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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 14:26

Pèlerinage de Saint Honorat

 

Pour cette sortie dominicale, BRUNO et JEAN étaient au repos (bien gagné d'ailleurs après les marches difficiles du Verdon et du Massif de la Ste BAUME) et c'est CAMILLE qui prenait le relais pour nous accompagner dans cette marche processionnaire dans l'Esterel, massif qui est, on ne sait pas trop bien pourquoi, très peu visité par les marcheurs…(Sacré blagueur ce Michel !*)

 

 

C'est donc 31 marcheuses et marcheurs qui se retrouvent à 8 h, sur le parking du CRAPA, pour une marche de 14 km et au dénivelé incertain ( en fait de l'ordre de 400 m*). Il fait doux, le soleil est là avec un peu de brume lorsque nous prenons le chemin de la ferme Philippe où aura lieu le premier rassemblement des marcheurs.   Une tente y a été  installée avec de quoi se sustanter et se désaltérer.Pour arriver à cette ferme, vers 10 h, nous avons contourné le village de Cap Esterel pour découvrir au détour d'un petit chemin la baie d'Agay - une des plus belles du monde après celle de Halong et de Rio de Janeiro bien sûr- (Ah ! ces reporters-stagiaires quand on les laisse partir tout seuls…*).

 Après un petit en-cas bien mérité, nous reprenons notre route dans le massif de l'Esterel : petite Afrique aux "reflets corses" , ondulée de ses anciens volcans aux roches rubis qui plongent dans le grand bleu. L'Esterel est le poumon vert du Var (Allez donc, poète et écologiste !*). Une petite pause permet à Camille de nous indiquer les différents points culminants avant de redescendre vers la Maison Forestière du GRATADIS puis traverser l'étang du RADIER, malheureusement presque à sec.

 

 

Dernier regroupement avant d'attaquer, soit avec la procession, soit en éclaireur, la route du Pic de l'Ours qui nous nous conduira à la Ste.Baume, but de notre pèlerinage.

 Cette procession qui se déroule traditionnellement le 1er dimanche de Mai, s'est trouvée décalée au dernier dimanche d'Avril pour cause d'élections présidentielles.

Ce changement  de date n'a pas perturbé le bon déroulement de cette vieille fête votive qui avait attiré, comme toujours, plusieurs centaines de raphaellois de tous âges allant rendre hommage à ce bon St Honorat, à jamais ermite devant l'Eternel. La procession a pris forme en une joyeuse chenille …processionnaire (Oh!!!*),

colorée, où dominait les costumes provençaux et emmenée par les cavaliers de

l'ONF, la cohorte des joyeux drilles de la Communauté libre des Templiers, de la Rafelenco, de différentes associations de randonneurs (dont la nôtre) et même d'une délégation de St Jacques de Compostelle, le tout rythmé par les sons harmonieux des fifres et des tambourins. Pour se remettre, un office religieux, célébré en provençal, par le père Don Bruno (non ce n'est le nôtre...de Bruno *), attendait nos sympathiques pèlerins.

 

Pour ceux qui ne désiraient pas participer à cet office, était proposée une visite des grottes troglodytiques du Cap Roux où l'ermite  Honorat séjourna avant de devenir le fondateur du Monastère de Lérins.

Quelle destinée que celle de ce saint homme auquel les îles Saintes Marguerite et Saint Honorat doivent leur préservation ! Né à Trèves au IV° siècle, Honorat s'embarque pour l'Egypte y vivre sa foi dans la contemplation. A son retour d'Orient, l'évêque de Fréjus lui permet de se retirer dans les Baumes (grottes) du Cap Roux où coule une source. De par sa renommée, en 412, il a l'autorisation de s'installer avec ses nouveaux compagnons sur les Iles de Lérins (la légende dit qu'il chassa les serpents qui infestaient l'île pour s'y établir). Il y fonda un monastère encore habité de nos jours par des religieux.

Pour parvenir à ces grottes, nos marcheurs, au départ de la Source de la Sainte Baume, gravirent le sentier et suivirent les pentes jusqu'aux barres rocheuses. Ensuite, l'itinéraire conduit à un court passage aérien équipé d' une main courante métallique. En face, les ruines qui donnent accès à la grotte de l'Ermite. Plus que quelques mètres à flanc de falaise et la porte, point culminant de la montée, est franchie. Point de vue magnifique sur l'ensemble du massif. Quelques marches plus bas, la grotte est là, mémoire d'une période ascétique dans la vie de ce saint homme.Retour à l'esplanade de la Sainte Baume où un apéritif préparé par Camille et quelques autres marcheurs nous attendait ainsi qu'une énorme paella servie par le Service Technique de la ville de Saint Raphaël (que nous remercions vivement). Il y eu même, à la fin du repas quelques alcools "prohibés", apportés par les marcheurs, circulant sous le manteau.

Après cette très belle collation nous pûmes  nous dégourdir les jambes en allant danser, avec l'orchestre "Balletti" entre "Jazz et Java" offrant un florilège de son éclectique répertoire pour petits et grands, avant que chacun reprenne le chemin du retour par l'autocar mis à notre disposition.

Merci encore à Camille pour cette très belle promenade qui a su "sans GPS" nous conduire au milieu de ce massif sans nous perdre. (Il aurait plus manqué que cela …*)

 *( Notes de la rédaction)

 Texte de Michel BOIARDI- Merci aux photographes, Michel BOIARDI, Alain et Martine LADRIERE

 

 

Quelques images en vrac :           Votre rédacteur-stagiaire, Michel BOIARDI

      

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Published by Jean-Marie Michel BOIARDI - dans randosboulouris
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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 09:00

Le massif de la Ste.BAUME

 

Pour cette dernière sortie d'Avril, Bruno GUERIN avait placé notre marche sous la protection de Marie-Madeleine, grande randonneuse elle aussi, puisque, venant de Palestine elle vint évangéliser la Provence. C'est donc 21 marcheuses et marcheurs qui se retrouvèrent à 9 h à L'Hostellerie de la Ste Baume pour une marche de 18 km et  600 m de dénivelée. Nous avons le plaisir de retrouver notre amie Eliane qui avait cessé de marcher avec nous depuis plusieurs années et chacun de lui souhaiter la bienvenue.

Bruno nous montre le haut de la falaise que nous allons parcourir d'ouest en est, la petite chapelle du Saint Pilon, point culminant, et les constructions du monastère, près de la grotte de Marie-Madeleine.

 

Il fait doux, le soleil est là, avec une peu de brume et nous prenons la direction ouest sur un chemin en légère pente, large et confortable, dans une forêt peuplée d'arbres superbes, pins, hêtres, ifs, noisetiers et chênes. Petit incident avec un mollet bien griffé par des ronces que la bombe miraculeuse de Jean va rapidement guérir.

 Cette forêt a été protégée depuis 2 millénaires par des papes, des rois et des administrateurs publics. Elle est considérée comme "forêt relique" en ce sens qu'elle remonterait à la fin de l'ère tertiaire. Les anciens, qu'ils soient ligures, celtes, grecs ou romains y voyaient un lieu habité par les déesses de la fécondité. C'est en profitant des  rassemblements pour vénérer la déesse Artémis que Marie-Madeleine a commencé à porter la parole du Christ.

 Première surprise botanique dans les sous-bois, de nombreux narcisses et des sceaux-de-salomon, variétés que nous ne sommes pas habitués à rencontrer en pays méditerranéen. Nous y verrons aussi l'orchis de Robert, plus commune sous nos climats. N'oublions pas cependant que nous sommes dans la région des "terres froides"dont Mazaugues et Signes sont le centre. D'autre part, la grande falaise abrupte qui protège la forêt des vents marins crée un micro-climat.

Nous en profitons de ce micro-climat et sur ce chemin  superbe  nous n'avons aucune difficulté pour  trouver un endroit propice à la pause de la matinée. Tiens , deux énormes terriers. Les "spécialistes" les attribuerons à des putois, moi, je ne sais pas, je n'y ai pas mis le nez...

Bruno réunit sa petite troupe autour d'un énorme chêne.

Nous atteignons le col de BERTAGNE à 860 m et découvrons un monument étrange érigé en 1997 pour le centenaire de la  Société des excursionnistes marseillais  avec la représentation d'un sac et de bâtons !!!

Là commence la première difficulté du parcours, une montée raide d'une centaine de mètres dans les rochers. Mais tout le monde grimpe très bien alors que s'étale derrière nous un paysage superbe, barré par la Montagne Ste Victoire, si chère aux Aixois. Jean va devenir lyrique en contemplant  un vieil arbre mort. Une photo méritait bien ses déclamations.

 Et nous nous retrouvons sur ce plateau qui va être notre domaine d'exercice jusqu'à ce soir. C'est le haut de la falaise que Bruno nous avait décrite ce matin. Le paysage a complètement changé. La couleur principale est ici le blanc du lapiaz, microformes karstiques où la roche calcaire, nue est burinée de profondes cannelures, de trous, de cavités tourmentées, séparées de crêtes aiguës, parfois coupantes. C'est l'eau et le gaz carbonique qui ont ainsi sculpté la pierre. Quelle culture...

