Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 12:28

La VIE de RANDOSBOULOURIS

 

Notre blog est "plein comme un oeuf" comme dit Gérard CHARPY. Depuis Juin 2006, avec  mille photos, nous avons saturé notre capacité disponible. Ce n'est pas grave car nous avons créé Randosboulouris 2 que vous pouvez trouver à l'adresse : http://randosboulouris2.over-blog.net  . Il a été ouvert avec le compte-rendu de notre rando du 8 novembre 2007 à Séranon.

Par contre, si vous voulez revoir une de nos randonnées, vous pourrez toujours consulter l'ancien blog pour la période Juin 2006-Novembre 2007. De même, si vous voulez vous inscrire à notre "lettre" qui permet d'être informé de la publication d'un article, vous passerez par l'ancien blog, celui où vous êtes pour l'instant (rubrique "Newsletter" à gauche) afin d'éviter aux anciens abonnés de se réinscrire. De toute façon, l'adresse du nouveau blog figurera toujours dans  le message que vous recevrez sous forme d'un lien sur lequel il vous suffira de cliquer.

Enfin, nous vous rappelons que tous les passionants récits de nos randos sont téléchargeables sur le site de Jean-Marie : http://chab01.free.fr/Randonnees/indexrando.html 

Alors, à bientôt sur Randosboulouris 2.

Amicalement

Les rédacteurs.

Repost 0
Published by Jean-Marie Cercle de Boulouris - dans randosboulouris
commenter cet article
3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 20:52

Le Ravin des FABRIGOULIERS.

En ce jour de Toussaint 2007, nous avons ranimé le parking de Boulouris,  un peu endormi à 7 h30. Cette heure très matinale vous évoque peut-être un départ pour un département voisin avec une longue route en perspective… Erreur, nous allons à quelques kilomètres de là, en plein Esterel, au parking de Belle Barbe que nous atteignons à 7 h 45. Pas un chat… ni un sanglier, pour accueillir les 12 marcheuses et marcheurs à qui Bruno GUERIN se propose de faire découvrir les fabrigouliers ! 15,5 kms et 350 m de dénivelée, une promenade! Parité parfaitement respectée, avec une petite nouvelle, Maryse à qui nous souhaitons la bienvenue.

 

 

Il fait très beau, un peu frais à l'ombre (certains parleront de 5 °) lorsqu'à 7 h 57 ( un record !), notre petit groupe démarre joyeusement.

Premier arrêt photo et effeuillage (traduction : on retire une couche de vêtements) près d'un joli petit lac collinaire avec des reflets superbes.

Puis,  arrivée  au col Aubert où le cairn, très célèbre dans l'Esterel, n'a pas grossi depuis notre dernier passage. Maintenant ça monte sérieusement pour rejoindre le col du Baladou où nous retrouvons la grande piste du même nom (pour parler "branché", on dirait éponyme).

Cette  piste, bien connue des marcheurs et des vététistes, est un régal : large donc conviviale,  pente douce et pas trop de cailloux qui roulent. Il fait toujours très beau et même chaud, bien qu'il soit encore tôt. Les bruyères roses sont en fleurs mais on voit qu'elles ont souffert de la sécheresse. La piste du Baladou est doublée du GR, plus accidenté, mais Bruno a été sympa pour notre fête ( car aujourd'hui c'est la  fête de tous les saints)   en nous maintenant sur la piste principale. Nous montons donc à une bonne allure avec un petit arrêt à la Baïsse (col en provençal) de la Petite Vache puis à sa grande sœur de la Grosse Vache. Poétiques à souhait les appellations, non …

La Grosse Vache est un belle falaise avec un petit plateau à 314 m. Elle est très caractéristique de ce secteur. C'est de la Baïsse de Mathieu que la vue sur ce massif est la plus impressionnante. A cet endroit, le GR contourne par l'ouest alors que poursuivons sur le grand chemin par l'Est . Il est 10 h lorsque nous atteignons le Col des Suvières, important carrefour avec deux chemins, l'un vers l'ouest pour le Mont Vinaigre et l'autre vers l'est en direction du  col des trois Termes. Petite pause casse-croûte, au soleil, en encourageant les nombreux vététistes qui commencent à arriver. Nous nous faisons traiter de "lézards"par l'un d'eux. Il faut dire que nous sommes bien installés, au soleil, comme… des lézards heureux.

