour sa gentillesse envers les marcheuses fatiguées dont il a quelquefois porté le sac.
 
Merci aux photographes Geneviève CHAUMAZ, Gérard CHARPY, André TUPIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE pour cette rando et à tous les autres qui nous ont alimentés en images tout au long de la saison.
Les trois rédacteurs du blog vous souhaitent
 
UN BEL ETE ET DE BONNES VACANCES
 
et vous donnent rendez-vous en septembre.
 
 
Quelques images en vrac: La grotte des gypaètes
 

La cascade vers Roure et la vallée d'accès à Signols.

Le refuge de Catherine. 

Oeillets de montagne et euphorbe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joubardes et campanules des Alpes

                                      

Les gentianes jaunes sont prêtes à fleurir, encore une semaine et... celle-ci sera éclatante.

Tous très sérieux et attentifs dans la chapelle Saint Sébastien

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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 09:37

Rando de fin de saison : Lac de l'Avelan

 

 

Aujourd'hui nous nous rassemblons pour la traditionnelle randonnée de fin de saison : la rando du Lac de l'Avelan.

Nous la terminerons par un pique-nique dans ce "site enchanteur, havre de quiétude, blotti au coeur du Massif de l'Estérel". (Quel poète ce Bruno!)

Moins poétique, mais tout aussi important : seuls les repas seront tirés du sac. En effet apéro et boissons nous sont offerts généreusement par le Cercle de Boulouris.

Mais avant le pique-nique, il nous faut quand même marcher. Un peu.

Nous nous répartissons en deux groupes.

Le premier groupe (ici 5 marcheurs auxquels se joindront Yvette et Marcel) est conduit par Daniel. Il se contentera  d'un tour de lac.

 

 

 

Et voici le deuxième groupe (16 marcheurs) ? conduit par Bruno.

Nous ferons une petite rando. Avec comme dans (presque) toutes les randos, une montée. Suivie d'une descente, jusqu'au lac.

(Voir ci-contre le profil de la rando, fortement inspiré des profils de Jean-Marie).

 

 

Avant le départ, les randonneurs se donnent des nouvelles de leurs bobos : bleus, blessures, ligaments déchirés, conséquences d'une saison de marche bien remplie.

Tel Camille qui arbore fièrement son bras en écharpe,

ou Danièle qui montre à quelques-uns un bleu vraiment magnifique. (photo censurée par le Comité de Lecture)

Nous grimpons dans un paysage de pinèdes et de chênes-lièges, accompagnés par le doux chant des cigales. La chaleur monte.

Au bout de quelques minutes, nous voici entourés d'insectes fort désagréables. Le groupe, attaqué par ces sortes de taons, semble atteint de la danse de Saint Guy.

 

 

Nous abordons ensuite la descente qui nous ramène au lac de l'Avelan.

Sur ses rives nous croisons les randonneurs du premier groupe. Ils prétendent boucler leur deuxième tour de lac. Mais devons-nous les croire ?

 

 

 

Quelques minutes plus tard, il doit être 10h 30, notre randonnée est déjà terminée.

Il ne reste plus qu'à sortir tables, chaises, parasols et provisions des voitures et attendre l'heure de l'apéro. De nouveaux arrivants s'installent.

Certains entament une partie de cartes. D'autres découpent le saucisson.

 

Enfin, Bruno nous appelle. C'est l'heure de l'apéritif. Tout le monde accourt.

Une grande table de pique-nique a été réquisitionnée pour disposer verres, bouteilles et amuse-gueules.

D'un côté Bruno sert le pastis. De l'autre Jacqueline prépare les kirs. Quelle organisation!

 

 

 Après l'apéritif, chacun déballe ses provisions. Quelle abondance ! Impossible de tout goûter, entre les taboulés des unes, les salades, pissaladières et saucissons en brioche des autres.

Bien sûr tout cela donne soif. Mais Geneviève s'évertuera à nous prouver d'heure en heure qu'elle conserve tout son équilibre.  

 

 

 

Profitons-en pour interviewer nos responsables de randonnées.

G:   Bruno, que penses-tu de cette saison 2006-2007 ? Est-ce un bon millésime ?

 B:        Excellent. Le niveau général progresse, tant en dénivelé qu'en distance.

 

 

 

 Qui l'eût cru ? Ainsi nous nous améliorons d'année en année!

G:        Que préfères-tu dans une randonnée ? La marche, la nature ?

B:        C'est un tout. La randonnée, c'est l'amour de l'effort physique, mais aussi de la flore,  la faune, l'histoire. Comme tu le sais, j'adore les petits sentiers perdus, les draïouns.

 En effet qui ne garde en mémoire ces petits sentiers épineux, parfois recouverts par la végétation, voire carrément disparus. 

 

 

 

 

 

 A la recherche d'un sentier disparu

(cartes et GPS semblent bien inutiles)

 

 

 G:     Bruno, quels sont tes projets pour la rentrée ?  

B:     Mes projets : "La Montagne de la Loube", près de Brignoles : on dirait les Dolomites en plus petit.

 B:        Et puis une nouvelle rando en bord de mer, à Porquerolles. 

 

 

 B:        Sans oublier Le Saint Trou.

G:        Quel programme excitant ! Le Saint Trou ?

 Et Bruno de me parler longuement de la légende du Saint Trou, de la traversée du Saint Trou dans le noir. Et de bien d'autres randonnées, dont nous vous laisserons la surprise.

 

 

 

 

 Après le repas, voici le café, et même pour quelques-uns, le pousse-café.

 

 

 Pour certains c'est l'heure de la sieste, pour d'autres la pétanque. Sans oublier les éternels joueurs de carte.

 

 Profitons-en pour demander à Jean, ce qu'il pense de cette saison de randonnées.

           

             J:    Excellente. Chacun s'améliore physiquement et psychiquement. Le niveau progresse.

 Décidément, on croirait entendre Bruno.

 

 

 

 

 

 

G:       Qu'apprécies-tu dans la randonnée ?

J:       Les échanges réciproques. On gagne beaucoup à accompagner des randonnées.

 G:        Pour toi, la randonnée est donc à la fois une activité physique et - disons - spirituelle.

 

 

  J:      Tout à fait. Elle nécessite communion et symbiose de tous les participants.

 

 

 

 

 G:        Cette année, vous avez inauguré la randonnée à deux vitesses : circuit long et circuit court. Es-tu satisfait de cette formule ?

 J:         Il me semble que la plupart d'entre vous en sont satisfaits. Cela permet à chacun de marcher à son rythme.

 Comme l'illustrent d'ailleurs ces deux photos de la mémorable "rando sportive" de Bruno, celle du Parc du Verdon.

 

 

 

  

 

Voici  le premier groupe, très détendu. Il ne leur reste plus que 4 heures de marche.

A droite les randonneurs du circuit court, très concentrés. Il leur reste encore 4 heures à patienter.

 G:        Dernière question, Jean. A quand l'ascension du Mont Mounier ?

 J:         Cela fait longtemps que je caresse ce projet. Pour le mener à bien, il me faudrait l'accord de plusieurs d'entre vous.

 G:        On y réfléchira. Merci Jean.

 Libérons Jean qui va s'adonner à son jeu favori : le jeu du bâton.

 

 

 

 

 Le joueur doit essayer de rattraper le bâton que Jean laisse négligemment tomber. Cela parait simple, mais personne n'y parvient.

 

 

 

 

 

 

 Allons à présent recueillir les impressions d'une GR (Gentille Randonneuse).

G:        Ginou, c'est ta première saison de randonnée. Comment l'as-tu vécue ? 

Gi:      Très bien. J'ai beaucoup apprécié la convivialité, l'ambiance sympathique du groupe.

G:        Quelle a été ta rando préférée ?

Gi:      J'ai beaucoup aimé le Massif de la Ste Baume, pour son cadre superbe, les paysages et la visite de la Sainte Grotte. Et aussi pour l'effort physique que cette randonnée réclamait.  

Gi:      Autre point positif : nous sommes informés de la difficulté de chaque marche, ce qui nous permet de bien doser notre effort.

 G:        Si je comprends bien, nous te reverrons à la rentrée ?

 Gi:      Plutôt deux fois qu'une !

 

 

 

 Je me permets d'offrir ce témoignage enthousiaste à nos responsables de randonnées : Bruno et Jean. En guise de remerciements.  

 Pour terminer, citons Daniel Royer :

 

 

 

 

  Rien n'est sérieux dans la vie.  Sauf la randonnée.

 Et Daniel d'ajouter : "La personne qui par inadvertance a emporté une chaise de marque VENEZIA KETTLER, est priée de contacter Daniel Royer au 04.94.19.17.07."

 

 

Encore un grand merci aux organisateurs de ce pique-nique au bord du Lac de l'Avelan.

Prochaine sortie - et dernière de la saison -, le jeudi 28 juin avec Jean pour 12 km à Roubion, dans le parc du Mercantour. (Le déjeuner sera pris en commun au refuge de Longon). 

 

 

  

 

  Merci aux photographes, Nicole BRINSDON, Gérard CHARPY, Geneviève CHAUMAZ, Christiane DEUX.

 

   

Et voici encore quelques photos en vrac :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie Gérard - dans randosboulouris
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 22:06

Lac et Col de FENESTRE.

 

Après une bonne nuit (pas pour tous semble t'il) dans nos trois hôtels de St.Martin-Vésubie, le groupe repart pour la Madone de Fenestre où Bruno GUERIN nous a conviés pour une petite balade jusqu'au col de Fenestre. Le temps est un peu couvert, moins beau qu'hier pour les lacs de PRALS, mais pas trop  froid.