                                                                                              

 

 

La végétation est bien de type méditerranéen avec en particulier des asphodèles qui commencent à fleurir, mais en ce qui

 concerne les autres plantes, elle se sont adaptées aux conditions locales et en particulier , au vent. Toutes les touffes sont atteintes de nanisme qu'il s'agissent du thym, du genêt de Corse, des scabieuses de Crète, ou d'autres petites fleurs bleus très jolies mais non identifiées à ce jour (peut-être une variété de sauge, il y en tant, on peut toujours s'y raccrocher...) Même un iris nain, d'un beau jaune, est encore plus nain que dans la plaine. Le vent, parlons-en, car à partir du moment où nous avons débouché sur le plateau, nous avons eu à subir ses rafales, une fois de plus. Il vient de l'est et c'est de ce côté que le ciel se couvre de plus en plus.

Tournant le dos au radom du pic de BERTAGNE, nous trouvons un coin un peu abrité en contrebas pour sortir nos repas du sac. Mais avant de procéder, il s'avère que c'est l'anniversaire de Marcel, notre doyen. Et le voici entouré de toutes ces dames pour la bise traditionnelle. Nouvelle dégustation de vin d'orange de Jacqueline, cuvée 2005, et de Françoise. Toujours aussi bon, mais le second, assez raide.

La fin du repas est animée par l'arrivée d'un marcheur accompagné de son mulet Charly. Il se rend en Avignon et cet équipage a un petit côté aventurier assez sympathique. Tout le monde va bien faire la fête à Charly qui aura droit à quelques friandises et caresses.

Puis chacun se sépare, Charlie et son maître vers l'ouest et Bruno et son équipe vers l'est !

 Toujours du vent et même de la fraîcheur. Au loin, le circuit du Castellet ronronne comme d'habitude lorsque nous venons dans ce secteur.

 On voit maintenant bien la mer. Il y a même encore un rayon de soleil sur La Ciotat mais plus sur Bandol, Sanary et Les Embiez.

 

 

 

 

 

C'est vraiment à partir de ce moment que nous ressentons dans nos chevilles et nos genoux les caractéristiques du lapiaz, dur, dur !!!

 Un ongle incarné demande une petite intervention alors que nous cheminons sur l'arête sommitale (On n'en avait pas encore parlé alors que depuis une heure nous surplombons, à notre gauche, le fameux Plan d'Aups, si bien nommé).

Malgré le vent nous parvenons à la chapelle du St Pilon, élevée à l'emplacement où  Marie-Madeleine venait prier plusieurs fois par jour. Nous sommes à la verticale de la Grotte mais les anges servaient, paraît-il, d'ascenseur. Dans un premier temps une colonne fut construite sur cet emplacement et en 1610, la chapelle, que l'on peut voir actuellement, la remplaça.

Aujourd'hui c'est dans son en-feu que nous nous entassons, à l'abri du vent, pour écouter Bruno évoquer Marie-Madeleine.

 

 La vue alentour est superbe, un peu gâchée par la brume. La table d'orientation a beaucoup souffert du vandalisme comme c'est souvent le cas, hélas.

Encore 500m , nous abordons la descente et retrouvons la grandiose forêt. OUF ! plus de vent. Bruno nous laisse libre de descendre à notre gré et fixe un rendez-vous à l'oratoire. Mais emportés par son élan, la moitié du groupe passera devant l'oratoire, sans le voir et s'arrêtera à la chapelle des Parisiens ( dixit Bruno), croyant être à l'oratoire !!! Bruno n'est pas content... Pauvre chapelle, son toit aurait bien besoin d'une révision, son fronton porte la date de 1630.

Puis il nous faudra remonter vers la Grotte.

C'est un lieu du culte très fréquenté. On y découvre de très belles statues, celle de Marie-Madeleine, bien sûr, mais aussi de la Vierge, de St Michel .  Une statue un peu plus païenne, cachée derrière l'autel,  souvent vénérée comme celle de Marie-Madeleine, mérite qu'on s'intéresse à elle.. Aujourd'hui, cinq cierges brûlent devant elle, et pourtant...Elle provient de la Chartreuse de Montrieux où elle entourait, avec trois consoeurs, le tombeau du comte Omer de Valbelle, au titre de pleureuse  . Renversées à la Révolution, elle furent abandonnées jusqu'en 1822 quant un préfet du Var décida de les offrir à certaines municipalités, sauf la dernière, l'Espèrance,  attribuée au sanctuaire de la Sainte BAUME. Or, il est à peu près sûr que ces quatre statues représentaient les maîtresses de Omer de Valbelle...

Les vitraux, modernes, sont l'oeuvre de  Pierre Petit, dit Tourengeau-Disciple-de-la-Lumière, qui les réalisa de 1976 à 1981.

Le soleil est revenu lorsque nous ressortons de la Grotte et que nous terminons la descente pour rejoindre l'Hostellerie. Bruno va tenter de photographier, dans une position bizarre, ces hêtres superbes : réussi, non ? 

Nous terminerons par notre pot traditionnel à la buvette. Puis Bruno nous fera admirer le portail destiné à la grotte, offert par François 1er et sculpté par l'aixois Jean Garamand au 16 ème siècle , restauré en 1995, et qui décore maintenant le hall de l'Hostellerie.

Merci Bruno pour cette belle rando qui nous a fait découvrir des paysages très différents de ceux que nous voyons d'habitude.

Merci aux photographes, Bruno GUERIN, Yvette et Jean

Prochaine sortie le jeudi 3 mai à Sillans-la-Cascade avec Jean BOREL

Quelques photos en vrac :                       La pause de 10 heures

                             Centenaire des excursionnistes marseillaisCharly, le muletL'arête sommitale et la jolie brochette de grimpeurs

Impressionnants les batiments du Monastère !

                                                                                                            Marie-Madeleine dans la crypte.

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Published by Jean-Marie jean-Marie - dans randosboulouris
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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 11:50

Le 19/04/2007
La Cime de BAUDON.

Parking de Boulouris 7 h ce jeudi matin. Trois voitures démarrent et se dirigent vers l'autoroute alors que trois autres sont déjà parties, qui de Fréjus, qui de la Tour de Mare. A 7 h30 le téléphone de Bruno sonne, Françoise est au parking de Boulouris, vide de marcheurs bien sûr. Une petite erreur d'horaire, 7 h 30, c'est la semaine prochaine...Privée de rando !
Nous voici de retour dans les Alpes Maritimes au dessus de la Turbie pour une rando concoctée par Jean BOREL. Une fois de plus, deux groupes ont été formés, l'un de "Grands" composé de 13 "élèves" menés par Jean qui auront

 à parcourir 12,5 km avec 745 m de dénivelée et 11 "petits" accompagnés par Jean-Marie qui se contenterons de 9 km et 470 m, les deux groupes se rejoignant à midi pour le pique-nique. Jean nous indique, en outre, que nous serons attendus en Mairie de PEILLE, cet après-midi, pour des rafraîchissements. 
       Sans conteste, il s'agit pour le 1er groupe constitué de 9 hommes et 4 femmes d'une épreuve sportive (Rando "sportivo alto" dirait Bruno). De plus le groupe est tenu de réaliser cet objectif dans des délais très courts, afin de ne pas faire attendre le second groupe, soucieux de pique-niquer à l'heure.
"Nous nous élançons donc en direction de PEILLE, sur l'ancien chemin des muletiers qui menait de La Turbie à Peille, en marchant au milieu des cistes , violettes et pois de senteurs bicolores. Mais le chemin pierreux et accidenté ne nous laisse guère le temps de les admirer. Peu avant PEILLE, nous arrivons sous la passerelle très aérienne de la Via Ferrata." 

 Il fait très beau, pas trop frais et à 8 h35, à la cote 659, les "petits" laissent filer l'autre groupe. Sans se presser, ils vont découvrir des traces d'ammonite sur des rochers et se désoler de l'abandon de la petite chapelle St Pancrace, dont la nudité intérieure montre le peu d'intérêt des "pellasques" (habitants de PEILLE) pour cet édifice. Pourtant elle est fermée d'une belle grille en fer forgé. Pour leur défense, il faut dire qu'ils ont tant de chapelles...
Un petit peu de bitume et les "Grands" ont construit un petit cairn au bord de la route, avec bouquet de romarin et flèches rouges à la craie, pour indiquer un changement de direction pas évident.                                          Merci les copains !
Derrière les grands pins, on aperçoit le village, accroché à la montagne.
Occupée depuis la fin du néolithique, puis par les ligures avant J.C., PEILLE est au début du 12 ème siècle une cité autonome et possédait le Rocher de Monaco, vendu aux génois en 1197. Sainte-Agnès, Castellar, Gorbio, La Turbie, Contes, L'Escarène et Peillon qui en dépendaient vont se séparer au 12ème et 13ème siècle. Rattachée à Vintimille et Sospel en 1347, comme les territoires avoisinants, PEILLE est incorporée dans le Comté de Savoie puis au Royaume de Piémont Sardaigne de 1720 à 1792 puis à nouveau en 1814 jusqu'au rattachement définitif à la France en 1860. Zone tellurique par excellence, de nombreux tremblements de terre ont affecté ses bâtiments, toujours reconstruits . Le dernier date de 1887. Pour ceux que cela intéresse, le site http: //www.azurseisme.com/EtudePeille.pdf, placé dans les liens, présente une étude complète sur le sujet.
Aujourd'hui avec ses 2250 habitants dont de nombreux monégasques et une maison de retraite importante, PEILLE est un peu une cité dortoir mais sa partie ancienne a conservé beaucoup de charme. Léo FERRE a beaucoup aimé PEILLE où il a séjourné. Il a composé une chanson en l'honneur de ce village.  