Nous avons bien marché et sommes presque à mi-parcours. A ce train là, nous serons à midi au lac de l'Ecureuil.

Le chemin est bordé de superbes eucalyptus. Certains ont souffert de la sécheresse mais l'ensemble donne une sensation de fraîcheur.

Les sacs sont refermés, en route pour la deuxième partie de la rando. Un peu plus haut que nous la Maison Foretière des Trois Termes nous montre ses superbes  restanques , bien orientées au sud et que nous n'avons pas l'habitude de voir sous cet angle par le sentier du haut. 

 Comme souvent la moitié du groupe a dépassé Bruno et lorsque nous quittons la piste principale, petit jeu habituel du meneur qui bifurque sans prévenir. La dernière des" échappés" n'entendant plus de bruit derrière elle, se retourne pour voir Bruno et l'autre moitié du groupe rigolant dans le sentier divergent. Bien sûr elle va alerter tout le monde et notre guide reprend la tête. Nous traversons un ensemble de ruches où les abeilles ne semblent pas encore réveillées : c'est jour férié...

Bruno va  nous conduire au fameux ravin des" fabrigouliers" où là, il va  faire une petit topo sur cet arbre dont l'autre nom est le micocoulier..
Origine : Europe du Sud (espèce méditerranéenne)   le Micocoulier de Provence, Celtis australis supporte le froid jusqu'à -23°, sauf quand il est jeune.  Écorce cannelée, ressemblant à celle du hêtre, grise avec quelques pustules et protubérances. Feuillage caduc.
Feuilles simples, alternées, elliptiques, légèrement asymétriques à la base (ce qui
aide à les reconnaître), dentées et rugueuses sur le dessus. Elle s'apparentent à celles de l'orme, mais elles sont plus allongées et moins larges.
Fleurs petites, dépourvues de pétales, en mai. Petit fruit brun ressemblant à une
olive (1 cm) à maturité en septembre. C'est une drupe qui persiste sur l'arbre après la chute des feuilles.
Utilisations : son bois souple et néanmoins résistant sert à confectionner des cannes, des manches d'outils, des cravaches et des avirons. Ses graines contiennent une huile comestible. Son écorce est utilisée pour produire une teinture jaune.

 Bon, c'est très bien mais où sont-ils donc ces arbres superbes ?  Bruno nous explique que cette forêt a brûlé plusieurs fois et qu'il n'en reste que quelques individus. Certains, plus bas, affirmeront en avoir vu…Alors si vous voulez vraiment voir ces magnifiques arbres, allez au Cannet-des-Maures, sur la place du vieux village (tout en haut), il y en a deux.

 Maintenant nous abordons la descente par un passage délicat au bord d'un torrent à sec. Un grand éboulement a réduit le sentier. Annick se demande comment elle remontera si elle glisse dans le ravin : optimiste ! Quant à Gérard, c'est uniquement pour la photo qu'il paraît en difficulté. Depuis que nous descendons, la végétation est plus variée avec quelques beaux sumacs qui jettent des tâches rouges un peu partout. C'est à celui qui trouvera la plus joli buisson ! Gagné pour Gérard.

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à la bifurcation avec le chemin du ravin des Trois Termes, nous constatons que le petit lac collinaire est complètement à sec. Bruno nous explique que suite à de fortes pluies en 1996 (quelle heureuse époque …!) la digue fut emportée côté est. L'ONF n'a pas jugé utile de la réparer. La piste que nous empruntons maintenant conduit tout droit au lac de l'Ecureuil. Elle est balisée avec ce signe qu'on connaît bien.

 Les chênes pubescents commencent à jaunir et tout le fond du vallon prend de belles couleurs d'automne sous le ciel parfaitement bleu de cette Toussaint exceptionnelle.

 

Voici le lac de l'écureuil, il est 11 h 55. Pas mal. Le groupe s'installe pour déjeuner sur un rocher à l'extrémité nord du lac. Notre campement fait un peu Rocher des Singes , tant pis, c'est super, avec du soleil et de l'ombre.

Mais ce lac, devant nous, est-il encore digne de ce nom ? Sa surface a été réduite plus que de moitié avec une eau verdâtre et des berges à sec. Les plus anciens de la région ne l'ont jamais vu ainsi.

 

 

 

 

 Chacun s'installe pour la sieste, certains  sous ou dans les arbres et nous allons ainsi passer une bonne heure, tranquilles.