Toujours la jolie petite route qui rejoint le refuge mais, aujourd'hui, un  débardage de sapins arrête la circulation. Un gros arbre est bloqué dans un contrebas de la route et, devant le nombre de voitures bloquées, le chef de chantier décide de déplacer son matériel pour dégager la route, tant mieux. Un peu plus loin c'est un troupeau de vaches qui oblige les voitures à s'arrêter. Va t'on enfin y arriver ?

Voilà nous sommes à la Madone de Fenestre, ce coup-ci, sur le parking supérieur. NB : pour des informations supplémentaires sur St Martin-Vésubie, Le Sanctuaire de la Madone de Fenestre et le Mt. GELAS, reportez-vous à l'article précédent sur les Lacs de Prals-20/06/2007.

 26 marcheuses et marcheurs se rassemblent autour de Bruno pour 7 km et 700 m de dénivelée. Le temps est  couvert,  le vent semble souffler assez fort en altitude et les nuages courent à toute allure, dégageant de temps en temps un coin de ciel bleu. Bruno nous explique que nous pourrons prendre notre pique-nique sur les tables du refuge...ce qui ne fait pas sourire certains qui auraient préféré un coin d'herbe. C'est vrai qu'il y en a peu sur ce versant, très minéral.

Voilà, c'est parti. Pour certains,  la journée d'hier est encore dans les jambes et le groupe est assez distendu sur ce chemin bien caillouteux. Peu de fleurs sur ce versant, sauf une petite joubarbe un peu perdue dans les cailloux. Nous dominons maintenant le sanctuaire de la Madone , la vacherie et sur notre droite le confluent des deux torrents qui vont former la Vésubie. En contrebas, premiers chamois. Ils sont assez loin et bien tranquilles. Un peu plus haut, sur notre gauche, en ombre chinoise sur les nuages, un autre chamois nous observe puis se décide à courir dans la pente, coupant le chemin devant l'arrière-garde du groupe. Quel spectacle !!!

Nous arrivons à la balise 368 à 2050 m, c'est le point de jonction avec le chemin du retour. Un petit gué permet de franchir le pied de la cascade qui s'avèrera être le déversoir du lac de Fenestre, 220 m plus haut (entre temps le ruisseau aura fait quelques zigzags, sinon nous aurions là une des plus haute cascade du monde !) . Quelques gouttes nous surprennent mais c'est une fausse alerte, le temps reste couvert sans plus.

La montée se fait un peu plus rude et ça traîne un peu à l'arrière...mais Camille veille !

Nous découvrons enfin le lac dans un décor aride et pierreux. Avec un peu de soleil ce serait certainement très beau, mais aujourd'hui, c'est un peu gris. Pas question de voir le Mont GELAS, il est dans les nuages. Petite restauration, petit tour" à la jarre", pas facile pour ces dames...Une d'entre elles, fatiguée, va retourner au refuge. Pas de risque de se tromper, il n'y a qu'un seul chemin et de plus assez fréquenté.

Nous repartons en direction du col et bientôt apparaissent les premières casemates qui nous rappellent que nous sommes sur un passage stratégique entre l'Italie (la frontière est à 600 m à vol d'oiseau) et la France. Les romains, bien sûr, ont emprunté ce chemin(mais n'ont pas construit les casemates...) ainsi que, certainement, les Ducs de Savoie.

A la cote 2316 après nous avoir accompagnés jusqu'aux casemates, deux autres dames vont choisir de repartir par le chemin qui évite le Pas des Ladres. Maintenant nous rencontrons les premiers névés et Bruno nous met en garde contre le vent qui souffle parfois très fort au col. Tout un groupe de bouquetins se déplace placidement à une vingtaine de mètres de nous et André va pouvoir s'en approcher encore ce qui lui vaudra la plus sensationnelle photo de ces beaux animaux. Enfin" beaux" n'est peut-être pas le terme le mieux adapté car ils ont encore leur pelage d'hiver, un peu grisâtre.

Manifestement ils ne sont pas de passage et les traces qu'ils ont laissé dans les casemates montrent bien qu'ils ont adopté ce coin de montagne.

Voilà le col qui débouche côté italien sur le Val Gesso. Le soleil nous envoie un petit rayon pour éclairer nos courageuses amies, heureuses d'être arrivées jusque là.

 

 

 

Un petit tour dans les casemates avec une vue superbe sur l'Italie et déjà Bruno donne le signal du départ car il ne fait pas chaud, même si le vent est moins fort que prévu.  Marcel va repartir seul pour rejoindre nos deux amies qui ont déjà entrepris la descente alors que les 22 "rescapés" s'engagent sur le chemin du Pas des Ladres. Très dépaysant ce petit sentier en encorbellement avec ses à-pics, il nous donne des sensations "andines" (le chemin de l'Incas) ! Un petit plateau nous permet de souffler un peu, le Pas des LADRES, autre petit col à 2448 m est juste en dessous de nous.

Superbe ce Pas des Ladres ! Vers l'ouest, tout en bas, à 2150m, le petit lac de Trécolpas, est encaissé entre les montagnes qui atteignent les 2800 m. Du Pas des Ladres, une piste très pentue dans sa 1ère partie rejoint ce joli lac. Ce sera un de nos objectifs pour la rentrée de Septembre. Un petit groupe semble vouloir profiter du paysage, finalement on ne serait pas mal ici pour pique-niquer d'autant plus qu'il n'est pas loin de  midi... Mais Bruno, avec le reste des marcheurs, attaque rapidement la descente, il a toujours en tête le refuge de la Madone comme lieu de pique-nique.

Le vent a commencé à chasser les nuages et le Mt.Gelas est presque dégagé. De plus en plus de bleu dans le ciel, le paysage est merveilleux. Au sud, en face de nous, le versant où nous étions hier,est fermé par la baïsse des Cinq lacs.

La descente se fait en deux groupes  qui se rassembleront à la balise 368 après avoir suivi le ruisseau et la cascade que nous avions pu admirer ce matin. Il fait de plus en plus beau et quelques vertes prairies, parmi les rochers, nous invitent à  la pause ... mais Bruno continue.

 Jusqu'à la bifurcation de la balise 368, la pente est forte, le chemin, bien caillouteux descend en lacets successifs.

Après le regroupement, "nous tombons" sur quatre chamois qui broutent entre les rochers. Tout ce petit monde animal est calme, sans stress semble t'il et en tout cas habitué aux visiteurs. Jean-Claude, Dominique et Françoise se sont "échappés". Un coup de sifflet "comminatoire" va ramener Françoise, bien obéissante, dans le groupe alors que les deux autres marcheurs continuent leur descente. C'est que Bruno a décidé de s'arrêter; choisissant un coin d'herbe bien verte entre les rochers,  il nous invite à pique-niquer, au soleil et en face du Mt.Gelas, complètement dégagé. Tout le monde semble apprécier ce "Déjeuner sur l'herbe"plus agréable que les tables du refuge. Un chamois nous surveille du haut de la crête.

Puis nous reprenons notre descente sur une pente moins raide et moins caillouteuse.   Nous apercevons la vacherie en contrebas puis les bâtiments de la Madone. Au refuge nous retrouvons tous nos" dissidents", Jacqueline, Nicole, Marcel et son Yvette, Dominique et Jean-Claude, repus !

C'est encore l'heure du café pour les arrivants et l'expresso est excellent. Bruno qui s'était occupé de la commande faillit en être privé.

Voici terminées ces deux journées sensationnelles  dans le Mercantour.

Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo et Bruno nous a fait découvrir aujourd'hui un grand classique de la randonnée que tout le monde a apprécié. Merci Bruno.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, André TUPIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

Quelques photos en vrac :Votre rédacteur en situation de photographe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premières casemates côté français

 

 

                                                               La petite casemate au col de Fenestre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la fenêtre de la casemate du col de.... Fenestre

 

 

Montée vers le Pas des Ladres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lac de Fenestre vu de la montée vers le Pas des Ladres.

 

 

 

 

 

La descente le long du torrent                                           Le confluent des torrents à l'origine de laVésubie.
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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 17:05
Les Lacs de PRALS
 
Avant de clore la saison, nos sympathiques guides-accompagnateurs nous avaient préparés deux jours de randonnée dans le Mercantour au-départ de St Martin-Vésubie
En 1200,  ce village s'appelait Sanctus Martinus, puis en 1388 son nom devint San Martin de Lantusca et en 1889 Saint Martin Vésubie. Classée station climatique, Saint Martin Vésubie, se trouve à une altitude idéale pour un changement d'air en famille. "La petite Suisse Niçoise" est un concentré d'air pur et d'eau fraîche qui se transforment en énergie. Ce sont aussi les abeilles et le miel, les fleurs de nos montagnes, les troupeaux, les vacheries du Boréon et de la Madone de Fenestre, où l'on peut savourer la tome de chez nous. Ce sont encore les Fêtes commémorant les traditions ancestrales : Fête du Pain, Fête du Bois, Fête du Cheval... C'est l'accueil direct et chaleureux des montagnards du Sud qui vous convient à goûter tous les charmes du Haut Pays.
Comme la majorité des participants ne souhaitaient pas coucher au refuge de la Madone de Fenestre, nous avions retenu l'option hôtel et les 34 participants se répartissaient dans 4 établissements différents.
Pour aller aux lacs de Prals, c'est Jean BOREL qui "menait", le premier jour, pour 530 m de dénivelée et 9 km avec 32 marcheuses et marcheurs : un record ! Pourtant aujourd'hui il n'y a pas de restaurant (!) sur le parcours. Des conjoint(e)s de marcheur(euse)s nous accompagnent plus quelques revenants. Il faut dire que le programme de ces deux jours est alléchant.
 Les 11 km qui séparent le village du Sanctuaire de la Madone se font sur une petite route très agréable, bordée de grands mélèzes, d'épicéas et de sapins. Elle suit le lit de la Vésubie qui va prendre sa source un peu plus haut du côté du Lac de Fenestre, bien que le sujet fasse polémique. Les cytises sont en fleurs et d'un jaune particulièrement éclatant par ce soleil matinal. Et oui, il fait très beau et le ciel est d'un bleu "montagnard" !!! Les voitures vont se garer dans divers parking sous la Madone.
 L'origine du Sanctuaire de la Madone de Fenestre,  pourrait être un temple romain. Reconstruit par les Bénédictins en 887 sous le nom de Notre-Dame de Grâces, il fut détruit au X ème siècle par les Sarrasins. Selon la légende la Vierge apparut alors. Les Templiers le reconstruisirent au XIII ème siècle en même temps qu'ils édifièrent un hôpital. Après la disparition des Templiers, il dépendit de la Cathédrale de Nice (1307). Dés 1388 il devint refuge des voyageurs car le col était le meilleur passage entre Nice et le Piémont. En 1456, l'hospice de Fenestre fut détruit par un incendie. Sous la révolution (1792) le sanctuaire fut pillé et à nouveau incendié (1793). Les Saint Martinois le reconstruisirent mais comme à cette époque le culte était interdit la statue de N-D de Fenestre fut cachée. Le sanctuaire devient français en 1947 avec le traité de Paris.
 