 A notre tour, le groupe des "petits" arrive sous le pont de singe de la Via Ferrata, célèbre dans la région. Jacqueline s'inquiète déjà si nous allons l'emprunter. Non ! Ce sera pour une autre fois...

Et c'est l'entrée dans le village où mes "gamins" deviennent insupportables, voulant tout voir, s'égaillant dans chacune des petites ruelles. Il faut bien avouer que ce village est très joli et qu'il a conservé son caractère médiéval malgré les restaurations liées aux différents tremblements de terre qui l'ont affecté. Sur la Place Carnot, nous retrouvons nos gourmandes devant la boulangerie-patisserie. Seules, Martine et Nicole vont résister. Vers l'ouest, la place Saint Roch, nous accueille pour le petit en-cas de 10 h. La vue sur le village avec l'ancien dôme de la chapelle St.Sébastien et la montagne en arrière plan est superbe. La petite chapelle St.Roch, à l'histoire mouvementée , après avoir été détruite après la révolution et reconstruite après le tremblement de terre de 1887, est en parfait état.
"Pendant ce temps, sortis de PEILLE, le groupe des "grands" aborde un sentier en pente douce, qui le mène gentiment au col St Bernard (736 m). Jean accorde une pause et fait un dernier breefing avant l'ascension.   Nous devrons grimper jusqu'à un immense pan rocheux que nous contournerons par la droite, avant de rejoindre la fameuse arête sommitale, qui, comme son nom l'indique nous y conduira.                                               

                                             Où ça ? Au sommet!

Dernière photo de groupe avant l'ascension! Devant nous se profile la masse imposante du Mont Baudon.  

 
 

La pente se fait plus raide, le groupe progresse en silence, mais toujours rapidement. Car nous avons tous remarqué la présence "d'entrées  maritimes, fréquentes dans ce secteur", comme l'a dit Jean. Autrement dit c'est la brume qui monte! Et si elle monte plus vite que nous, c'en sera fini de "l'extraordinaire belvédère offrant un panorama à 360°, du bleu des flots méditerranéens au blanc de l'arc Alpin", promis dans notre programme.

Le groupe parvient au pan rocheux, la pente s'accentue encore, il n'y a plus de chemin, seulement de vagues traces au milieu des rochers que nous escaladons. Mais nous apercevons au loin l'arête sommitale. Enfin la voici! Nous la tenons!

La pente s'est radoucie, le groupe allonge le pas, et sur les cent derniers mètres, on assiste à une véritable course au finish. 

On voit ainsi Daniella, tout sourire, parvenant au sommet après avoir distancé ses poursuivants de plusieurs longueurs.

         

Il est 11h20. Nous avons vaincu le Baudon !

 

 

 

Aussitôt un petit groupe se forme autour de la table d'orientation. 

Hélas,  il est trop tard, la brume l'a emporté et nous ne verrons pas le superbe panorama. Tant pis, nous savourons néanmoins notre victoire.

  Il ne reste plus qu'à rejoindre le deuxième groupe pour un pique-nique bien mérité.

Le groupe des"petits" a enfin réussi à s'arracher au charme de PEILLE et il progresse dans la montée, vivement emmené par Jean. Jean-Marie va calmer ses ardeurs en annonçant les vitesses ascensionnelles qui atteignent les 8 m/min.

Le groupe sportif, c'est l'autre, ne pas confondre...

D'autre part il faut laisser le temps aux  "grands" de monter...et de redescendre. Un sentier, à gauche, en cul de sac, nous permet d'admirer un superbe lilas, perdu en pleine nature...Nous revenons au chemin principal et décidons que la bifurcation sera notre coin pique-nique, bien dégagé et au soleil. Il est 11h30. Contact téléphonique avec l'autre groupe qui est au sommet et aborde la descente. Yvette, Martine, Jacky, Jean et Jean-Marie partent au devant des "grands". La liaison se fera vers 1000 m, à 12 h, juste sous la falaise, après un km de montée.
                                        Impeccable l'horaire !


Déjà les nuages venant du sud-est se glissent entre les montagnes mais au pique-nique, à 880 m, il fait encore soleil . Tous les équipiers, heureux de se retrouver attaquent leur repas commencé par une dégustation comparée de vin d'orange made in Claudie et Daniella. Fameux !
Petit à petit les nuages , poussés par un vent de plus en plus puissant, envahissent les lieux. Polaires et coupe-vent sortent des sacs, et même...des gants ! Quand même ! Camille semble toujours réchauffé. Bruno et Jean prennent leur temps pour manger alors que le reste de la troupe se prépare au départ. Les micro-gouttelettes de la brume s'accrochent aux aiguilles de pins et retombent en grosses gouttes . Avec le vent qui les transporte, on a la sensation qu'il pleut. Et certains d'évoquer les côtes de Namibie et du Chili où cette technique est utilisée pour récupérer de l'eau douce. C'est beau la culture !
Les marcheurs abordent le village mais le manque de soleil lui a fait perdre de son charme. Le premier groupe qui était passé un peu vite ce matin en profite pour détailler et découvre, en particulier, la cloche qui permet de se faire ouvrir le bar de la Voûte. Puis nous gagnons l'Hôtel de Ville, ancienne chapelle reconvertie en 1930. Avant cette époque, il occupait le palais LASCARIS, devenu médiathèque. C'est Mme VIVODO qui nous y accueille, avec sa collègue, et nous offre boissons, petits gâteaux et chocolats. Nous visitons la salle des mariages, au premier étage sous le dôme en briques : remarquable!
C'est une première, les marcheurs du Cercle de Boulouris reçus en Mairie, au cours d'une de leurs randos !!! Merci beaucoup pour cette charmante attention.
Puis ce sera le musée où Mme BERTENAT, une bénévole, nous fera découvrir avec enthousiasme, tous ses trésors. Ils représentent, au travers d'objets et d'outils, la vie d'autrefois au village. Elle obtiendra un franc succès avec les jarres à olives (huile et fruits) qui, après un usage normal, seront enterrés dans le jardin pour servir de cabinet d'aisance. A  PEILLE , on dit "Aller à la jarre"... Aujourd'hui, elle sont très recherchées par les monégasques pour un usage plus...décoratif.
Après avoir bien remercié Mme BERTENAT, nous reprenons le chemin de l'aller pour retrouver nos voitures. Les nuages sont toujours là mais on sent poindre le soleil et lorsque nous atteignons le parking, il fait à nouveau très beau, plus d'entrées maritimes. Dommage, nous aurions pu encore profiter des ruelles de Peille.
Merci Jean pour cette bonne sortie et aussi à Jean-Marie, qui a parfaitement mené son groupe.

Prochaine sortie le jeudi 26 avril avec Bruno pour 18 km à la Sainte Baume(n'oubliez pas d'aller voir le profil). 

Texte à quatre mains de Gérard et Jean-Marie.

Merci aux photographes, Geneviève CHAUMAZ, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN,Jean BELLACHES, Yvette et Jean-Marie CHABANNE
.

 

 

 

 

Quelques photos en vrac :
Descente parmi les cistes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Heureux d'être au sommet ?


 Bien installé, Bruno déguste !!!

  

 

  

 

  

 

  

 

 

 Au musée, les pains avec la marque de chaque famille

 

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Published by Jean-Marie Jean-marie - dans randosboulouris
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 17:09

Le Col d'ILLOIRE

Ou "les Treize du Grand Margès "

 

Nous voici donc à AIGUINES dans le parc naturel du Verdon où Bruno GUERIN nous a prévu une grosse rando de 18 km et 1000m de dénivelée. En fait elle se terminera par 20 km et 1275 m avec les petites options rajoutées...13 courageu(ses)x  étaient au départ. Une seule "gazelle", mais quand mêmes quatre dames. Ils et elles ne se doutaient pas de la "galère" dans laquelle il s'engageaient. Un deuxième parcours de 14 km et 600 m de dénivelée avait été préparé pour un second groupe de 11 marcheurs et marcheuses, mais personne ne semblant vouloir le mener, on sentait un peu de flottement ...(Certains avaient semble t'il quelques idées derrière la tête).

 

 

A 9 h10, les deux groupes s'ébranlent pour la partie commune qui permet d'atteindre le Belvédère du Col d'Illoire. Le temps est couvert avec quelques rayons de soleil, mais il souffle un terrible vent d'est, particulièrement après la première grimpette au col à 900m, puis au belvédère. Le second groupe s'y est aventuré mais le vent violent l' en a chassé rapidement. Dans cette deuxième partie, il faut s'accrocher et quelques casquettes ont regagné les sacs, quant aux mises en plis, inutiles d'en parler.

Mais que c'est beau ! A l'ouest, le lac de Ste-Croix, et, en dessous de nous, le village des Salles, puis sur l'autre rive, le plateau de Valensole, avec ses champs bien alignés. Que ce doit être agréable de marcher là-bas sur cette planitude (sic).

 

 

A l'est, les Gorges du Verdon.

A cette heure, et en l'absence de soleil, la couleur de l'eau n'atteint pas encore sa pleine vertditure.

(resic-promis,j'arrête...).

 

 

 Au col les deux groupes se séparent, le second rejoignant le village par la route, puis le GR 99. Ensuite, il  devra  descendre jusqu'aux   rives du lac.