 

 

 

Bruno donne le signal du départ et nous rejoignons l'autre extrémité du lac jusqu'au déversoir, bien sûr à sec. Ceci nous permet de descendre jusqu'au chemin en empruntant le petit muret de retenue. Gérard, passé le premier, guettait le moindre faux-pas mais il en fut pour ses frais, tout la monde franchit l'obstacle sans difficulté.  Dans les "photos en vrac" , vous pourrez voir ce qu'était le déversoir lorsque le lac était plein (Avril 1999-album d'Yvette).

 

Puis c'est le cheminement sur le Mal Infernet, haut lieu de promenade dominicale des Raphaélois.  C'est toujours aussi beau avec des bruns (fougères) et des rouges (sumacs) éclairés par ce beau soleil d'automne. Traversant le ruisseau sur la passerelle, nous  nous retrouvons au col Aubert et il ne nous reste plus qu'a contourner le pic du Baladou pour rejoindre nos voitures. 

 

 

 

Merci Bruno pour cette balade, très agréable, dans cet Esterel que nous aimons tant.

 

Merci aux photographes, Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

La semaine prochaine, Jean BOREL nous fera grimper sur la falaise du BAUROUX, au-dessus de Séranon (voir le profil joint)

 

.

 

Quelques images du lac de l'Ecureuil:

  Incroyable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cascade en Avril 1999

Repost 0
Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
commenter cet article
20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 08:09

LE SENTIER DES PECHEURS

 

L'aventure du Grand Canyon débute il y a 200 millions d'années, durant l'ère secondaire. Aux époques du trias et du jurassique, la Provence se trouve immergée dans une mer chaude et peu profonde. Cette situation sera propice à la formation de strates calcaires. Vers la fin de l'ère secondaire, au crétacé, la région est soulevée par la naissance des Pyrénées. L'ère tertiaire voit l'apparition des Alpes qui fracturent et façonnent les couches supérieures du massif. A cette époque, le Verdon est un fleuve surpuissant qui creuse son passage à travers les failles et trace son lit. Les quatre glaciations de l'ère quaternaire affinent le travail pour donner le résultat que l'on peut admirer aujourd'hui.

            C'est dans ce parc naturel du Verdon que Bruno a choisi de nous emmener aujourd'hui. Il s'étend sur 180.000 ha et a été créé en 1992. Les paysages sont très variés. D'abord torrent impétueux, prenant sa source en haute vallée d'Allos. Le Verdon devient à partir de Saint André les Alpes, une rivière assagie par les retenues successives d'EDF. Après un parcours de 200 kms, il mélange ses eaux vertes à celle de la Durance.

                De nombreux sentiers sillonnent les gorges de ce lieu magique. Ils ont tous leurs charmes, le sentier des Pêcheurs que nous allons emprunter n'échappe pas à la règle. Il se situe dans la partie terminale du Grand Canyon, appelée « la rue d'eau » à proximité du lac de Sainte Croix.

Dès le départ du col de l'Olivier, la descente s'annonce rapide à l'ombre de splendides chênes blancs. La sente est bien tracée et très vite la magie du Grand Canyon est envahissante avec toute la panoplie des grands spectacles de la nature : falaises, ruisselets, flore, faune et passages panoramiques. Après le franchissement d'un vallon nous remontons un peu pour arriver à une bifurcation.

 Là, Bruno, nous ajoute une portion supplémentaire pour compenser le peu de kilométrage du parcours. Ce qui va transformer le Moyen/Moderato en Moyen/Medio. Ce nouveau sentier caillouteux en descente pentue nous amène au pied d'une falaise qui surplombe de quelques mètres l'eau verte du Verdon. Première difficulté pour certains, le rocher, poli, est glissant et très étroit par endroits (30 cms). Malgré sa peur A... franchit l'obstacle. Nous continuons jusqu'aux ruines de l'ancienne passerelle de Maireste. Là, nous sautons de rochers en rochers pour atteindre une petite plage ensoleillée pour la pose casse-croûte et la dégustation de petites figues cueillies sur des figuiers sauvages le long de la berge.

 

 

 

Nous faisons demi-tour par le même sentier. Nouvelle appréhension d'A... , la remontée jusqu'à la bifurcation est éprouvante pour certains. La chaleur est présente.