  Situé à 1 904 m d'altitude, entouré de montagnes et dominé par le Mt. Gélas (3 143 m), plus haut sommet des Alpes-Maritimes, Fenestre doit son nom, d'après la légende, à une trouée dans le "Caïre de la Madone", rocher derrière le sanctuaire situé entre les sommets du Ponset à droite et du Mont Colomb à gauche.
Le Maître Autel est dédié à Notre-Dame de Fenestre, vénérée par toutes les populations des environs et du Piémont lors des processions du 15 août et du 8 septembre.
De nos jours, la statue en cèdre du Liban polychrome (du XIVème siècle) passe l'hiver à St Martin Vésubie (descente en procession au mois de septembre) et regagne le sanctuaire au début de l'été (montée en procession au mois juin).
 La Madone serait apparue à plusieurs reprises dans la trouée dite du "Caïre de la Madone".
 L'édifice actuel est une reconstruction du XIXème siècle, rendue nécessaire à la suite d'un grand incendie. Le bâtiment représente le type même des sanctuaires alpins, dont on peut retrouver d'autres exemples, du plus méridional avec la Madone d'Utelle, et plus au nord par celui de Sainte-Anne de Vinadio...
Les bâtiments comportent une partie moderne occupée par un refuge de montagne très bien équipé.
 
Premier petit topo de Jean qui nous rappelle que nous sommes dans un Parc National avec des règles très strictes( pas de feu, pas de cueillette, interdiction de fumer, pas d'arme ni animaux de compagnie,... ). Voilà, nous sommes partis et très rapidement nous rencontrons notre première marmotte près d'un groupe de rochers, pas plus inquiète que cela. Nous montons calmement le long d'un petit torrent dans un paysage verdoyant et bien fleuri. Première pause casse-croûte. Une partie du groupe est parti ce matin de St Raphaël et pour eux le petit déjeuner est lointain. Pour les 9 qui ont couché à St.Martin Vésubie, ça va bien, merci!   Second topo de Jean qui va nous décrire la flore, la faune locale et évoquer le Gypaète barbu- qui semble l'intéresser autant que le Mont Mousnier- qui vient de faire l'objet d'une réintroduction avec la participation du prince Albert II de Monaco, à Vignols, où nous passerons la semaine prochaine.
Nous sortons de la forêt, où les premiers rhododendrons sauvages s'étalent en roses buissons, mêlés à des gentianes jaunes qu'il faudra revenir voir en fleurs dans un mois, pour une zone de prairie parsemée d' anthyllis des montagnes. Un groupe de marcheurs nous dépasse, l'un deux, selon Jean, ressemble à un gypaète barbu ( sic). A part la barbe, vous jugerez ! 
 
 
Parmi la faune locale, Jean a oublié de nous parler des mouches... et pourtant ! Certaines couleurs les attirent et les casquettes de Marie et de Jean-Marie en sont couvertes. Ce dernier avouera en avoir avaler 3... en redescendant du pas du Néglier, mais n'anticipons pas.
Nous sommes rentrés dans le vallon de Prals qui va nous conduire en bas du plan du même nom. Jolie chute arrière de Camille qui adore marcher à reculons mais qui n'avait pas vu un rocher, pas de bobos, l'herbe a bien amorti le choc. La pente s'accentue, nous quittons la prairie et les petits ruisseaux qui cascadent pour une zone plus rocheuse qui va nous conduire au premier lac. Cris de marmottes et grandes gentianes bleues : on est vraiment dans les Alpes ! Un superbe champignon s'est développé sur une bouse de vache.
 Que c'est beau !!! Nous abordons les cinq lacs par le plus occidental et aussi un des plus petits. Petite pause pour respirer avant de nous diriger vers le plus grand d'entre eux, à l'est.
Jean avait retenu ce lac car il pouvait servir de lieu de pique-nique et surtout de départ pour une option ascensionnelle à la cime de Paranova à 2556 m. Tandis que le groupe s'installe sur la rive ouest du lac un groupe de 15 marcheurs, dont 4 dames, attaquent la montée. Aucun des rédacteurs n'ayant atteint le sommet, c'est Jean BOREL qui reprend la... "plume".
"Un peu oubliée des randonneurs en raison de la proximité encombrante du Mt.Néglier, elle réserve pourtant de très belles vues avec des angles originaux sur les sommets de la Haute Gordolasque et les lacs de Prals. A 11 h 30, un groupe de 15 s'engage plein est vers le pas du Néglier à 2442 m. La montée finale est assez raide, mal signalée, mais ensuite, à partir du Pas, les difficultés sérieuses commencent. Il faut obliquer plein sud pour accéder au sommet en suivant l'arête, avec des passages en escalade assez vertigineux, pour gravir les 116 m restants. 7 grimpeurs décident de redescendre alors que 8 téméraires, dont Françoise, continueront jusqu'à la plate-forme sommitale, atteinte à 12 h 30. Marcel qui avait trouvé une voie plus facile était déjà arrivé à la balise. Le point de vue est vraiment extraordinaire avec les lacs à l'ouest, où se prélassent nos amis et à l'est le vallon verdoyant de la Gordolasque dominé par la cime du Diable ( 2685m) et le grand Capelet (2935 m)et au nord le Mt. Neglier(2786 m) et le Mt. Ponset(2828m)
Le retour se fera sans problème par un autre itinéraire, toujours aussi mal signalé, direction sud-ouest vers la baïsse de Prals, puis descente plein nord, au milieu des éboulis, qui nous ramène à 13 h 15 sur les berges du lac."
Un à un les 8 courageux se verront décernés, par Yvette, une médaille...en saucisson qu'ils accepteront tous joyeusement.
Dès le retour du premier groupe, les victuailles étaient déja sorties des sacs et le repas avait commencé sans attendre les "alpinistes".
Bruno, gigotant sous les attaques des mouches, va nous faire un topo sur la vie "passionnante" des marmottes et nous allons découvrir, avec étonnement, que leur température interne est de 45 °. A un moment nous nous sommes demandés s'il n'était pas devenu anglais et nous parlait de ° Fahrenheit !
Puis c'est l'heure de quitter le lac pour atteindre la baïsse des 5 lacs. Au revoir les vaches, il y aura peut-être moins de mouches sur l'autre versant ?
Photo du groupe au col où nous allons découvrir nos premiers quadrupèdes, en l'occurrence quatre chamois, pas très inquiets.
Au nord la vue vers le col de Fenestre est royale. Ce sera notre objectif demain. C'est un univers entièrement minéral et il faut que nous profitions bien des rhododendrons car il semble bien que demain, nous n'ayons pas beaucoup de végétation à nous mettre dans l'oeil. Et nous allons en profiter pendant toute la descente, en pente douce d'abord, puis en lacets. "Sixième" lac, vraiment minuscule et presque à sec. Mais avant de descendre Jean va nous faire découvrir le Mt Gelas et l'histoire de sa première ascension.
"Le Mt. Gelas est un sommet bicéphale qui, avec ses 3143 m est le point culminant des Alpes Maritimes. Nous nous en approcherons demain lorsque nous serons au col de Fenestre. Il a été gravi le 17 juillet 1864, pour la première fois par une cordée venant d'Italie organisée par le comte Paolo di Saint Robert. Passant par le col de Fenestre, ils l'attaquèrent par la face méridionale, en le contournant par l'est. Cette voie deviendra le chemin d'accès normal pour les randonneurs alpins."
Sur notre droite, une jolie cascade alimente le petit torrent qui se jette dans la Vésubie et irrigue une prairie où le groupe va faire une pose. Il reste à descendre le vallon du Ponset par un chemin assez raide qui aboutit dans une grande prairie encombrée de souches énormes aux formes tourmentées. Depuis la baïsse jusqu'au petit pont, quelques chutes, sans gravité ont été enregistrées mais la fatigue et la chaleur commencent à se faire sentir. Encore un petit effort, les voitures sont juste à côté. Selon leur stationnement, certains passeront devant la vacherie alors que les autres traverseront le torrent juste avant. Passé le pont, la prairie est couverte d'un mélange de renoncules jaunes et de gentianes. Les clarines d'un troupeau broutant près du refuge nous accueillent lorsque nous retrouvons la route.
Un petit bravo bien mérité pour les non-habitués, conjoints et conjointes qui se sont très bien comporté(e)s.
Retour vers nos hôtels respectifs mais aujourd'hui le pot de l'amitié sera un peu perturbé, certains préférant prendre une douche avant, d'autres, plus assoiffés se précipitant sous les parasols. N'oublions pas nos joueurs de cartes qui s'installeront confortablement...sur une table.
A 19 h30, nous nous retrouverons à 34 mais pas question de faire une grande table. Dommage mais nous avons pu quand même dîner en bonne convivialité. Pour la prochaine fois il faudra peut-être envisager de retourner à la Châtaigneraie.
 