Le premier groupe, après une petite hésitation corrigée par le GPS, atteint le chemin en encorbellement le long de la falaise. Un chamois détale devant Jean BOREL qui menait le groupe à ce moment-là.

En principe, on suit des courbes de niveau entre 820 et 850 m et ce devrait être assez cool. En fait, des barres rocheuses les coupent fréquemment et il faut soit monter, soit descendre, pour les franchir. Epuisant ! Le sentier est étroit, et les troncs de buis, coupés au ras du sol sur les bords du chemin, sont autant de pièges à éviter.

Car le buis est le végétal le plus répandu par ici. Quelques fleurettes de printemps agrémentent notre paysage avec quelques coucous que nous n'avions pas encore rencontrés les semaines précédentes. Le paysage, il faut aussi en parler car nous surplombons le Verdon d'environ 350 m, et si notre orientation ne nous permet pas de voir l'amont, l'aval est superbe, surtout au niveau du ravin de Vaumalle avec son immense pierrier tout blanc. Un peu plus loin, après une petite vire assez vertigineuse, on découvre sur l'autre rive les ruines de Mairestre et le sentier du Bastidon.

Pendant ce temps le 2ème  groupe a regagné les voitures et déguste un petit rosé, comme apéritif.

Lorsque nous atteignons la route, il est 12 h 50, heure habituelle pour se restaurer mais il reste à avaler  une grosse montée qui nous conduira de 958 m à 1290 m, au bord du plateau. Le groupe va choisir de la gravir le ventre vide car la pente est très raide. La progression va se faire en lacets dans une forêt très claire, sur un sol agréable, sans trop de cailloux...mais la dénivelée est bien là et le groupe se disperse sur plusieurs centaines de mètres.

OUF ! ça y est, une joli petit pré, entouré de buis, nous accueille les uns après les autres.

           Il est 13 h 50 et nous sommes à mi parcours.

Le casse-croûte est sorti des sacs et puis pour certains, ce sera une petite sieste. Bruno a confié à Gérard la lecture des commentaires sur Aiguines et sur les activités liées au buis ainsi que l'évocation des chasseurs de miel :  quelques ronchonnements des dormeurs...

 

Contact téléphonique avec l'autre groupe, où l'on apprend qu'ils sont au restaurant !!!

            Nous leur indiquons que nous les rejoindront vers 17 h30.

Nous reprenons notre marche pour gagner la cote 1577, le sommet du Grand Margès. La végétation est exclusivement constituée de buis poussant parmi les rochers. A l'est, l'extrémité du camp de Canjuers est désolée.                            Le vent qui nous a accompagné tout au long de la journée redouble de violence. Il est un peu fatiguant mais, au moins, il nous protège de la pluie; jolie photo de nos compagnes près d'un cairn très pointu.

Enfin le sommet !!! C'est très beau mais le temps un peu gris va nous limiter pour les photos. Les dernières gouttes d'eau sont extraites des bouteilles avant d'attaquer la descente. Au col de la Glacière, nous quittons l'itinéraire pour traverser une "dolline" (Les dollines sont de petites dépressions, généralement herbeuses, restes d'une pièce d'eau asséchée)dont le  bord côté nord-ouest permet une vision extraordinaire sur le Verdon (la "rue d'eau") et la D71 (la route de la corniche sublime).

Puis la pente augmente sérieusement dans cette descente tord-pattes et nous découvrons le château d'Aiguines . "Bigre, dit Bruno, il est encore loin". Pourtant nous y arriverons à 18h. Deux de nos amis, assoiffés, se sont arrêtés dans le premier café rencontré, pour se réhydrater en vitesse.

C'est à Salles sur Verdon que nous retrouverons le second groupe, attendant patiemment (pas sûr...) notre retour. Reprenant les voitures ils sont descendus à Salles et ont fait un tour au bord de l'eau avant de remonter  au village, un peu désert à cette époque. Visite de l'Eglise où ils ont pu admirer une belle statue de Ste Anne, patronne de ces lieux.

Le pot habituel sera pris dans le village; vous imaginez certainement les commentaires des marcheurs du 1er groupe vis à vis de leurs amis.

 

Merci BRUNO, tu nous a bien épuisés, mais comme tu l'as précisé, tous les ans tu mets une rando difficile, c'était celle-ci.

 

NB : nous prions le second groupe de bien vouloir nous excuser du manque d'enthousiasme de nos propos, mais admettez qu' il n' y avait pas lieu de trop en rajouter. Vous ferez mieux la semaine prochaine.

     Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

         Prochaine sortie avec Jean BOREL le jeudi 19 avril à la Cime de BAUDON.

 

 Quelques photos en vrac :   Le château d'Aiguines

Le second groupe en action de marche... rare !

 

 

 Le ravin de VAUMALLE

 

 

 La D71 vue du bord de la dolline

 Gouyette...

 Le sommet du Grand MARGES

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 15:16

LA CRÊTE DU FERION.

Aujourd'hui, la tâche du narrateur ne sera pas facile. En effet, Jean BOREL testait une nouvelle formule avec deux circuits, le principal de 14 km et 800 m de dénivelée et un second, même départ et même arrivée de 12  km et 600 m de dénivelée. Jean mènera le premier groupe et Camille le second. C'est donc deux histoires qu'il va falloir raconter   l'une     d'elle n'étant faite que de témoignages, les trois rédacteurs étant sur la première boucle.

 

Sur les trente marcheuses et marcheurs (ne vous étonnez pas du nombre, il y  avait un repas au restaurant à l'issue de la rando...) Jean avait fait une moyenne  des âges, 66 ans pour les hommes et 65 pour les femmes. Il faut dire qu'avec nos gazelles, la moyenne des âges tombe... alors que  la moyenne horaire augmente (Oh!Oh!). Nous en avions deux, sur les trois dames, dans le 1er groupe, déchaînées aujourd'hui, aussi bien des jambes que de la langue. Plusieurs fois nous avons tenté de les mettre en "stand by" ou même de retirer les piles, en vain !

Donc, après avoir grimpé en voiture jusqu'au-dessus de Levens et au passage admiré le joli village de La Roquette sur Var, les deux groupes, décalés de quelques minutes  attaquent la montée : 18 dans le premier et 12 dans le second avec une majorité de dames (heureux Camille...à voir !). Il fait très beau, mais frais  sur le versant nord-ouest, à l'ombre de la crête. Un couple, subitement pris de doutes sur ses capacités (mon oeil !), ou bien le choix de De--- voulant retrouver ses copines, va attendre le second groupe. Bien en-dessous de nous, nous l'apercevons, arrêté au soleil.

La vue sur Levens est très agréable, avec la très grande prairie qui fait une  tache verte au sud du village. De l'autre côté du Var, les montagnes de l'Esteron et le village de Bonson nous rappellent de bons souvenirs. Les petites fleurs du printemps sont bien présentes comme les semaines précédentes (Anémones des bois, primevères et violettes) mais les buissons aussi commencent à fleurir avec les prunelliers. Enfin dans un virage, Jean devient tout joyeux, il a enfin retrouvé le Mont MOUNIER qu'il avait cherché en vain le jour de la rando d'Amen. Et, il va nous le décrire avec son enthousiasme habituel, on s'y croirait, sauf que la-bas c'est bien enneigé. Après avoir passé le col du Dragon, nous attaquons la dernière partie de la montée, très raide jusqu'à  l'arête sommitale, toujours aussi célèbre. De plus, le terrain est glissant, à l'ombre( les sangliers n'ont rien arrangé), ...et c'est dur. Nos gazelles montent bon train et le peloton se distend.

        Nous attendons tous le sommet, le    soleil et le casse-croûte.

 Le second groupe a absorbé le couple qui nous a abandonné et il chemine maintenant sud-ouest, en montée légère, avec une très belle vue sur Levens. Jean suit sa progression par téléphone, peut-être un peu inquiet pour sa petite troupe séparée.

 

Nous arrivons sur un petit plateau bien ensoleillé à 1380 m, orienté plein est vers les vallées du Paillon, l'orientale avec le village de Lucéram, célèbre par ses crèches de Noël et l'occidentale, à nos pieds avec le village de Coaraze avec sa légende

  La seule quasi-certitude quant au nom du village est qu'il vient de cauda rasa,  queue rasée .... Pourquoi "queue rasée" ? Plusieurs hypothèses s'affrontent... La première prétend que ce nom est issu de la mode en matière de coiffure qui régnait à la fin du Moyen Âge. Contrairement aux habitants des hameaux alentour, les natifs de Coaraze auraient à cette époque porté les cheveux courts et rasés sur la nuque...

 

 

 

Pas du tout ! S'indignent les partisans d'une autre hypothèse, beaucoup plus glorieuse pour le lieu. Selon eux, voilà bien longtemps, les habitants de Coaraze étaient parvenus à capturer... le Diable en personne ! Et pour s'assurer qu'il ne s'enfuirait pas, ils l'auraient attaché avec de la glue, par la queue. Et pour s'échapper, dans un geste désespéré, celui-ci aurait été contraint de la sectionner... Il semble bien, en définitive, que l'explication soit d'ordre géographique. Car tout près du village, le confluent du torrent du Gravier et du Paillon prend la forme d'un lézard sans queue, le même animal mutilé qui figure sur le blason de Coaraze...(cf.WIKIPEDA)

 

 

 

Bien installés, nous nous régalons du paysage et apaisons nos estomacs qui criaient famine (départ à 6 h30 de Boulouris). Le second groupe, pendant ce temps, fait la même chose à 1246 m, installé sur le château d'eau.          Tout ce versant a souffert des graves incendies de 1986. Seule l'arête sommitale peuplée de pins sylvestres, de pins noirs d'Autriche et de cèdres a été protégée ainsi que l'ubac.