 

 

 Nous partons à gauche et descendons pour arriver sur les berges de la rivière. Là, Bruno réduit l'allure de la marche afin de s'imprégner de la majesté du Cadre. Nous cheminons sur le sentier à quelques mètres au-dessus de l'eau sur environ 2 kms. Petit arrêt sur la berge, pour une photo de groupe. Les passages à découvert alternent avec les sous-bois de chênes verts, de genévriers de Phénicie, de fragons, qui méritent son surnom de myrte épineux et ses fruits rouges sont toxiques.

 

 

 Rencontre avec une couleuvre d'Esculape qui est grande, voire impressionnante avec près de 1.50 mètre de long, mais parfaitement inoffensive(Photo de Gypaète.net ... ça ne s'invente pas). Elle fait partie des plus grands serpents d'Europe. Sur fond brun jaunâtre, les nombreuses écailles du dos et des flancs sont bordées de blanc. Son ventre est clair. Les jeunes ont une marque en U sur la nuque. Ce serpent aime les rives des cours d?eau et les versants ensoleillés. Il s'active de jour jusqu'au crépuscule et grimpe même aux arbres ! (Cette couleuvre sert de symbole à la médecine).

A hauteur de rochers, un mauvais passage sur quelques mètres. Puis le sentier s'élève lentement, toujours en sous-bois et buis très odorants, il finit par rejoindre une bifurcation. Nous prenons à gauche en direction du Verdon et voyons en contre bas plusieurs esquifs qui remontent et descendent le courant. Quelques mètres supplémentaires et nous atteignons les cascades inférieures. La première cascade de tuf, véritable havre de fraîcheur, est blottie avec discrétion dans les arbres. Nous continuons la descente pour découvrir une autre cascade qui jette ses eaux dans le Verdon. Avec le contraste de l'ocre du tuf et le vert des eaux du Verdon, cet endroit, avec son petit belvédère, mérite vraiment le détour. Nous appelons C... notre photographe de la journée, afin qu'elle fixe ce beau paysage.

 Nous revenons en arrière et tendons l'oreille, car une troisième  cascade se fait entendre sur la gauche. Son accès n'étant pas balisé, il faut chercher un peu le passage à travers les buis. Cette cascade est la plus belle grâce à ses couleurs, sa taille et son exposition. Nous rejoignons le sentier balisé et commençons l?ascension vers les Prés de Saint Maurin, avec de superbes passages en balcon. Les paysages de garrigue des Prés de Saint Maurin dominent la « Rue d'Eau ». Cette terrasse est envahie par le brégalou (aphyllante de Montpellier) qui arbore ses magnifiques fleurs bleu clair en début d'été. Nous longeons les prés par la droite, puis suivons le premier sentier qui remonte, raide, par la droite au niveau du chêne (panneau indicateur), ne pas rater cette sente sous peine de se retrouver sur la route. Le balisage jaune n'est pas évident à voir. Plus haut, après avoir côtoyé la route, un petit belvédère, à droite vue sur la «rue d'eau » et à gauche vue sur la grande cascade vauclusienne au dessus de la maison cantonnière. 

 Cette zone, de Saint-Maurin, est réglementée car la roche sédimentaire qui compose le tuf est sensible aux piétinements excessifs. On découvre des draperies calcaires, dites de Traversin et de nombreux murets anciens en tuf. Ce tuf est une roche poreuse calcaire, formée par une combinaison complexe d?eau calcarifère, d'air et de mousse. Les eaux chargées de calcaire, en arrivant au jour, perdent une partie de leur acide carbonique et forment un dépôt. Certains végétaux, par leur avidité pour l'acide carbonique, favorisent la précipitation du calcaire dissous.

Le sentier redescend sec, pour pénétrer dans un sous-bois de pins sylvestres. Quelques glissades sur les gravillons, dont une plus sévère pour J... , car son coccyx à pris rudement contact avec le sol. Une petite remontée et nous arrivons sous la route. Un petit groupe emmené par Jack... gagne, par une montée raide de 10 mètres, la route puis le parking. Les autres suivent Bruno dans une petite descente pour finir par remonter graduellement jusqu'à rejoindre le parking.

 Au bout de quatre heures de marche, nos dix sept estomacs commencent à réclamer, nous montons vivement dans les voitures pour gagner la rive du lac de Sainte Croix et le lieu du pique-nique.