Merci Jean pour cette superbe balade. En plus, tu avais commandé du beau temps, ce qui n'est pas toujours évident en montagne, et tu as été bien servi alors que depuis le début de la saison tu avais déjà du annuler trois sorties pour cause d'intempéries.
 
Prochaine sortie- la dernière de la saison- avec Jean BOREL, le jeudi 28 à Vignols-Roubion.(Aux dernières nouvelles, déjeuner pris en commun au refuge de Longon-20€) 
 
Merci aux nombreux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, André TUPIN, Daniel MANGIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE 
 
Quelques photos en vrac :
La montagne, douce ou sauvage...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Montée dans les névés.
Pas du Néglier.
 
 
Vers la vallée de la Gordolasque.
Qu'ils sont petits tout la haut, nos "alpinistes".
Ah ! la nature  et les petites fleurs.
 
 
 
 
Le sixième lac
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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 11:45

Le Mont LACHENS 

 

Ou, Le Jour de gloire DE BALOU.

 

Bruno GUERIN nous a ramenés dans le  Var pour découvrir le Mont LACHENS, plus haut sommet du  département. Au départ de St Raphaël le temps était bouché, mais à partir de Bargemon, nous avons retrouvé le soleil. 19 marcheuses et marcheurs se retrouvent donc à la Roche Esclapon où va nous accueillir joyeusement, un joli chien  noir et blanc, très typé chien de berger du genre border collie. Il va particulièrement faire la fête  à Françoise... . Mais nous en reparlerons... Petit briefing de Bruno qui a sorti profils et cartes . Il nous explique que son projet initial était de monter par la face Ouest, très raide et de redescendre par la face Sud, plus facile. Mais le souvenir de la "souffrance" de certains, l'année passée, en montant au château de La Bastide, l'a conduit à nous proposer l'inverse, ce qui permettra en outre, à ceux qui souhaiteraient  éviter le sommet de  revenir vers le village par le confortable GR 49. Pendant ce temps, le chien, dont nous ignorons le nom à ce moment, surveille les préparatifs. Le groupe accepte ce projet et à 8 h 45, nous quittons la Roche Esclapon.

Le chemin est agréable, la pente douceLe chien nous a  accompagné, ou plutôt précédé car il gambade devant nous dans un incessant va et vient. Aurions-nous aujourd'hui un nouveau guide...?

Aujourd'hui, les deux fleurs principales, outre les petites plantes traditionnelles de montagne, seront l'églantine et le genêt que nous trouverons en quantité  sur ce versant.

 Première pose de la matinée. Le chien va de l'un à l'autre, tout excité . Nous allons découvrir sur son collier qu'il s'appelle BALOU.    

Nous commençons à apercevoir la falaise et les premiers parachutes qui se lancent du sommet, puis nous arrivons à proximité de l'aire d'atterrissage.

Petite chute de Daniela, à l'arrêt, déséquilibrée par un rocher. Douleur au petit doigt. Vilaine rencontre avec trois nids de chenilles impressionnants, accrochés sur des petits arbustes le long du chemin et débordants de ces sales bêtes.

 La végétation se fait de plus en plus rare et comme prévu, à la cote 1505, deux de nos compagnes vont nous quitter pour revenir par une boucle sur le GR 49. Pour elles, pas de risques de se tromper, nous avons installé un petit balisage au seul endroit délicat.

 

 

 

 

Maintenant nous sommes juste sous le départ des parapentes et le ballet qu'ils effectuent au-dessus de nous est fort harmonieux. Ils semblent faire moins d'efforts que nous qui peinons sur le chemin de plus en plus raide. Il fait encore beau mais le sud est complètement bouché, "fortes entrées maritimes" dirait Jean BOREL, s'il était là. Lorsque nous atteignons la plate-forme de départ le vent est assez violent et les parapentistes ont beaucoup de mal à décoller. Françoise part en tête pour atteindre le sommet, suivie... de BALOU. Quatre autres marcheurs la suivent en coupant les virages de la route bitumée qui conduit à la zone interdite , ancienne zone militaire, où se dressent les antennes. A la cote 1710, on ne peut franchir les quatre derniers mètres restants à cause de la clôture. Le vent est maintenant très fort et le côté sud   complètement bouché . Le groupe des cinq, parti en éclaireur, rejoint le reste de la troupe qui a préféré la route et c'est la photo traditionnelle à la cote 1708. Nous sommes à la limite du Var, des Alpes de Haute-Provence et des Alpes Maritimes. L'herbe est piquetée de petites "Dames de 11 heures" (Ornithogalum umbellatum).

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Pas de vue sur le  littoral de Toulon à Nice, ni encore moins de Corse, les nuages côté sud sont de plus en plus épais et de plus en plus bas, tant pis, nous y reviendrons...un jour de mistral ! Côté terre la visibilité est encore très bonne sur le Parc Régional du Verdon.

Nous rejoignons un joli vallon bien protégé pour notre pique-nique :  rochers et verte pelouse limitée par de superbes pins permettent une installation très confortable. BALOU est là bien sûr et en chien bien élevé, il ne réclame pas de nourriture mais s'intéresse toujours de très près à Françoise. Ayant raté la photo, Jean-Marie rappelle BALOU qui revient s'installer près de Françoise mais là, il va devenir très entreprenant et comme elle est en train de boire son café, vous imaginez la suite. En fait, il est très amoureux de notre "gazelle" et lorsqu'elle voudra s'isoler, il faudra que nous le rappelions vigoureusement pour qu'elle parte en paix. Heureusement, il est bien dressé et a beaucoup de "rappel". Il faudra à nouveau forcer la voix lorsque nous le retrouverons jouant avec la visière de sa préférée. Sympa BALOU !!!

Nous repartons pour rejoindre la table d'orientation à 1688 m, pour une fois, en très bon état, mais elle ne nous sert à rien, le paysage est complètement bouché et il ne fait pas chaud.

Jusque là, le chemin a été bien balisé mais ce n'est plus le cas (Ah ! le Var?). Quelques marques bleues seulement, peintes sur les rochers, à peine visibles. Heureusement les GPS veillent. Nous sommes sur une "arête sommitale", avec,  à notre gauche une impressionnante falaise. Aucun arbre,  des cailloux et de l'herbe parfois haute et glissante, la forêt est plus à droite. Après la traversée d'un petit bois nous coupons la route qui monte vers le sommet et nous abordons la grande descente  au milieu des buis. Dans un premier temps, le chemin est pentu mais l'absence de cailloux permet une descente agréable. A notre droite, nous apercevons les ruines du château de La Bastide et à partir de ce moment-là, le chemin devient très rude : forte pente , cailloux et marches hautes. C'est Nicole qui va en faire les frais avec une chute spectaculaire, sur le côté. C'est son bras droit et son épaule qui ont porté . Elle est  à peine égratignée mais c'est douloureux. L'arnica va sortir de la trousse à pharmacie et aura eu, semble t'il, de l'effet car le lendemain il n' y avait pas de traces d'hématome. Mais la pauvre a été bien sonnée.

Nous achevons la descente sans problème jusqu'à l'entrée de La Bastide.

Le soleil est revenu et il ne nous reste plus que 1,5 km pour rejoindre les voitures et les deux petites isolées qui avaient effectué une descente très rapide avec un arrêt repas de 15 minutes contre une bonne heure pour le groupe principal. Rapide visite de l'église, petite et simple, mais bien restaurée. Le bar où nous voulions aller boire notre pot habituel n'ouvrait qu' à 17 h. Ce n'est pas la première fois que nous sommes confrontés à cette situation. C'est un peu dommage pour le commerce local... et pour nous ! Enfin nous avons pu admirer la gigantesque fresque qui décore sa façade et  illustre bien les deux particularités du village, le pastoralisme ovin et le vol libre.

BALOU nous a quitté pour aller retrouver ses congénères, après avoir bien failli se faire écraser à l'entrée du village. Ce fut un bon guide lui aussi---

C'est donc à Bargemon que nous nous   désaltérons  et remercions  Bruno de cette belle rando qui, avec ses 915 m de dénivelée (pas mal ! un record pour certains) pour 16 km, environ, nous a conduit au sommet du département. Merci aussi d'avoir choisi la montée par le côté le plus facile.

  Au nom du groupe de marcheurs, nous offrons à Nicole une boite de chocolats (bien conservés dans une glaciaire toute la journée) pour la  remercier, ainsi que Gérard, pour l'apéritf offert à Roure, à l'occasion de son anniversaire.

 

NDLR : nous l'avons gravi mais nous ne savons toujours pas comment se prononce LACHENS : Lacan, Lachan, Lachene,... ? Qui nous donneras la bonne réponse ?

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

 Prochaines sorties les 20 et 21 Juin à St Martin-Vesubie avec Jean BOREL (Les lacs de Prasles) et  Bruno GUERIN (Lac et Col de Fenestre ). Les profils sont dans l'album éponyme.

 

Quelques photos en vrac : Le bel oiseau !