Encore une trentaine de mètres à monter et nous arrivons à la tour de guet. Et là ça méritait bien une photo de nos trois compagnes. Paysage superbe jusqu'à la mer au sud et le Mercantour au nord.

Encore une minuscule Orchis de Robert, une des dernières de la saison, bien cachée contre un rocher. Maintenant, il ne reste plus qu'à redescendre plein sud jusqu'au col de Rosa, puis le col de Travail.. Mais au passage, nous allons pouvoir profiter du  calme de la petite chapelle St Michel des Cèdres, construite en 1938, et bien nommée car entourée de cèdres somptueux.

Pendant ce temps, le second groupe, mené activement par Camille est arrivé aux voitures. Chacun en a profité pour se reposer  et particulièrement Yv--- endormie au soleil. Ses gentilles petites camarades ont, discrètement, récupéré l' appareil photo dans son sac pour immortaliser cette situation , d'habitude c'est elle qui mitraille les belles endormies !!!   

Le premier groupe a rejoint à son tour les voitures et vers 13 h45, les 30 affamés se sont retrouvés au Restaurant des Deux Vallées (le bien nommé lui aussi), au confluent de la Vésubie et du Var. Très bon repas avec une daube exceptionnelle.

Peut-être ne pourrons-nous pas y revenir car Ma--- a encore cabossé un couvercle de marmite et une louche...(Pardon à Madame d'avoir publié cette photo).

 

 

 

 

Merci Jean pour cette bonne sortie et aussi à Camille, privé de sommet, mais bien accompagné toute la matinée.

 

 

 

 

Prochaine sortie le jeudi 12 avril avec Bruno dans le Parc Naturel du Verdon.

 

 

 

 

Merci aux photographes, Geneviève CHAUMAZ, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Francis OUDARD, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques photos en vrac :

 

 

 

 

 

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 15:19

La Piste de la MAMELLE

 

 Connaissez-vous le HAUT-ESTERON ? Moi, pas, jusqu'à hier. C'est là que Buno GUERIN nous avait conviés pour une boucle de 15 km et une dénivelée de 500m. Cette jolie région , perdue entre la départementale 202 et la RN85 n'est pas facile à rejoindre et Bruno nous fait emprunter un itinéraire qui  aurait pu barbouiller plus d'un estomac. Quelques repères de villages traversés : Gilette (ça va encore), Roquesteron (là c'est déjà plus sévère), Sigale (oh !), Collongues (le bouquet final). Au fur et à mesure que les virages deviennent de plus en plus nombreux et serrés, la taille des villages diminue...

 

 

 

 Nous nous retrouvons en haut de Collongues vers 9 h15. Il fait 2 ° et nous sommes 17 marcheuses et marcheurs prêts à partir pour de nouvelles aventures.

Trois gazelles dans le groupe, ça pourrait être chaud ! Mais, toujours astucieux, Bruno avait eu la bonne idée de confier la fonction de serre-file à la plus jeunes d'entre elles, Do..., histoire de limiter les "excès de vitesse".

Le profil indiquait, dès le départ, une bonne grimpette de 120 m, bien pentue , mais nécessaire pour se réchauffer. Cette montée nous conduit au hameau des MUJOULS d'où la vue, vers l'ouest , coupée par la clue du même nom, où serpente l'Esteron, est remarquable.

Nous redescendons vers la petite plaine coincée entre les deux barres de montagne. Nous avons failli rater la jolie fontaine moussue, mais Bruno avait l'oeil. Puis, c'est le premier plaisir de la journée. A environ 500 m de nous, dans une vaste prairie, une quarantaine de quadrupèdes  broutent tranquillement. Identification difficile mais avec les jumelles et la fuite éperdue de 6 ou 7 individus, nous concluons à priori, biches ou chevreuils, avec un qualificatif donné par De.., "culs blancs".

Poursuivant notre chemin, nous contournons ce troupeau pour rejoindre un ancien pont détruit par une crue de l'Esteron et remplacé par une passerelle suspendue. Aujourd'hui, la rivière est calme et les eaux basses. Le coin est superbe, au-dessus de nous, se dresse le hameau de Mujouls sur son promontoir. Nous en profitons pour nous alimenter un peu, le départ ayant été très matinal.

              Nous  rejoignons la piste de la Mamelle, et nous retrouvons notre troupeau sauvage . Ce coup-ci de beaucoup plus près, nos "spécialistes" vont identifier bouquetins et chevreuils. Ge... et Bruno vont même faire une photo.

           Bien sûr, tout ce petit monde détalle à "toutes pattes" et dans toutes les directions. Mais que c'est beau !!! et rare d'en voir autant. Un peu plus loin, nouveaux quadrupèdes à 200 m, identifiés comme sangliers. Da... et Cl... vont s'avancer vers eux, mais à environ 100 m, le petit groupe de quatre individus se sauve vers la forêt.

Journée exceptionnelle en matière de faune!!!

Notre serre-file a abandonné et transmis le flambeau à Gé... Elle souffrait trop à l'arrière, malgré les marcheuses restées en fin de peloton pour lui faire la causette.

La piste de la Mamelle continue en légère montée jusqu' à la cote 800 et, à partir de là, il va falloir grimper en haut du Serre de la Maurelle à 937 m. En principe c'est tout droit et il y a un passage très pentu sur  environ 200 m. Après avoir quitté la route, que nous avions renoncé à emprunter, nous cheminons d'abord le long d'un petit ruisseau lorsque le chemin se termine brutalement... dans l'eau. La carte indique que le chemin reste sur la rive droite, mais point de chemin de ce côté-là . Bruno, accompagné de quatre ou cinq courageux, va commencer à gravir la rive pour le retrouver, ce maudit chemin. De loin, Bruno nous conseille de rejoindre la route alors qu'il continue de progresser avec son mini groupe. Nous nous retrouvons tous à la borne 42, certains dépités "d'avoir fait du bitume". Il en reste encore 500 m (de bitume) à faire pour rejoindre la chapelle de St Jeannet , point haut de notre parcours.

Pendant notre recherche de piste perdue, le temps s'est obscurci et le soleil se fait rare autour de la chapelle fermée à double tour. Une petite cour, protégée de thuyas, permet à une partie du groupe de s'installer pour le repas alors que l'autre partie choisit la prairie voisine bordée par un mur de pierre sèche.

Le soleil intermittent nous manque beaucoup et le vent qui s'est levé a fait ressortir vestes et polaires. Ge... en profite pour nous faire une démonstration de l'utilisation du poncho. Non, non, elle ne voulait pas dormir !

              

 

 Voilà il ne reste plus que 4,5 km à parcourir, en descente,

 dans un sous-bois agréable (petites fleurs de saison), sur un chemin facile sans pierres qui roulent.

  Deux "gazelles " en profitent pour s'échapper. Il faut bien qu'elles se défoulent !!! 

 

 

De retour à Collongues, après avoir quitté nos chaussures de marche , nous faisons un tour de village. C'est vite fait. La mairie est disproportionnée par rapport à ses 50 habitants dont seulement 15 permanents. Ce bâtiment devait être celui du seigneur du pays. La République l'a bien restauré.  La vue tour autour du piton est très jolie avec le cours de la Fontagne, affluent de l'Esteron.

Nous décidons de revenir par une autre route ce qui s'avèrera un bon choix, car la clue de St Auban  est superbe. Un arrêt dans la gorge permettra à tous de profiter de ce site et les photographes vont se régaler.

Finalement, après quelques difficultés pour trouver un" troquet" ouvert dans ces villages perdus, c'est à Mons nous allons remercier Bruno autour du pot habituel. Ce fut encore une très bonne journée avec ce petit plus animalier qui a réjouit tous les marcheurs.

 

Prochaine sortie jeudi 5 avril avec Jean BOREL  au Mont Ferion avec "restaurant".

 

Merci aux photographes, Geneviève CHAUMAZ, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

Quelques photos en vrac :

 Le bas du village de Collongues 

 La chapelle de Mujouls

L'ESTERON

 

 

 

 Photo "volée" de l'intérieur austère  de la chapelle de St.Jeannet

 La vallée de la Fontagne en aval de Collongues                La clue de St Auban

"L'oeil" de la clue de st.Auban, côté ouest.

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 21:46

 

 

 

La Chartreuse de la Verne

 

 

 

 

 

Pour cette première marche de ce printemps 2007, Jean Borel nous a préparé une randonnée dans l'arrière-pays à la Chartreuse de  la Verne avec visite du monastère.

 

 Partis à huit de Boulouris répartis en deux voitures, nous nous retrouvons treize au point de départ de la marche situé sur un parking prés du lieu dit « Les Guiols ».

 

 Aujourd'hui, la parité n'est pas tout à fait respectée puisqu'il n'y a que 6 marcheuses

 

 

 

 

.

 

 

 Il est 8 heures et quart. Les premiers rayons du soleil inondent le petit vignoble que nous avons devant nous , toutefois, le thermomètre accuse quand même moins 3 degrés. 