 L'après-midi, nous nous transformons en marins d'eau douce et nous nous répartissons dans quatre pédalos pour pénétrer dans les gorges du Verdon, impressionnant !!! Celui de B... est le plus chargé, quatre hommes et une figure de proue J... exemptée de pédalage à cause de son coccyx. Nous remontons le courant par la « rue d'eau », jusqu'au pied du petit belvédère ensoleillé du matin et d'une cascade. Petit repos bien mérité et après un changement de poste nous faisons demi-tour. Nous voici redevenus des enfants. Des cris fusent : à l'abordage... ,accélérations et esquives se succèdent.

                Nous nous retrouvons tous, attablés, à Villecroze pour le pot traditionnel.

 

Merci Bruno, tout d'abord pour avoir mené cette belle balade mais aussi pour avoir rédigé, avec talent, ce texte, suite à l'absence des rédacteurs.

 

Merci à Claudie BALOY , photographe réquisitionnée, pour ses belles photos.

Repost 0
Published by Jean-Marie Bruno GUERIN - dans randosboulouris
commenter cet article
19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 16:54

 

  AUPS- La Montagne des Espiguières

Pas de doute, nous sommes bien dans le Haut-Var : immenses forêts, absence d'eau et accompagnement au canon du camp militaire de Canjuers. Nostalgie des Alpes Maritimes ?

Bruno GUERIN a donc rassemblé à Aups, capitale régionale de l'olive et de la truffe, un petit groupe de 15 marcheurs où la parité ne sera pas respectée... seulement cinq dames (les meilleures prétendent-elles !). Bruno nous avait annoncé 19,350 km avec une dénivelée de 890 m ce qui avait peut-être effrayé certain(e)s de nos ami(e)s.

Nos voitures sont garées près de la porte d'Aires où on peut voir le mieux la continuité des vestiges des remparts des 12ème et 16ème siècles. Appelée ainsi parce qu'elle donnait sur les aires, endroit où on battait le blé (hors du village ).

Nous vous parlerons de l'histoire de ce village typique en fin de reportage.

Stationnés hors des anciens remparts, nous abordons directement la campagne alentour avec ses belles oliveraies. Bruno nous décrit le travail d'épierrage effectué sur ces terres ingrates pour permettre les plantations. Il en demeure d'énormes murets de pierres récoltées à cette occasion.

Bien sûr, nous montons, il faudra atteindre la cote 1066, il y a de quoi faire. Le chemin est large, modérément empierré et longe parfois des falaises calcaires. Ici effectivement, nous sommes dans la pierre blanche, oubliés les schistes d'Amen ou la rhyolite de l'Esterel. Exceptionnellement, le balisage est parfait,  ce qui est rare dans le Var.

La forêt est immense, bien entretenue, avec très peu de feuillus donc pas encore de taches brunes ou rousses dans le paysage. Tout autour de nous, c'est le  vert intense des résineux. Il fait très beau grâce au mistral qui forcit de minutes en minutes avec un net refroidissement dans les zones ombragées. Un arrêt "effeuillage" et restauration nous avait permis d'adapter notre habillement à la montée, mais maintenant le streap-tease va devenir permanent : j'ajoute, je retire, j'ajoute et ainsi de suite.

  Derrière nous s'étend la grande plaine de l'Argens barrée par la Ste.Baume. Impressionnante.

Nous atteignons l'extrémité ouest de notre parcours et bifurquons sud-est, direction que nous allons garder jusque dans l'après-midi en cheminant sur la ligne de crête (une arête sommitale, Jean est content !). Petit aperçu sur le lac de Sainte-Croix, tout bleu.  Pour rejoindre la chapelle N.D. de Liesse, nous quittons la sentier principal par un sentier (mérite-il ce nom ?)très raide. Dans la perspective douloureuse de sa redescente, Nicole préfère attendre le retour du groupe à mi-pente.

La petite chapelle est banale, en bon état avec un petit autel surchargé de statuettes, photos et souvenirs de pèlerins (?). On ne peut en faire le tour car un de ses côtés donne directement sur le vide.

La légende raconte que Dame BLACAS montait souvent sur cette montagne pour voir si son fils revenait des croisades et c'est en ce point précis qu'a été édifiée cette chapelle.