 L'abreuvoir des moutons

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pique-niqueurs "d'en haut"

 Campanules et pois de senteurs

 

 

 

 

 

 

 

Vainqueurs du Mont LACHENS

                                                                                                                                                                                                                                    

 

 

 

 

La Roche Esclapon  

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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 18:22

                                             

 St. SAUVEUR de TINEE-ROURE

 

 Jean BOREL a mis son grand chapeau noir, mauvais signe, confirmé par une  météo cata :  couvert le matin, pluie l'après midi. Pourtant, 28 marcheuses et marcheurs, avec une parité parfaite, s'étaient rassemblés à Saint Sauveur-sur-Tinée,  charmant petit village de l'arrière-pays niçois, au confluent de la Tinée et de la Vionène, au blason évocateur de territoires plus exotiques. Effectif important, mais si nous avons choisi de  monter à ROURE, avec une dénivelée de 700 m, c'est pour aller déjeuner à l'Auberge du ROBUR. La distance à parcourir n'est pas très importante, 10 km environ, mais la montée se fera sur 4, 5 km et Jean a prévu qu'un second groupe pourrait partir de la cote 923, n'ayant à monter de quelques 200 m. D'autant plus qu'aujourd'hui nous avons retrouvé, avec plaisir, quelques anciens dont Jean BRY, notre doyen, et Monique BLANDIN.

 

 

 

 

C'est donc Daniel et Nicolas qui vont prendre en charge ce petit groupe de CP (cours préparatoire...) composé de 13 marcheur(se)s alors que Jean partira avec "les grands". En principe tout le groupe devrait redescendre ensemble...mais n'anticipons pas.

Afin d'essayer de se retrouver dans la montée, Daniel et Nicolas, qui avaient aussi reconnu le parcours, vont passer un peu de temps dans le village en s'arrêtant d'abord à  la boulangerie (spécialités : tarte aux blettes, croissants grillés !)puis...dans le bistrot du pays pour un petit café.

Jean et son groupe attaquent la montagne par un petit sentier aux lacets très serrés qui cheminent autour de la conduite forcée qui apporte l'eau de la Vionène  à l'usine hydroélectrique de Rimplas, après avoir traversé la vallée de la Tinée.

Ah ! ce merveilleux principe des vases communicants !

En fait, il y a un petit problème sur la carte IGN, car nous ne devrions pas couper la conduite. Pourtant le GPS est formel, nous sommes sur le bon chemin.

A plusieurs reprises, Camille, notre serre-file, va nous abandonner pour déguster les fraises des bois qui couvrent certains bas-côtés. Très gourmand aujourd'hui, mais n'est-ce pas tous les jours ainsi? Nous le retrouverons sous un cerisier sauvage avec Gérard. Etonnement de rencontrer à l'état naturel, Ligustrium vulvare,  le bon vieux troène de nos haies, poussant ici de façon sauvage et dont les fleurs embaument notre progression.

Nous rencontrerons aussi tout du long du parcours Cotinus coggygria (NDLR : les noms en latin sont pour Daniel ROYER qui ne connait  la botanique que dans cette langue morte...)  autrement dit, arbre à perruques, à divers stades de floraison, du blanc au rose. Une petite pause en haut des lacets permet à Jean de nous signaler que nous sommes dans une zone de châtaigniers qui , comme nous pouvons le constater, sont en fort mauvais état. Une association a été créée pour sauver ces arbres et redonner à la région de Roure sa spécialité. C'est d'ailleurs à Roure qu'a lieu tous les ans la fête de la châtaigne. Nous sommes précisément arrêtés sur la propriété d'un autochtone, rencontré par Jean lors de sa reconnaissance,  qui déboise son terrain en essayant de sauver ses arbres et possède une charmante bergerie un peu plus loin.

Le soleil nous envoie un léger rayon, la météo se serait-elle trompée ? Le village de Saint Sauveur est juste en dessous de nous et dans la direction de sud-est se dresse le fort de Rimplas sur son éperon rocheux. Nous arrivons au hameau de Berghin, constitué de deux maisons aux toits de lauzes grenats, lesquelles nous allons retrouver à partir d'ici, sur toutes les constructions anciennes.

Après avoir cheminé parmi les orties -gare aux mollets- nous repérons le second groupe, "les petits CP", qui viennent de quitter leurs voitures et  vont, enfin, se livrer à quelques exercices... Voilà, nous atteignons, à notre tour, la cote 923 et pour le moment le soleil a réussi à sortir des nuages, mais à priori ce n'est ps gagné côté météo.

Nous arrivons à la côte 970 quelques minutes avant les  CP et c'est le regroupement. Chapeau pour le timing ! La route a été taillée dans un schiste grenat dont on extrait les lauzes pour les toitures. Et ça repart pour l'ultime montée mais, un groupe de "grands" s'échappe et rate l'entrée du GR à gauche. Trop content de leur donner une petite leçon (On ne dépasse pas le guide...), Jean les laisse filer et c'est Camille qui les rappellera après 300 m inutiles.

Arrivés en-dessous du village de Roure,  Jean et Daniel nous ferons un petit topo au pied de l'arrivée de l'ancien téléphérique qui permit, jusqu'à 1935, de monter de la vallée le matériel lourd, aucune route carrossable n'ayant été construite. Ils évoquent aussi l'Arborétum, très récent qui rassemble les arbres de montagne du monde entier, projet pour une autre randonnée ?

Nous gagnons le Castel, petite plate-forme qui permet de découvrir tout le village et en particulier...notre restaurant dont la terrasse couverte en surplomb est impressionnante. La température a brusquement chuté et le ciel s'est assombri.

  Après une photo du groupe sur les marches de l'église "romano-gothique" Saint-Laurent, avec cet étonnant pastiche de façade classique italienne, à niches, du 18ème, et de clocher-mur roman, dont la partie supérieure à 3 arcatures est romane et la partie inférieure d'un style grossier très antérieure, nous contemplons, à l'intérieur, un superbe retable de l'Assomption (1560) attribué à Bréa. Mais la vue la plus remarquable de cet édifice se fera du chemin qui le contourne par le nord avec, en premier plan, son petit cimetière.

 

Dernière petite montée jusqu'à la chapelle Saint Sébastien qui date du 16 ème siècle. Le bâtiment n'a rien de très caractéristique si ce n'est un enfeu très vaste mais ouvert sur ses deux faces latérales, ses fresques intérieures sont très intéressantes et on y retrouve beaucoup de représentations du diable, Brr... De la chapelle, au nord-est,on aperçoit le village de Roubion où nous serons à la fin du mois de juin.

 

 

 Mais il est midi, c'est l'heure de l'anniversaire de Nicole qui aura droit à un bouquet de valériane et  à plein de bises dont celle de notre doyen et celle...plus vorace de Claude.

 

 

 

 

 

Nous redescendons à l'auberge où nous attend l'apéritif offert par Nicole et Gérard et nous levons nos verres à ses 26 ans... Pendant tout ce temps, le soleil a de nouveau été absorbé par les nuages et comme dit Jean :"il y a des entrées maritimes". Au moment du déssert, la pluie commence à tomber.

 Mais il faut bien repartir . Les vestes imperméables et les ponchos vont sortir des sacs et c'est une troupe bien bigarrée, sorte de "Marche de l'empereur" recolorisée qui attaque la descente. Une partie du groupe rejoint les voitures à la cote 923 alors que les 16 plus courageux  continuerons sur l'itinéraire prévu. Les dalles de schiste sont un peu glissantes mais tout le monde est prudent et aucune chute ne sera enregistrée. Une tentative de "débachage" eu lieu à mi-pente mais la pluie redoublant, les impers ressortirent bien vite. Nous surplombons le confluent des deux rivières et au bord du chemin, une sorte de canal d'irrigation, taillé dans le rocher conduit l'eau à des plantations près du village. En franchissant le pont sur la Tinée nous constatons que la pluie a certainement commencé plus tôt en amont car l'eau est grisâtre alors qu'elle était bien verte ce matin.

 

 

 

 

 

Arrivés aux voitures, ce fut plutôt la débandade et le café où devait se prendre un verre étant fermé, seules deux voitures se sont arrêtées un peu plus bas à Roussillon. Là, dans la précipitation à se mettre à l'abri, Dominique ferma ses portes sans s'apercevoir que Claudie était encore à l'intérieur. La pauvre avait heureusement son téléphone sur elle et put appeler pour se faire délivrer et partager le pot.

 Voilà encore une rando terminée. Merci Jean, tu avais bien fait de sortir ton chapea

Prochaine sortie le jeudi 7 juin à BEUIL avec Jean BOREL.

  Merci aux photographes Gérard CHARPY, Marcel PRANTONI, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

 Quelques photos en vrac:

                                                             St Sauveur-sur-Tinée.

Façade de l'Eglise St Laurent de ROURE.

Petite bergerie.

Lavoir à ROURE.

Fresque de la chapelle St.Sébastien.

 Les joyeux compères !

Il repleut, on "rebache".

 

 Stoïques sous la pluie

 

 

 

 

 

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 17:01

 

  La Montagne de THIEY

 

En ce 24 mai, par une journée promise comme très chaude par la météo, Bruno GUERIN a emmené ses vingt deux marcheuses et marcheurs dans les Alpes Maritimes, au-dessus de St Vallier. Le rassemblement se fait vers 8 h 30 sur un parking très bien aménagé, en pleine verdure, dans le virage très serré de la RN85, en dessous du Pas de la Faye. Les dames sont en petite minorité, à cause, peut-être de la qualification de "sportive" pour cette rando. Mais nous en reparlerons. Nous aurons à parcourir 15,5 km avec 720 m de dénivelée.

Notre objectif est bien visible : une sorte de grande barrière rocheuse à 1550 m d'altitude. Le chemin commence en sous bois et dessine de nombreux lacets. Nous allons rater le 7 ème malgré 2 GPS et trois accompagnateurs... Cependant il y a une excuse à cette erreur. Une nouvelle piste a été tracée dans le prolongement du 6ème lacet, large et confortable et  comme d'habitude, les langues allant bon train, personne n'a vu le sentier plus modeste sur notre droite. Un positionnement GPS nous conduit à deux options : abandonner la montée en lacets et rejoindre la grande piste moins tourmentée, ou revenir en arrière. Bruno décide donc de continuer.