En traversant le vignoble que nous longeons sur toute sa longueur, on peut voir la gelée blanche témoin de la température. Nous franchissons alors un petit gué.

 

 

 Avant de poursuivre notre marche, Jean Borel fait son petit « briefing » d'avant parcours. En somme c'est simple et banal nous dit-il : un plat, une montée, la chartreuse de la Verne, une descente et un plat, le tout étant estimé à 18 kilomètres et 490 mètres de dénivelée environ. Puis ensuite, Jean nous exhibe le profil de la randonnée préparé par les bons soins de Jean Marie C. absent (oh !! si j'osais je dirais « encore absent !! ») aujourd'hui.

 La marche n'excluant pas l'imagination, certains croient voir dans ce profil, l'icône stylisée d'une « mamelle » ou d'un « mamelon ». Et voyez vous, ces quelques mots ont débridé les mâchoires engourdies.  Sans exagération, je crois pouvoir assurer que tout le monde avait une idée sur la question.... Ah ! les « vieux », euh ! pardon, les « seniors » n'ont pas perdu leurs fantasmes de jeunesse et si « la valeur n'attend pas le nombre des années », ce dernier - qui s'exprime désormais en décennies - n'a pas tari à leur imagination.

 

Après ce petit intermède qui a réactivé les neurones faute d'avoir pu réchauffer les corps toujours bien emmitouflés dans les blousons, parkas, bonnets, et autres écharpes, nous poursuivons notre randonnée par la traversée d''un petit sous bois qui nous prmet d'atteindre la piste dite « de la Sainte Julie ». Nous pouvons alors apercevoir de loin le barrage de la Verne. Nous empruntons alors cette large piste qui monte en pente douce jusqu'au barrage.

 

 

 Il est à peu prés 10H et ½. Nous sommes alors invités à prendre notre petit encas de la matinée. Pendant ce temps Jean nous fait part d'une publicité tombée entre ses mains. Celle-ci nous interpelle:

 

 

 

 «  Etes vous bon marcheur ? Profitez des beaux jours de mai (nous sommes en mars) sans attendre les grosses chaleurs pour suivre cet itinéraire qui vous emmène de la « Môle »  à la Chartreuse de la Verne en passant par le barrage. Grands effets garantis. Concentré de lumière en toute saison, la lumière à la Môle est tout à fait particulière comme si ce tout petit village connu internationalement pour son aérodrome fréquenté par la « Jet-set » de Saint-Tropez, concentrait ici le soleil tombé du ciel et dégoulinant des arbres. De la route qui conduit aux turbulences de Saint-Tropez, on aperçoit, étrangement calme sur sa butte, le château où Antoine de Saint-Exupéry passa son enfance. »

 

 Le barrage de la Verne a été construit en 1991 par le « Syndicat intercommunal de distribution d'eau de la corniche des Maures ». Il sert à l'alimentation en eau des communes du Rayol-Canadel, Cavalaire,  La Croix Valmer, Ramatuelle, Gassin, Saint-Tropez, Cogolin, Grimaud et Plan de La Tour.

Le ciel, souvent si bleu au dessus de nos têtes, ne le dit pas, mais il pleut en moyenne sur la corniche des Maures, 970 millimètres d'eau par an.... soit autant qu'à Paris.

 

 

 

 

 

 

Nous repartons en suivant la piste qui longe le lac. Toutefois, arrivés à un certain endroit, le chemin initialement prévu est immergé.  Les dernières pluies ont remonté le niveau du lac. Nous rebroussons chemin et nous passons un peu plus haut.

  Nous attaquons alors la montée de la journée qui nous conduira à la Chartreuse de la Verne. C'est une montée en pente moyenne qui se fait en sous bois par un petit chemin bien caillouteux et qui nous oblige à marcher l'un derrière l'autre

 Après une petite halte à mi-parcours qui permet un regroupement, nous atteignons l'embranchement avec la piste carrossable qui conduit à la Chartreuse que l'on peut alors admirer de loin. Nous progressons entre châtaigniers et chênes verts qui ont du subir autant les outrages des caprices de la météorologie que les aléas de leur grand âge. 

 

 

 

              Plus on se rapproche du monastère, plus on prend conscience de l'ampleur des travaux de restauration qui ont été entrepris. Les cellules, que l'on aperçoit de loin, paraissent presque nouvellement construites. On apprendra, lors de la visite, que tous ces travaux sont uniquement financés par « l'Association des Amis de la Verne » ainsi que par le produit des droits d'entrée des visites....mais un généreux donateur est passé par là dernièrement nous dit-on !!!! Oui certainement très généreux !

 

 

 

 

Arrivés au « Monastère de la Verne » nous passons devant le portail monumental très caractéristique en pierre de serpentine qui est une pierre volcanique de couleur verte . Cette pierre est extraite dans le massif des Maures. D'ailleurs presque toutes les ouvertures sont encadrées de cette pierre verte ce qui donne une certaine unité aux bâtiments.

Ce monastère qui est une ancienne Chartreuse du XIIième siècle fut utilisé par différents ordres religieux  avant d'être occupé par la congrégation des moniales de Bethléem, de l'Assomption de la Vierge et de St Bruno depuis 1983.

La visite du monastère est une visite libre fléchée. Nous commençons par la « poterie » qui servait auparavant de lieu de stockage. Actuellement les religieuses y exposent leurs travaux  d'artisanat. Nous passons ensuite dans la « grange » dont la charpente a été entièrement refaite. Par la fenêtre, on a une belle vue plongeante sur l'Eglise Romane.

 

 

 

 Nous descendons ensuite dans la « boulangerie »  qui présente un four de plus de 5 mètres de long et qui servait à la cuisson non seulement du pain mais à tous les aliments.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

                            Sortant de ce bâtiment nous visitons extérieurement, la « Chapelle d'Adoration »,  « le Petit Cloître »,« l'Eglise Romane »,« la Chapelle Latérale » et « la Cellule témoin ». Enfin nous revenons à notre point de départ en  traversant « l'huilerie » et « le cellier ».

 

       

Après la visite, nous reprenons la marche afin de dénicher un emplacement bien exposé à l'adret pour le repas. Voici qui est trouvé,  avec soleil, table, bancs et ....fontaine. Toutefois un choix est à faire : les plus « athlétiques » d'entre nous vont choisir la solution d'être bien exposés au soleil et vont accepter aussi de poser leur séant par terre ; les « autres »...., préférant sans aucun doute leur confort  bourgeois vont tout simplement s'attabler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bien que le soleil soit à son zénith, il ne fait pas chaud et nous repartons assez rapidement pour attaquer la descente. En chemin, nous rencontrons plusieurs promeneurs originaires de la région. Ainsi on apprend que la « Môle » a désormais perdu son « chapeau » et la « Môle » est devenu la « Mole ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La descente s'effectue facilement. En peu de temps nous rejoignons le chemin qui longe le lac. Il nous reste donc à faire en sens inverse le chemin que nous avons  emprunté le matin en traversant de nouveau le gué.

 

 Arrivés aux voitures, on se donne rendez-vous à la « Mole » pour notre pot habituel au seul bar qui faisait son ouverture pour la saison.

 

 Merci à Jean Borel pour cette belle ballade qui nous a rapproché des cieux.

 

 Ce blog, étant pour moi le dernier de la saison, je profite de celui-ci pour renouveler l'appel à candidature en tant que « Rédacteur de Blog de Rando » lancé dernièrement par Jean-Marie  qui est, je vous l'assure, un « exxccellent formateur ».

 

Texte : Jean Bellaches 

Photos : Bruno Guérin, Geneviève Chaumaz et Jean Bellaches

 Prochaine sortie le 29 mars avec Bruno Guérin dans un secteur méconnu de l'Esteron et nous emprunterons la piste de la « Mamelle ».

 

 Quelques photos :

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie Cercle de Boulouris - dans randosboulouris
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 09:22

 

 AMEN - Gorges de DALUIS

 

Trouverai-je, aujourd'hui, assez de superlatifs pour vous rendre compte de cette journée que Bruno nous avait préparée dans la vallée du Var . Pourtant elle ne commença pas très bien au départ de Boulouris , car, lorsque J-Ma...et Yv...arrivèrent sur le parking, à 6 h 45, heure du départ  (ça c'est pas bien) ils ne trouvèrent que Je... et Ni...passablement désolés d'être seuls. Transfert du matériel dans une seule voiture et préparation au départ, quand, à 6 h 48, nos deux petits nouveaux, André et Monique, nous rejoignent. Il était temps.

Les deux heures et quart de route avaient du en dissuader plus d'un et pourtant... A part pour les chauffeurs, à partir du confluent avec la Vésubie, l'itinéraire est très beau et, passé Entrevaux, la montée sur Guillaumes par les grandioses gorges de Daluis est un plaisir pour les yeux.

Au parking du Pont des Roberts, seulement 6 courageux marcheurs sont déjà prêts au départ et c'est donc à 12, parité respectée à la virgule près, que nous nous engageons sur le sentier de AMEN (prononcer Amé). Il fait froid, toutes les zones à l'ombre sont gelées mais il fait très beau et, la neige sur les montagnes au dessus de Guillaumes, brille dans le soleil.

 14 km à parcourir avec une dénivellée de 750 m, pas de "gazelles", la rando doit être cool. Comme nous étions peu nombreux et pas égoïstes et  qu'il y a eu beaucoup de photos, nous allons consacrer un album spécial image, à voir en cliquant dans le premier cartouche à gauche.