Côté végétation, les particularités du lieu sont un superbe cèdre du Liban et surtout deux mélèzes perdus dans ce coin et à cette altitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit problème, nous ne repartons pas par le même chemin et André se dévoue pour aller "récupérer" Nicole. Un peu d'incertitude pour les retrouver mais, grâce à Annie, à la voix... nous les repérons et très vite le groupe se reconstitue pour la rencontre d'un petit troupeau de magnifiques chèvres bien encornées et familières. Nous les quittons car il va être l'heure du pique-nique et leur présence serait indésirable.

 

Enfin un bel arbre aux couleurs de l'automne.

 

 

Passant l'antenne et la station météo, nous rencontrons un autre groupe installé près de la chapelle St Priest, en fort mauvais état. Un peu plus bas, à la cote 1060, nous nous installons dans une clairière ensoleillée .

Le pastis et le whisky de Camille circulent ainsi qu'une bouteille de rosé. Annie fait déguster un chorizo maison venant de Thérèse que nous remercions vivement d'avoir pensé à nous et à laquelle nous disons unanimement :" Reviens marcher avec nous, tu nous manques".

Nous sommes entourés de guêpes et l'une d'elle va venir piquer  l'intérieur de la lèvre supérieure de Camille. Pas grand chose à faire, il parvient à arracher le dard et son "don" lui permettra de ne pas trop souffrir.  Drôle de façon de se repulper les lèvres !

Il est temps de repartir quand survient une hésitation lors d'un croisement. Le superbe balisage nous indique que nous devons tourner à droite alors que les GPS nous invitent à continuer tout droit. Ils avaient raison... notre parcours n'empruntait pas exactement le balisage qui à cet endroit utilisait un raccourci.

Nous nous dirigeons maintenant plein ouest, dans une descente facile où la cadence va s'accélérer atteignant les 5,5 à 6 km/h. C'est tellement facile que les langues vont bon train et, comme d'habitude dans ces circonstances, deux fois de suite, nous raterons le bon chemin. Pas de conséquences, seulement quelques centaines de mètres de plus, sans retour en arrière.

Cependant, regardant la carte et le GPS tout en marchant, Bruno va déraper sur les cailloux et chuter sur le côté. Comme toujours, à chaud, pas de problème mais le lendemain, ouille !, ouille !, la hanche.

            A l'occasion d'une halte : la photo traditionnelle du groupe.

Dernière grande descente pour retrouver AUPS à 16 h15. Le soleil, déjà bas, colore superbement le haut du village et plus particulièrement le balcon ouvragé, remarquable par son inscription « Ad caelum aspirare » (au ciel j'aspire !) et par sa pierre de tuf qui sous l'érosion due aux assauts répétés du mistral lui donne un aspect toujours changeant.

 .

 C'est aux alentours de l'An Mil que l'on retrouve associé au village d'Aups, le nom des Blacas, grande famille historique de la région, co-seigneurs d'Aups avec le Roi de France. Suite à un procès débuté en 1346 et qui dura presque quatre siècles l'opposant aux Ducs de Blacas, le village obtient en 1712 de ne dépendre juridiquement que du Roi de France.

 La période des guerres de religions reste l'une des plus noires du village avec le massacre en 1574 de 250 personnes par les Huguenots.

 Après le coup d' état de Louis Napoléon Bonaparte en 1851, Aups devient  le centre de l'insurrection varoise anti-bonapartiste. Sévèrement réprimé, ce soulèvement populaire sera commémoré par l'élévation de la chapelle Notre-Dame de la Délivrance érigée en ex-voto ainsi qu'un obélisque sur la place du village.

 Aups fut un foyer des plus virulents de la résistance à l'occupation allemande ce qui valut au village la décoration de la Croix de Guerre avec palmes à titre collectif.

 C'est au coeur du village que nous allons prendre notre pot de l'amitié, accompagné de l'excellent cake de Marinette. 

 

Merci Bruno, nous venons de passer une journée agréable  avec une rando plus facile que cela pouvait paraître.

La semaine prochaine, Jean BOREL nous emmenera à la Tour sur Tinée pour 13 km et 950 m de dénivelée- Voir le profil dans l'album joint (à gauche de l'article).

Merci aux photographes Jean BELLACHES et Jean-Marie CHABANNE.

Une dernière photo  illustre bien notre journée, la chapelle de N.D.de Liesse vue du sommet voisin.