Le paysage est bien dégagé et on voit parfaitement du lac de St Cassien aux  îles de Lerins; mais aujourd'hui, nous n'aurons aucune chance de voir la Corse car la très forte chaleur rend les lointains brumeux. Première pose de la journée, il a fait très chaud dans cette première partie du parcours et il faut penser à se réhydrater.

 

Jean nous fait remarquer que nous sommes arrêtés sous une petite falaise qui lâche des pierres, de temps en temps. Tant pis, c'est le seul endroit à l'ombre... Petite séance de repérage et il faut sortir la grande carte pour montrer à Jean-Marie que St Vallier se trouvait bien là, presque à ses pieds !

Nous poursuivons la montée jusqu'à une zone de plat où nous découvrons, en vue plongeante, notre sentier en lacets, lâchement abandonné ce matin. Premières fleurs, bouillon blanc, bourrache, asphodèles très fines, anthyllis des montagnes et autres non encore identifiées. Nous retrouvons notre itinéraire qui rejoignait la forêt,  en bordure de la falaise de la montagne de Thiey. La fraîcheur du sous-bois est appréciée.

Nous allons laisser trois de nos compagnes et quelques sacs en bas de la montée finale.

 

 

Il reste environ 150 m de dénivelée que nous allons parcourir, dans un premier temps dans un sous-bois bien agréable puis, ensuite, en plein soleil, sur un petit sentier bordé de milliers de petites fleurs roses, violettes, blanches et bleues : quelle densité !

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'ultime montée, nous rencontrons les premières pivoines qui constituent ici une particularité botanique étonnante. Et voici le plateau bordé par la falaise à pic. L'herbe est rase mais parsemée de fleurs blanches(Marguerites et Hélianthèmes des Apennins) et dans un creux, deux magnifiques pivoines tranchent sur cette végétation en réduction.

A l'extrémité nord-ouest du plateau se dresse un petit cairn original.

 

De là, Jean va nous montrer le chemin que nous avons parcouru le 16 novembre 2006 sur la véritable route de Napoléon avec la petite chapelle St Martin et les restes de l'oppidum où nous avions pique-niqué. Il faut vraiment avoir une parfaite connaissance de ces montagnes pour s'y retrouver. Par contre, la brume nous empêche d'apercevoir les sommets plus éloignés. Contrairement à ce que nous pensions, il ne fait pas trop chaud sur ce plateau car un petit vent d'est réduit les ardeurs du soleil. Direction sud-est le plateau de Caussole, un peu plus bas que nous, rappelle aussi de bons souvenirs. Bien sûr, on voit très bien le Mt. Lachens, objet d'une future rando, mais désolé pour Jean, pas de Mt. Mounier .

Nous redescendons rejoindre nos compagnes et installons notre pique-nique dans une clairière, mi-ombre, mi-soleil, au choix.

C'est aujourd'hui l'anniversaire de Jean-Marie qui aura droit à une grande tournée de bises. Un petit coup de vin de citron arrosera cet évènement. Nos joueurs de carte sont fort bien installés pour un tarot, pendant que les autres profitent du confort de notre installation pour un petit somme. Bruno, quant à lui, "révise" le chemin du retour. Ici, c'est Christian qui dort, il faut le savoir !

 

Et nous repartons en sous-bois.

Petit topo de Bruno sur notre environnement et bref rappel de Camille pour l'opération "Touche pas à ma mer" le 8 juin à Fréjus-Plage. Il profite du blog pour envoyer un petit coucou à JEANINE et JEAN-PIERRE à Pompey-Darnieulle, en espèrant les revoir rapidement dans nos randos.

 

 

Petite incertitude à cette bifurcation (décidément, c'est le jour...) mais Camille et Jean-Marie vont convaincre les "chefs" de se diriger vers Canaux, ce qui, effectivement, peut paraître paradoxal, mais c'est  le bon chemin.

Et ce sera une longue descente sur ce versant orienté est. Sur le chemin, un chêne plus que centenaire a du en voir passer des groupes de randonneurs. Bien qu'un peu abîmé par les années et les intempéries, il est encore majestueux.  Il fait toujours chaud et quelques cumulus commencent à monter vers le nord. Jolie chute de Jean-Marie, sans une égratignure,  (c'était vraiment sa fête aujourd'hui...) mais aucun photographe n'était là pour immortaliser ce moment !!!

Un grand virage à droite, va nous ramener à nos voitures. Nous retrouvons la fraîcheur sous le  couvert des  hêtres et cheminons au milieu des genêts en fleurs. Mais une guêpe est venue se coincer au bord de la chaussure de Denise et bien sûr, a piqué. La pompe à venin est rapidement sortie du sac de Bruno et ceci nous vaudra une belle photo des très originales chaussettes attrape-guêpe (pas étonnant !) de notre amie.

Voilà, nous avons bouclé notre parcours, pas si sportif que cela, même s'il est indiqué comme tel dans le descriptif du Conseil Général des Alpes Maritimes. SVP, messieurs nos guides accompagnateurs, essayez d'être plus précis dans vos définitions de difficulté, c'est parfois dommage de décourager des marcheurs hésitants.

 

Merci Bruno de nous avoir promenés au milieu de tous ces sentiers bien fleuris. C'était très beau.

 

Prochaine sortie le jeudi 31 mai, avec Jean BOREL, de  St.Sauveur-sur-Tinée à Roure, avec un restaurant et une possibilité de réduction de dénivelée.

 

 Merci aux photographes, Bruno GUERIN, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

 

Quelques images en vrac:                                            Les euphorbes hérissons

 

 

 

 

 

La grande forêt

 

 

 

 

 

 

 

 

Les poteaux indicateurs du Conseil Général servent aussi à sécher les maillots !

 

 

 

Echantillon "d'allongés"

Les joueurs de carte

                                                  Le vieux chêne de la descente vers Canaux

 

 

 

 

1er signe du retour à la civilisation : un puits

 

Dans les genêts
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 22:14
LE LAUVET d'ILONSE
 
"Sur les traces des bergers"
 