 Et  pour Je...commencera sa grande recherche de la journée, le Mt. Mousnier. Persuadé qu'il n'est pas possible de le voir alors que le descriptif l'a mis au programme, il aura finalement raison, encore que...

 Nous montons sans difficultés dans le sous bois. On sent la fin de l'hiver avec les hellébores sauvages (Hélléborus lividus) et le début du printemps avec les primevères et les anémones des bois(Hépatica nobilis)-petit clin d'?il à Da...spécialiste des noms latins !                                                   Ici c'est le domaine des buis qui atteignent des tailles d'arbres. Sur notre droite, de plus en plus bas, la vallée du Var et au loin,"le pont de la mariée", tristement célèbre, car une jeune mariée s'y suicida le soir de ses noces. Plus haut, les gorges sur l'autre rive, superbes, rouges de la pelite de l'ère primaire, surmontées du Mont St Honorat (2520 m) recouvert de neige.

 Bruno s'arrête un moment pour  faire le point de notre progression et compléter , par ses informations, notre connaissance de cette région. Il évoque en particulier cette voie muletière romaine sur laquelle nous circulons et assurait la liaison entre Guillaumes et Léouvé (où était transporté le minerai de cuivre). Dans quelques minutes nous allons déboucher au sommet de notre périple et découvrir les ruines du village d'AMEN. C'est un village de vertige surplombant des ravins de "terres rouges", probablement un des derniers hameaux des Alpes non desservis par une route à l'orée de  l'an 2000. C'est effectivement un village en ruine mais depuis le dernier passage de Bruno, en 2001, si certaines bâtisses se sont encore écroulées il semble qu'un peu de vie soit revenue. Quelques portes ont été remises en place ainsi que des vitres sur la maison la plus avancée sur la terrasse, l'intérieur de l'église  de Notre-Dame-des-Neiges a été restauré- le 1er dimanche d'août, il y a une fête patronale-elle est fermée par une grille et même "la cabane au fond du jardin" est cadenasée. De plus la fontaine recommence à couler  même si le lavoir n'est plus utilisé et en dessous du cimetière on a construit un reposoir avec un saint non identifié. 

                Au XVIII ème siècle, des paysans-mineurs construisirent ce village pour arracher le cuivre de la montagne et peut-être aussi de l'or de cette concession accordée par Louis XIV au marquis Villeneuve de Beauregard. Au début du XIXème un recensement donnait 123 habitants, "banlieue" comprise avec un curé et un instituteur.

          On peut y voir encore un très beau four à pain et plusieurs salles joliment voûtées. Pourtant ce village fut abandonné car un rapport signale : " la pente vertigineuse de cette montagne est si périlleuse et la pierre de roche si dure qu'on a déclaré cette mine inexploitable". Le petit cimetière est désert- à part une croix rouillée. Les habitants, en partant ont du emporter leurs morts.

 C'est dans ce village, sur un terrasse herbeuse, en plein soleil que nous nous installons pour notre repas. C'est le grand calme, on se croirait loin de toute civilisation active. Pour un fois les joueurs de carte sont bien installés et ils vont en profiter pendant que les autres visitent les ruines. Aujourd'hui, nous prenons notre temps et la beauté du paysages nous a conduit à de nombreux arrêts, soit pour les photos, soit pour de simples, mais grandioses coups d'?il... et ce n'est pas fini !

Une vielle carcasse de voiture d'enfant permettra à nos "gamins" de se distraire un peu.

Nous attaquons la descente vers la clue, laissant derrière nous le village qui va nous servir de repère encore longtemps. Le sentier serpente dans ces schistes rouges qui s'effritent ou parmi des basaltes en forme de grandes dalles. Tout au fond du ravin, une petite passerelle très récente enjambe l'Amen. La rivière a créé  des vasques dans lesquelles Bruno nous avait promis des naïades, mais hélas, aujourd'hui l'eau est trop froide, point de beautés dévêtues : toujours des promesses !

 

 

  C'est en suivant la courbe de niveau entre 100 et 200 m au dessus de la rivière que nous prenons le chemin du retour dans un paysage de roches verticales très impressionnantes. Nous retrouvons l'aperçu sur le mont St Honorat et les lacets d'accès au village de Villeplane (humour de ceux qui l'ont baptisé)de l'autre côté du Var. Lorsque nous  apercevons à nouveau Guillaumes, J... pense encore à son Mt. Mousnier, peut-être va t'on enfin le voir , mais non, définitivement, ce n'est pas possible, il est trop à l'est.

 

 

 

 

Retour vers les voitures par un raccourci casse-g... Bruno avait-il envie de sortir sa boite miracle ? Mais non, tout se passe bien et nous nous retrouvons sains et sauf sur notre parking.

Le pot sera pris à Entrevaux que nous quitterons à 17 h 15. Nous avons pris notre temps mais avons bien profité de ces paysages magnifiques.  Merci Bruno, ce fut une très belle journée. Il reste 160 km à faire, en voiture ce coup-ci. 

 Merci aux photographes Yvette CHABANNE, Bruno GUERIN, André TURPIN, Jean-Marie CHABANNE.

 

 Prochaine sortie, jeudi 22 mars avec Jean BOREL à la Chartreuse de la Verne 

 Quelques photos en vrac :

 Est-ce lui qui va nous mener jusqu'à AMEN ?

Encore une ruine à racheter ?

On range ses petites affaires ...

Sacrés cailloux, ça roule comme dans l'Esterel !

Petite pause dans la descente.

Bienvenue aux deux nouveaux marcheurs, André et Monique.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 19:15

 

MAZAUGUES                    Le plateau d'AGNIS

Pour cette "journée de la Femme", Jean BOREL nous avait préparé un parcours de 17 km et 700 m de dénivelée dans cette région des "Glacières", à l'est de la Sainte Baume (la vraie, celle de Marie-Madeleine, pas celle de St Raphaël). Mais cette fois-ci, Mesdames, vous étiez en minorité, 10 seulement sur un effectif de 23. Il est vrai qu'il manquait Ma...,Fr... et Yv (celle de J.Ma...).

Les prévisions de la météo avaient été incertaines, sinon mauvaises, dans les jours précédents mais ce matin du 8 mars, il fait beau, sans vent. Sur le parking de Mazaugues, petite astuce de Da---, grand spécialiste du jeu de mot, même à cette heure matinale, sur le fondateur de la place où coule une fontaine avec peu d'eau (PEDEAU) Ah!Ah!Ah!

Au départ de Mazaugues, vers 8 h 15, il fait un peu frais mais Jean nous avait prévu un arrêt dans la montée, d'une part pour un "effeuillage" rendu nécessaire par la perspective de la grimpette à venir et d'autre part pour nous faire un premier briefing sur la journée. La "journée de la Femme" fait un peu fantasmer ces dames : "les hommes vont porter nos sacs...", "les hommes vont nous porter...", "les hommes vont, ce soir,  nous payer le champagne..."

Sans commentaires supplémentaires, nous attaquons la montée qui va nous conduire à la cote 790, sur la falaise que nous allons longer toute la matinée (l'arête sommitale chère à Jean BOREL). Il y met au moins trois "m", imitant par là Salvador DALI décrivant la gare de Perpignan. C'est là que nous allons prendre notre en-cas matinal, le départ de Boulouris ayant eu lieu à 7 h, les estomac réclament. Le paysage est déjà superbe. A droite, la montagne de la Loube (une des randos à venir), à nos pieds, en bas de la falaise, Mazaugues et la plaine avec les tâches rouges des anciennes mines de bauxite (dixit Bruno), à gauche, la Sainte Baume, tout au fond, les Alpes enneigées.

Nous atteignons un petit sommet doté d'un gros cairn, près du point géodésique 839. Ja... va y ajouter une pierre, mais ceci ne lui portera pas bonheur, pardon, j'anticipe.

A la cote 844 et plus précisément à la longitude 5°54'17,9" E et la latitude 43°19'54,9" N, certains pensent déjà à dresser, en ce lieu, un monument commémoratif. Car, dans une montée, il y a en travers du chemin une vilaine racine et Ja... qui est une spécialiste de ce type d'obstacle (d'après elle, bien sûr...), s'y prend les pieds et chute, tête en avant. Et, comme l'un de nous déclarera, a posteriori, l'arête sommitale rencontra l'arête nasale de notre amie. Marquée par ses lunettes et le frottement du sol, le nez saignait beaucoup. Et l'on vit ressortir la boîte miracle qui permit de soigner la malheureuse qui  blaguait quand même.

Un autre groupe de randonneurs nous a rejoint. Gare aux embouteillages. Poursuivant la montée nous atteignons la cote 906 au lieu dit "Les Baous".

Aujourd'hui, aucun vent, mais certains arbres nous permettent d'imaginer ce que ça peut donner les jours de mistral.

Superbe vue à 360 ° avec en plus, maintenant, la presqu'île d'Hyères et les îles de Porquerolles, de Port Cros et du Levant ainsi qu'au Nord, la Sainte Victoire, si chère aux aixois. Ici se dresse une sorte de pyramidion tronqué qui devait servir de point de repère. Aujourd' hui, la vigie en train de grimper n'est autre que notre Ja... qui ne semble pas souffrir de ses genoux...on verra demain. Enfin, ça fait plaisir de le retrouver aussi vaillant.