UnmmmmmMerL'hiMerci aux photographes, Jean BELLACHES et JM CHABANNEstoire d'Aups qui dérive du mot « Alps ») remonte au VIe s. avant notre ère. Une Avec l'invasion et l'installation des romains, la tribu se développe et se transforme en oppidum. Pour l'anecdote, on prête à Jules César, de passage dans la région, cet adage:" je préfère être le premier à Aups que le second à Rome".
Tout autour du village, on a retrouvé des traces de cette présence romaine, comme un ancien hôpital et des bornes miliaires.

Ayant été sous la domination successive des Burgondes, Ostrogoths et Carolingiens, et ayant subit les incursions sarrasines, on ne sait pas ce qui a poussé le village à quitter le plateau St Marc pour occuper son emplacement actuel.

Repost 0
Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
commenter cet article
13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 18:15

 

Les HAMEAUX d'ILONSE

Et nous voila repartis vers ILONSE, pour la 3ème fois. A croire que nos excellents guides-accompagnateurs ont chacun leur coin favori, St Vallier pour Bruno GUERIN et Ilonse pour Jean BOREL. Il faut dire qu'à Ilonse il y a un petit resto sympa ... où nous allons aujourd'hui.

Jean avait prévu deux parcours, l'un de 13 km avec environ 800 m de dénivelée et l'autre de 7,5 km avec 510 m, les deux ayant en commun, la fin de la montée, le restaurant bien sûr et la descente. 27 marcheuses et marcheurs se sont répartis sur les deux parcours, à raison de 16 pour le 1er et de 11 pour le second.

Il est 9 h sur le petit parking d'Irougne, le temps est beau, il fait 8 ° à l'ombre...mais il manque une voiture ! Suspense. Le téléphone nous apprendra que Jean B... a raté le virage vers Ilonse et qu'il faut faire pas mal de kilomètres avant de pouvoir revenir en arrière.

Le premier groupe démarre donc par un forte belle pente sur laquelle Jean mène une bonne allure : 500 à 700 m de montée/heure. De plus le versant étant bien exposé au soleil, il fallu très vite envisager une pause streap-tease. Mais "conquérants de l'inutile" nous redescendons, encore plus vite pour rejoindre le vallon du Moulin. Pas de temps à perdre, Jean a prévu le repas à 13 h. Ceci n'empêchera pas un petit arrêt-restauration légère. A partir de ce moment le 1er groupe va cheminer sur et le long d'un canal qui prend sa source au bief du moulin (à gauche sur l'image).

Pendant ce temps, le second groupe a gagné ( en voiture) la balise 211 à l'altitude 811m et Daniel ROYER, son accompagnateur, a entraîné sa petite troupe jusqu'à la chapelle St Antoine, 80 m plus bas. Lors de la reconnaissance il y avait un trentaine de chauves-souris, la tête en bas. Aujoud'hui, pas la queue d'une ( les chauve-souris en ont-elles une ?)mais des traces de leur passage : fientes et odeur.

Revenons au 1er groupe. Sur deux kilomètre environ en suivant une pente de 1% les marcheurs , parfois en équilibre sur les bords du canal, parfois cheminant sur des dalles qui le recouvrent ou sur une sorte de sentier adjacent, vont essayer de ne pas mettre le pied dans l'eau ou dans le vide. Jean nous avait prévenu, "ce n'est pas difficile mais il vaut mieux regarder où vous allez mettre les pieds". Nous surplombons la Tinée de 220 m environ, et il ne ferait pas bon glisser dans la pente.                     Le spectable est superbe mais en avons-nous vraiment profité ? Pourtant les sumacs complètement rouges sont particulièrement remarquables.

Ce canal desservait tout une série de petits hameaux accrochés à la montagne. On y cultivait des céréales en restanques et des légumes .

Assez bien entretenu dans l'ensemble, mais bouché dans un virage, il a débordé, inondant le chemin. JEANINE, marchant sur les herbes glissantes, va se retrouver un pied complètement dans l'eau ce qui obligera  à un changement de chaussettes. Pas grave, on repart avec quelques passages sous des rochers en suplomb qui obligent les plus grands à courber l'échine.