Jean BOREL nous l'expliqua plusieurs fois, en ce jour d'Ascension, nous allons en réaliser une belle à 1993 m, plus haut sommet de la saison...mais celle-ci n'est pas finie. C'est le début de la période chaude et, comme pour les brebis que nous allons rencontrer, c'est le moment d'aller trouver le frais en altitude. C'est ainsi que notre programme a été conçu par nos chers organisateurs. Une dénivelée de 700 m pour une boucle de 16 km, ça ne devrait pas trop être la galère, selon Jean. Nous sommes 21, pas de gazelles aujourd'hui, Dominique sera tout seul à vouloir dépasser l'accompagnateur...
A 9 h 15, départ du col de Sinne, très encombré aujourd'hui par la logistique d'un groupe de "raiders" partis à 2 h du matin, paraît-il. Nous avons quand même eu de la place pour garer nos voitures. C'est la seconde fois que nous partons d'ici. La montée par Ilonse est toujours aussi belle, mais, si la route a été améliorée récemment, c'est toujours un moment désagréable pour les chauffeurs...et surtout pour les passagers. Nous sommes prêts à partir plein nord. Il fait bon et le soleil est bien présent. Le début de la montée, oui bien sûr ça monte, se fait en sous bois et premier ravissement floral avec une touffe de gentiane bleue, à grosse corolle. Notre journée sera placée, d'ailleurs, sous le signe des petites fleurs de prairie.
   Nous atteignons le col des Fourches, à 1560 m, laissant derrière nous "le Mont" et ses impressionnantes "Chalanches"sur sa face est.      
Petit arrêt pour une restauration rapide.
Maintenant nous progressons dans une zone de pâturage, à l'herbe rase, ponctuée de milliers de petites fleurs, bleues, roses et jaunes dont des gentianes à petites fleurs. Le groupe progresse pratiquement de front, ce qui est rare, tant il y a d'espace. Par contre pas un arbre. Difficile de trouver un abri pour "aller à la jarre" !
Sur notre droite, au-delà de la Tinée, la grande vallée qui conduit à La Colmiane s'enfonce dans le massif de Valdeblore qui sépare la Tinée de la Vésubie. On reconnaît le village de Rimplas avec son fort, départ de nombreuses randonnées ainsi que  La Roche, Saint Dalmas et tout au fond, le Mercantour.
Toujours sur ces collines arrondies et quasi désertiques, nous nous sommes placés en file indienne sur une sorte de draille qui continue tout droit vers le nord. Sur les sommets qui nous entourent, les rares traces de neige brillent dans le soleil.
Nous dépassons la bergerie de la Clap dont les fortes odeurs nous rappellent que nous sommes en zone de pâturage. D'ailleurs n'est-ce pas un gros Patou (plutôt mince l'animal !), surnommé Camille, qui nous surveille une dizaine de mètres plus haut ...
La pente diminue lorsque nous virons plein ouest pour atteindre la cote 1860, en bas du Lauvet.                Ce Lauvet n'est pas impressionnant, c'est une grosse bosse arrondie, dépourvue d'arbres et de buissons, à la végétation rase, mais fleurie, parsemée de cailloux. Mais il faut franchir les 150 m de dénivelée pour atteindre le sommet et c'est un petit groupe de onze qui attaque la montée, raide, en l'occurrence. Camille et Gérard l'abordent de front. Camille reconnaîtra, qu'à un moment, il a failli mettre les mains au sol. Deux dames nous abandonnerons en route, et, tout en haut, pour le plus grand plaisir de Jean, nous découvrons le mont MOUNIER, sans neige aujourd'hui.
Nous détectons, à l'odeur, un troupeau de moutons sur le versant ouest. La vue est remarquable, le Mont et ses "chalanches" paraît tout proche. Pourtant nous sommes passés à son pied il y a deux heures. En redescendant, nous retrouvons nos deux compagnes arrêtées juste sous le sommet, dommage. Qu'ils sont petits, tout en bas ceux qui nous attendent ! Mais pour eux aussi, que nous sommes minuscules en abordant la dernière descente !!!               Nous les rejoignons rapidement et reprenons nos sacs pour aller pique-niquer en lisière d'une forêt de mélèzes superbes, d'un vert tendre. Le chemin est bordé de nouvelles variétés de fleurs, petites pensées jaunes, coucous en bottes, tout cela bien frais et bien agréable à l'oeil.
 Il est 12 h 15, c'est bien, la cadence a été bonne. Nous sommes maintenant à la Baisse de Tavanières.  Bien installés au soleil et dans l'herbe, nous nous régalons de ce bien être et regarnissons nos estomacs.
Les joueurs de cartes ont trouvé un bon emplacement. Il y a longtemps que nous n'avions eu l'occasion de les voir à l'oeuvre, les conditions climatiques ou des arrêts trop brefs, les ayant empêchés. Bien sûr, nous avions aussi quelques dormeurs(ses), normal pour un arrêt de 1 h 15 et par ce temps agréable.
Nous repartons par une grande piste bordée, au début, par 16 abreuvoirs de 3 m de long l'unité, alimentés par un ruisseau de quoi désaltérer beaucoup d'agneaux... mais pas de loup en vue (cf La Fontaine, non pas le ruisseau, le fabuliste !)
Le paysage est très contrasté: côté montagne, des roches sombres qui se délitent, à droite vers le fond du vallon, des prairies et d'adorables petits bois de mélèzes d'un vert à désespérer un peintre.
Puis c'est la rencontre avec les moutons, dont un petit groupe vient à notre rencontre et que le berger va reconduire vers le troupeau principal. Sympa le berger. Jean nous avait expliqué ce qu'étaient les "chambis", colliers de bois que portent les moutons et servant à accrocher les sonnailles. Mais, le berger va nous décevoir, car il achète ses chambis alors que nous espérions qu'il les fabriquait lui-même avec du cytise "coupé à l'automne". D'ailleurs, nous dira-t'il, les cytises sont protégés dans la région, pas question de les couper. Toujours pratique, Jean lui demande comment se comporter avec les "patous" qui gardent les troupeaux : 1- éviter les patous en contournant largement le troupeau, 2-cacher les bâtons, 3- ne pas marcher avec des chiens, 4-laisser le patou s'approcher, sans bouger, afin qu'il vous reconnaisse, même s'il urine sur votre pantalon, n'est-ce pas Jean-Marie !!!
Abandonnant les moutons, nous parcourons un agréable chemin qui nous permet de surplomber tout un versant descendant sur Pierlas que nous apercevons tout en bas. Encore de bons souvenirs !
Un peu en dessous du col des Fourches, nous rejoignons le sentier de l'aller qui nous ramène au col de Sinne. Nous allons prendre notre pot à l'auberge d'Ilonse chez "le cousin de Fernandel" car Jean veut y négocier un repas pour la rando du 11 octobre...Ah ! , ces randonneurs qui ne pensent qu'à la bouffe ! Mais je ne vous donnerai pas le menu.
Le patron sympa est allé dans sa cuisine rechercher le couvercle de marmite, un peu malmené par Maurice lors de notre précédent passage. Quant à la louche, elle va bien, merci.
Merci Jean pour cette agréable randonnée. On a même entendu des dames dire, "c'est super, aujourd'hui je ne suis même pas fatiguée". De plus, les cheminements dans les prairies et les petits sentiers sans cailloux ont été appréciés par tous.
 
Prochaine sortie le jeudi 24 mai à la montagne de Thiey avec Bruno.
 
Merci aux photographes, Bruno GUERIN, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.
Quelques images en vrac :
 
Le meilleur moment de la journée
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 21:20

Les Calanques de Morgiou et Sugiton

 

 Aujourd'hui Bruno nous propose une randonnée dans les calanques sauvages de Morgiou et Sugiton, entre Cassis et Marseille. Un petit parcours de 8 km, un petit dénivelé de 400 m. Cela promet d'être cool. La météo est excellente, c'est une belle journée d'été qui s'annonce, et nous pourrons nous baigner dans l'eau profonde et limpide des calanques.

Notre lieu de rendez-vous se situe près du campus de Luminy. Nous nous retrouvons 19 marcheurs et marcheuses au départ.

 

Nous débutons par une piste facile à travers les pinèdes, avant d'atteindre la garrigue et les falaises qui dominent la mer. Nous descendons alors au milieu d'un paysage magnifique, avec les falaises calcaires au-dessus de nous, et des vues vertigineuses sur la mer et les calanques.

Nous prenons le temps d'une petite pause à l'ombre, car le soleil commence à se faire sentir.

Mais il faut se rendre à l'évidence. Notre sentier nous mène vers l'est ? avec là aussi une vue superbe sur des calanques. Mais ce n'est pas notre direction.

Avons-nous manqué le bon sentier ?

 

  

A moins que Bruno ne nous ait concocté une "option" pour découvrir une petite grotte - que seul Jacky1 visitera.

Ou est-ce pour admirer la vue sur la calanque de Sugiton et son îlot "Le Torpilleur", suivie derrière de la calanque Morgiou.

 

 

 

 

 

 

Avec au fond le Cap de Morgiou.

Cap sous lequel s'ouvre un tunnel sous-marin qui conduit à la grotte Cosquer (grotte située sous le niveau de la mer et ornée de peintures).

 

Toujours est-il qu'il nous faut remonter sur nos pas, à la recherche du sentier qui doit nous conduire à la calanque de  Sugiton.

Pas un arbre, pas une ombre sur notre route.

Le soleil cogne. Enfin nous apercevons le sentier en contrebas. Pour le rejoindre nous choisissons d'emprunter un raidillon abrupt, qui descend dans les rochers. Attention à certains rochers bien polis, bien glissants!

Notre sentier longe à présent le pied d'une falaise, immense paroi en surplomb. Impressionnant!

Les Calanques sont toujours très appréciées des grimpeurs. D'ailleurs nous en verrons plusieurs, escaladant une paroi au-dessus de la calanque de Morgiou.

 

 

 

 

Soudain un bouchon se crée, car nous devons emprunter une échelle avant de poursuivre notre descente vers Sugiton.

 

 

 

 

 

A présent nous dominons la calanque et pouvons admirer le Torpilleur qui semble s'élancer vers le large.

 

 

 

Mais nous n'en avons pas fini avec les passages escarpés.

 

Cette fois-ci, Bruno et Jean ont tendu une corde pour faciliter notre descente.

Aidés de Jacky2, ils parviennent à nous faire franchir ce passage périlleux.

 

 

 

 

Nous arrivons alors sur un sentier plus facile, qui longe la côte en direction de Morgiou.

La calanque de Morgiou est assez profonde. Au fond se trouve le port avec encore quelques pêcheurs professionnels, des cabanons et un restaurant. 

 

Sans aller jusqu'au port, nous nous arrêtons dans un lieu ombragé, avec une belle vue sur la calanque. Et juste au-dessus d'une petite plage bien attirante.

C'est l'heure du pique-nique, l'heure de se désaltérer et de se restaurer. Car nous l'avons bien compris. Cet après-midi il faudra remonter!

 

Après le déjeuner quelques-uns ont décidé de tâter l'eau. "Elle est bonne!" nous dira Jean.

En réalité elle est froide. Mais après avoir transpiré sous le soleil brûlant, quel bonheur! Quatre ou cinq courageux ? dont une courageuse, bravo Marie-Claude! - se jettent à l'eau. Quelques minutes suffiront pour nous rafraîchir.

Après le bain, le bain de soleil. Merveilleux, on se croirait en vacances. Mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. Il est l'heure de remonter.

 

Sous le soleil tout semble plus difficile à présent.

Encore un passage délicat à franchir dans les rochers. Heureusement il est équipé d'une chaîne qui facilite l'escalade des rochers. Camille tend une main  secourable à qui en a besoin.

Avant de se tourner une dernière fois vers les calanques que nous quittons à regret.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre groupe s'étire. Nous marchons, courbés sous le soleil, accablés de chaleur.

 Nous approchons du col de Sugiton.

 

 

 

Quand tout à coup Gérard stoppe net. Sa chaussure gauche a rendu l'âme. Et que peut faire un marcheur sans chaussures ? Nous sommes encore à plus d'une heure de marche de nos voitures.

Bruno n'hésite pas. Il appelle les pompiers. Ceux-ci pourront nous rejoindre par la piste qui monte vers le col. A tout hasard Bruno réclame un brancard.

Excellente idée, car sous l'effet de la fatigue ou de l'émotion, Marie-Claude s'est allongée par terre. Elle semble proche de l'évanouissement. Cela tombe bien. Les pompiers ne seront pas venus pour rien.

Pour rien ? En effet - les événements s'enchaînent décidément très vite - le problème de Gérard parait résolu. Marcel a rattaché la semelle de sa chaussure défaillante, à l'aide d'un lacet aimablement prêté par Daniel. Gérard devrait ainsi pouvoir rejoindre le parking, en claudiquant pour éviter d'user le lacet de Daniel.

Marie-Claude, assistée par Camille, est toujours allongée au milieu du sentier. Elle ne semble pas en mesure de terminer la randonnée.

Un groupe de secouristes (tous ont tenu à conserver l'anonymat) a rejoint Camille. Chacun s'active auprès de Marie-Claude, lui rafraîchissant le visage, lui donnant à boire.

Ces soins sont particulièrement efficaces, car quelques minutes plus tard, Marie-Claude se relève, décidée à poursuivre la marche. Avec courage, elle parviendra ainsi à atteindre le col.