 

 

 

 Maintenant il faut rejoindre notre lieu de pique-nique prévu par Jean à la cote 703  et pour 12 h30 ! Et c'est une grande dégringolade dans ce petit sentier caillouteux  Apparemment, pas de chutes constatées, mais zut !, que c'était raide et rappelait à certains la descente du Roc D'Orméa. Ensuite, à grande vitesse (5km/h dans un petit sentier) nous découvrons la grande prairie qui entoure les ruines de "La Taoule" : un havre de douceur après les pierrailles du sommet. Nous venons de descendre de 200m en un quart d'heure et il est... 12 h30 . Notre guide est ravi !

Notre Ja..., un peu traumatisée par sa chute, se fera accompagner par quatre chevaliers-servants pour franchir ce dénivelé et, tout joyeuse, nous retrouvera en bas en conseillant à ses copines de faire une petite chute de temps en temps pour être ainsi assistée (sic).

Très agréable pique-nique au soleil. An... et Ma... nous ont offert leur bonbons au gimgenbre : doux et forts, de quoi satisfaire chacun. La chartreuse de Da... a fait tourner quelques têtes. Les joueurs de cartes étaient revenus, toujours aussi mal installés. Au moment de repartir, Br...avait disparu, il visitait le bâtiment de ferme en ruine : un achat en perspective ?

Il reste maintenant 7, 5 km à descendre en sous-bois et c'est à grande vitesse que nous les avalons (des pointes à 6 km/h). Nous avons rendez-vous vers trois heures au Musée de la Glace de Mazaugues pour une visite commentée. C'est Laurène COLLET qui nous accueille et retrace pour nous l'historique de la fabrication de la glace. Si vous n'avez pas encore consulté le site du Musée, en voici l'adresse : http://museedelaglace.free.fr/presentation.html

C'est à Mazaugues que nous allons prendre le pot habituel et chacun sera étonné du prix de la consommation: 1,80 €. On reviendra ! 

Pour terminer, une petite pensée pour notre serre-file habituel, Ca..., dont un orteil malicieux oblige à un repos...temporaire.

 Merci Jean pour cette belle journée, soigneusement organisée et nous permettant de découvrir de bien beaux paysages.

Prochaine sortie avec BRUNO le jeudi 15 mars : AMEN-Les Gorges de  Daluis.

Merci aux photographes Geneviève CHAUMAZ, Bruno GUERIN, Jean BELLACHES et Jean-Marie CHABANNE.

Quelques photos en vrac :

La voila la fameuse fontaine avec "peu d'eau".

Très studieuse au-dessus du village de Mazaugues ...

Sur l'arête sommitale, vers la Sainte Baume.

Ja... en premier plan de dos. Dans 100 m, elle va chuter .

 

Les cades, végétation typique du plateau.A toute vitesse dans la descente !

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 20:57

 

 

 Plateau de St.VALLIER -Le chemin des Bories

 

 

 

Pour ce premier jour de mars-ça sent déjà le printemps rien qu'à évoquer cette date- Bruno GUERIN nous avait préparé une balade sur ce plateau de St Vallier qu'il connaît bien et qu'il affectionne. Ce sont donc 10 marcheuses et 8 marcheurs, bravo Mesdames vous aviez une fois de plus la majorité, qui se sont retrouvés à St Vallier près du Grand Pré, pour 18 km et 500 m de dénivelée. Très peu de "gazelles" aujourd'hui, le rythme va être cool !

Avant de partir, Bruno va nous rappeler que ce Grand Pré appartenait au Chapitre de Grasse et qu'il fut déclaré "bien national" après la Révolution,  vendu au citoyen Jacques  ISNARD le 9 mars 1791 pour 20830 livres, avec droit pour les habitants de s'y réunir, d'y battre le blé et d'y fêter la Saint Constant. Il fut racheté par la municipalité le 3 mars 1907, il y a 100 ans à deux  jours près...

Et nous voilà partis en direction de la première curiosité de la journée : la Pierre Druidique.

 Pour J.Ma--- la journée commence mal car un énorme "Patou" vient marquer son territoire sur les deux jambes de son pantalon, ou en terme technique le "compisser". Certains craignaient déjà qu'il n'attire tous les chiens du coin et que notre petite troupe soit escortée d'une meute hurlante... On en parla beaucoup tout au long de la journée !

Voici la fameuse pierre. Il est vrai qu'elle est superbe, mais la culture druidique, très répandue dans toute la France et principalement en Bretagne, n'est pas une spécialité provençale. Quelques tumulus sont encore visibles à proximité ce qui semblerait quand même conforter l'hypothèse d'un lieu sacré d'autant plus que deux dolmens, disparus aujoud'hui, avaient été érigés à sa base. En fait c'est le résultat d'une érosion d'un minéral tendre supportant un chapeau plus dur, type "cheminées de fées".

Puis, ce sera notre première "borie" qui, en fait, est un puits, celui du bois d'Amon (rien à voir avec les Egyptiens) dont la structure externe et le principe de construction rappelle les bories que nous verrons plus loin.

 Frédéric Mistral fait dériver le mot provençal bori (nom masculin) d'où vient notre mot "borie" du bas-latin boaria, "étable à boeuf". Contrairement à ce que l'on peut parfois entendre dire, toutes les bories ne remontent nullement au temps des Gaulois de Provence, mais sont beaucoup plus récentes. En fait, la plupart ne sont probablement pas antérieures au XVIIe siècle, même si l'âge d'or des bories est le XVIIIe siècle et, dans une moindre mesure, le XIXe siècle.

 

 

 Les bories ne servaient pas d'habitations, même si quelques témoignages évoquent que des gens s'en sont servi de refuge lors de la grande Peste de 1720 ou durant d'autres époques troublées.
La borie avait presque exclusivement une vocation agricole. Les XVII
e et XVIIIe siècles sont des périodes de grands défrichements où de nombreuses terres étaient données à des paysans qui, à condition de la travailler avec assiduité, en devenaient propriétaires au bout de quelques années. Du coup, ces paysans et bergers faisant leur labeur souvent loin de chez eux et avaient besoin d'un endroit où déposer leur matériel et abriter leur bétail par gros temps. Ce sont eux les constructeurs des bories dont la caractéristique est un empilement de pierres sèches, sans liant. (*)

Ensuite tout au long du chemin nous en découvrirons  plusieurs autres dont deux   abritaient des puits. Un astucieux dispositif en forme de bénitier, dupliqué de chaque côté de la porte, permettait de distribuer, à l'extérieur, l'eau puisée dans le réservoir.

Le dernier puits, en cours de restauration, était vide ce qui permettait d'en apprécier la profondeur ( 5 à 6 mètres)

 

 

Un peu plus loin, après quelques recherches, nous découvrons une tombe mégalithique, assez bien conservée, que J--- va profaner (!) en prenant la place de son légitime titulaire. Pourvu qu'il ne nous jette pas un sort...

Après avoir jeté un coup d'oeil aux ruines de Le PRESTE ( jolies voûtes surprenantes sur ce type de construction... mais au fait peut-être n'était-ce pas un simple logis rural ? )nous poursuivons notre descente. Face au village de St.Cézaire, au plus bas de notre parcours (490 m) nous repartons vers le sud en direction du col de Cabris.

Quel cabotin ce Da---! Avez-vous remarqué, il est toujours dans le champ du photographe.

Première "orchis de Robert", au bord du chemin, c'est la pleine saison pour cette variété que l'on rattache parfois à l'orchidée. C'est une plante protégée, particulière à notre région.

 

 

 

C'est dans la montée vers le col que nous prenons notre repas, bien installés sur des pierres qui ne manquent pas dans cette région. Apéritif au vin d'orange, "made in" Ja---. Bravo et merci, bien réussi.

 

 

 Une fois de plus les joueurs de cartes font défaut par manque d'effectif, la collection de photos est stoppée !

Donc, nous voilà repartis. Le vent, assez fort, n'arrive cependant pas à dégager le ciel et c'est encore, aujourd'hui, le strip-tease permanent : quant ça monte, on s'effeuille, quand ça descend on se recouvre ou inversement si on est à l'abri ou en plein vent.

Enfin une bonne montée...bonne, ils sont fous ! A la cote 788, d'une cabine de guet nous découvrons sur 360° un paysage superbe avec, juste en dessous de nous, le village de Cabris que nous n'avons pas l'habitude de voir sous cet aspect, la mer tout au sud avec les Iles de Lérins, le lac de St Cassien et ...l'inévitable prison de Grasse.

 

 

Voilà il ne reste plus qu'a descendre sur cinq kilomètres vers St Vallier avec au passage une nouvelle borie, certainement utilisée par des chasseurs, il y a fort peu de temps.

 

 

 

 

 

 

 

Merci BRUNO pour cette belle balade, riche en curiosités que grâce à toi nous avons découvertes.

 

 

 

 

 

(*)http://perso.orange.fr/geneprovence/index.htm

Merci aux nombreux photographes : Geneviève CHAUMAZ, Yvette et Jean-Marie CHABANNE, Bruno GUERIN, Jean BELLACHES.

Prochaine sortie : MAZAUGUES le jeudi 8 mars 2007, avec Jean BOREL.

Quelques photos en vrac :

Paysage caractéristique du plateau.

Ma--- toujours souriante. Normal avec deux maris !

Les explications du chef sur le GPS: serions-nous perdus ?

Le second puits en cours de réparation.


 

 La tombe sans le profanateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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