 

Un premier groupe est déjà parti en direction du parking.

Dans la descente nous croisons les pompiers qui viennent au secours de Marie-Claude, ...qui n'en a plus besoin.

Ils en  profitent néanmoins pour lui faire un brin de causette et la ramener au parking.

 

 

 

 

 

Nous voici enfin tous rassemblés, heureux du bon dénouement de toutes ces péripéties. Pour nous remettre de nos émotions, nous irons à Saint Zacharie prendre un pot  - dont on nous dit que ce fut le moins cher de tous les pots jamais pris par les randonneurs du Cercle de Boulouris. Intéressant, n'est-ce pas!

 

 

 

 

NDLR: J'espère - bien qu'un peu atteint par le soleil, l'eau glacée et la fatigue -, avoir relaté avec fidélité les incidents qui ont émaillé notre fin de randonnée.

 

 

 

 

Merci Bruno pour cette superbe randonnée dans les calanques sauvages de Morgiou et Sugiton.

 

 

Prochaine sortie le jeudi 17 mai avec Jean pour 16 km 500 à Ilonse.

 

Merci aux photographes, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN.

 

 

 

Voici encore quelques photos en vrac :

 

 

 

 

Dans ce passage délicat, Bruno nous assiste.

 

 

 

 

 

 Dans celui-ci, il photographie ces dames

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Vues sur les calanques

 

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 10:07

 Le 3 mai 2007

 

 De SALERNES à SILLANS la CASCADE

  Aucun des rédacteurs attitrés n'étant présent (un en voyage et deux au sec au creux de leur lit?), c'est le meneur du groupe qui s'est collé au pensum. Merci Jean.

18ème semaine de l'année 2007 et 18ème rando-journée. Le "rythme infernal" imposé par les organisateurs de la section randonnée du Cercle de Boulouris se poursuit inexorablement et d'une manière implacable. En cette semaine du 1er Mai, Fête du Travail, qui aurait dû nous inciter plutôt au repos, Jean BOREL nous avait préparé un parcours de 17,5 km avec une dénivelée de 450 m, dans la vallée de la Bresque entre Salernes et Sillans-la-Cascade. Les orages des jours précédents et la météo catastrophique qui était annoncée avaient eu raison de la témérité de nombre de randonneurs. C'est pourquoi, en ce jeudi 3 mai, nous n'étions que 10 à piaffer d'impatience sur le parking de Boulouris dont 4 courageuses.

Le ciel était couvert  et menaçant mais il ne pleuvait pas. Jean BOREL exposa la situation d'une manière claire et objective : fallait-il démarrer compte tenu du déluge annoncé ? La majorité du groupe balaya cette hypothèse d'un revers de la main. Certains s'abstinrent (positivement) et la randonnée fut maintenue. Aussitôt la répartition des "charges" se fit dans le voiture avec efficacité et coordination, mais la place de Boulouris était vide... et personne ne put apprécier ce départ, selon un ordonnancement rituel bien réglé, en direction du parking de la place Jean Moulin à Salernes via l'A8, la RN7, Taradeau et Lorgues. Voyage sans histoire et arrivée à Salernes à 8 h15 dans un parking vide. Le temps d'échanger quelques propos anodins et de s'équiper comme des pros, il est 8 h 30, et le signal du départ est donné. Le ciel est toujours gris et menaçant  mais sans pluie. Nous sommes 10, 4 femmes et 6 hommes (moyenne d'âge 66,3 ans) toutes et tous très décidés.

 Après avoir passé le pont sur la Bresque, nous nous dirigeons plein Sud, en traversant les faubourg de Salernes, au milieu des jardins, des vergers et des vignes : agréable ! Puis le chemin s'enfonce dans une belle chênaie, sans grande difficulté. Jean va  profiter d'une petite pause pour nous présenter ce sympathique chef-lieu de canton avec ses 3269 habitants, connu pour sa spécialité de "tomettes", carrelage chaleureux de couleur rouge et de forme hexagonale, dures à briquer, qui décorent les intérieurs provençaux. Une quinzaine de fabriques sont encore en activité, certaines s'étant reconverties vers le carreau de faïence ou la poterie. L'Eglise a deux clochers, un à chaque extrémité, et rassemble autour d'elle quelques belles maisons du 17ème siècle. Notons, en outre la présence de nombreuses fontaines.

 

  Toujours les mêmes conditions climatiques, stables. Le groupe reprend sa progression jusqu'à la cote 312 où nous changeons de cap, plein Ouest maintenant, sur un plateau couvert de yeuses, cistes et euphorbes. Le sentier se faufile dans des taillis, de plus en plus touffus. Compte tenu des pluies des jours précédents, la progression est difficile, surtout pour  Jean qui récolte l'eau des graminées et des branchages. Il demande à son groupe de rester bien groupés car l'orientation pourrait poser quelques problèmes. Heureusement, le GPS veille, et nous nous retrouvons sur une piste plus large dont les côtés sont parsemés de cistes, romarins, lauriers et thym.

 Nous arrivons au pied de la montagne du Serre qui culmine notre parcours à 431 m Nous avions été habitués, ces dernières semaines, à des belvédères plus imposants et plus respectables...                                                           

Après la traditionnelle pause casse-croûte et un petit passage "à la jarre" (cf. la visite du musée de Peille), nous reprenons notre cheminement sur le plateau "sommital", le long d'un tapis de thym, de genets, d'iris et d'orchidées, certes un peu abîmées par la pluie

 

 

 Quant à la pluie, parlons-en, aujourd'hui, elle nous fait toujours grâce, même si le ciel est gris et menaçant. La piste traverse ensuite une magnifique oliveraie puis un sous-bois de pins et de yeuses.

 

C'est enfin la descente vers la Bresque et nous commençons à entendre la cascade. A la cote 313, nous la découvrons, toujours aussi magnifique, tombant de ses 42 m, dans un voile d'eau. Comme pour nous récompenser, le soleil commence à illuminer ce site enchanteur. Quel merveilleux spectacle !  Quel moment d'intense émotion !

 Nous dévalons, en quelques enjambées, le petit sentier qui conduit aux rives du petit lac verdoyant où éclate la cascade.                Quel site frais et verdoyant, quel havre de fraîcheur!

Selon Camille qui a visité le site il y a quelques années, de nombreux aménagements ont été réalisés pour faciliter l'accès. Il faut dire qu'entre temps, une série télévisée y a été tournée...

 Il est 11h 30, personne ne se doute que le plus dur reste à faire?Annoncé par Jean comme facile et ludique,  présentant cependant quelques passages escarpés, le petit sentier qui longe la rivière se révéla infernal. Compte tenu des montées, des descentes, de la végétation dense et surtout du sol argileux et détrempé, ce fut un véritable parcours du combattant avec une succession de cris, de jurons, de glissades incontrôlées, de chutes (sans gravité heureusement). Daniel macula entièrement son magnifique pantalon de boue collante alors que Daniella, accrochée à une liane avec beaucoup d'autorité, se mit à pivoter et disparut, tête en avant dans un fourré où elle eu du mal à s'extirper. Plus de peur que de mal.

 Nicole et Chantal s'en sortirent mieux, aidées par les bras vigoureux de Camille et Daniel. Quant à Jean, dérapant dans une descente il alla s'égratigner l'oreille sur un épineux mal intentionné. Petite hémorragie sans gravité.

 La situation se rétablit bien vite lorsque le groupe atteignit un petit pré hospitalier, en surplomb d'une seconde cascade. Une vielle porte récupérée dans une ruine permit d'installer un "coin repas" bien confortable !!!

 Aussitôt commença la ronde des apéritifs : délicieux vin de citron de Daniella, boisson anisée (et alcoolique) offerte par Camille et rosé de Pierre. L'ambiance est chaleureuse et l'appétit va bon train.

 Le temps, pour Dominique, de cueillir quelques asperges sauvages pour la future omelette de Nicole et il est temps de repartir sur le sentier qui suit la rive droite la Bresque avec ses petites "cascadelles", à travers un bois d'érable. La progression est toujours difficile sur ces zones glissantes et gorgées d'eau. Mais, maintenant, nous avons acquis une certaine expérience et nous rejoignons une belle piste orientée Est, avec une dernière petite grimpette et une longue partie plate qui va nous ramener tranquillement vers le village de Salernes. Nous longeons un petit lac, sur la rivière, aménagé pour les loisirs et enjambons celle-ci sur un petit pont pittoresque.

 Le ciel est bien gris et de plus en plus menaçant. Il faut hâter le pas, il reste un kilomètre à parcourir le long de la Bresque. Le groupe s'étire un peu mais il n'y a plus de risque? sinon la pluie. Nous franchissons un nouveau pont et le parking est à 100m lorsque les premières gouttes commencent à tomber.

 Finalement, nous aurons gagné notre pari contre le mauvais temps. Vite on se remet au sec, vêtements et chaussures, pour aller se désaltérer. Le montant modéré des consommations mérite d'être signalé. Sans atteindre le record de Mazaugues, il est étonnement faible : 2.05 ? !

 C'est sous une pluie battante que nous rejoignons les voitures ( nous l'avons échappée de justesse). Elle nous accompagnera jusqu'à St Raphaël mais maintenant, on s'en fiche...

 Merci Jean pour cette journée passionnante qui a montré, un fois de plus, que les conditions climatiques peuvent, parfaitement, rendre infernal un parcours facile.

 Nous nous retrouverons pour de prochaines aventures le jeudi 10 mai, avec Bruno GUERIN, dans les calanques de Marseille (Morgiou et Sugiton)- Pas de profil pour cette balade.

 Texte de Jean BOREL- Merci à Daniel Mangin pour les photos.

 

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