Nous abandonnons le canal pour grimper vers la Chapelle St Antoine, où, à notre tour nous constatons l'abscence de chauve-souris. Dans un premier temps, nous accuserons le second groupe de les avoir effrayées, ce qu'ils contesterons par la suite. Par contre, l'ancien bénitier est bien recouvert de fientes. Bruno sonne la cloche pendant que que Jean nous fait un topo sur les chauves-souris dont la mauvaise réputation doit être corrigée. Ce seul mamifère volant de l'ordre des "chiroptères", n'est pas un vampire suceur de sang, mais un insectivore nocturne et vorace qui peut capturer 600 moustiques à l'heure. Elles se dirigent aux ultrasons à des fréquences très élevées. Actuellement, l'intensification de l'agriculture, les pesticides et l'urbanistion menacent de nombreuses espèces de chauves-souris qui viennent à manquer de nourriture et d'habitat adapté.

Abandonnant le logis des chauves-souris, nous reprenons notre montée vers Ilonse. Au passage, Bruno va observer un oratoire isolé dans la forêt. Ne croyez pas que le photographe avait trop forcé sur le rosé, c'est l'oratoire qui  penche et risque de tomber sur Bruno... Nous rejoignons à notre tour la balise 211 et  suivons... de loin nos amis du 2ème groupe. Nous coupons plusieurs fois la départementale 59 en constatant combien les virages ont été améliorés en quelques mois.

Camille va nous montrer combien ils sont confortables. Les buis qui recouvrent les collines avoisinantes ont particulièrement souffert de la sécheresse. Alors que d'habitude, ils constituent le fond verdoyant du paysage, aujoud'hui ils  le teintent  de brun jaune.

Soudain Jean nous arrête pour nous montrer un aigle royal qui plane dans le vallon. Pas facile à photographier ! Mais quel vol !

Pendant ce temps, le groupe de Daniel est presque arrivé au village.

 

 

La fin de la montée se fait sur un morceau de route et à l'entrée du village, c'est la rencontre des deux groupes. Jean conduit tout le monde à la table d'orientation pour la photo traditionnelle. Jean nous montre, au nord-ouest, le "Lauvet d'Ilonse" où nous étions au printemps dernier pour une très jole rando. Historiquement, on pense que ce promontoire d'Ilonse fut une place très convoitée, notamment par les Romains. Des vestiges de maçonnerie suggèrent l'existence d'anciens remparts et fortifications. Fief de Rostaing d'Ilonse, de la famille des barons de Beuil, au début du 12ème siècle, Ilonse n'est pas sans raison aujourd'hui un village médiéval classé.
Perché sur un vertigineux piton rocheux, et construit en escalier, Ilonse est une merveille d'harmonie - vieilles pierres, joli pavage reconstitué et tuiles romaines - entretenu et fleuri avec amour par ses habitants (environ 40 résidents permanents sur les différents hameaux).
 

 Jean nous montre, au nord-ouest, le "Lauvet d'Ilonse" où nous étions au printemps dernier pour une très jole rando.  

Puis, nous gagnons le restaurant, où nous attend l'apéritif offert par Jean-Marie à l'occasion de l'anniversaire d'Yvette. Bien installés sur la terrasse en plein soleil, chacun profite de ce moment convivial  et la vedette du moment reçoit la bise de tous ces messieurs. Toujours bien accueillis par le "neveu de Fernandel" et sa symapthique épouse chacun profite des produits garantis du pays. A la fin du repas Yvette devra souffler sa bougie !

Mais il faut repartir pour une grande descente continue de 700 m de dénivelée sur 5 km.                                                 Daniel rassemble son petit groupe et commence la descente alors que le 1er groupe prend son temps. Il fait toujours très beau et chaud car le chemin est en plein soleil. La vue est particulièrement dégagée sur la vallée de la Tinée fermée par la Colmiane et le Mercantour. Le groupe de Daniel est déja tout petit en bas. Nous allons le rejoindre et nous aurons droit à une "haie d'honneur" !

En traversant le petit hameau de Le Pous (prononcez  Le PouXXX) où la restauration de l'habitat semble bien fonctionner malgré l'accès difficile, nous découvrons des habitants fort sympathiques, dont Isabelle et son âne Hugo. Elle fait partie d'un groupe d'agriculteurs rassemblés dans le collectif "Terroir de la Tinée" et produit des oeufs, des légumes, des fruits, du miel dans le cadre d'une chartre de qualité. Elle livre aussi à domicile et accueille  les randonneurs qui peuvent déguster des crèpes et des galettes. Si vous voulez profiter de sa yourte et de ses produits, vous pouvez réserver au 04.93.02.03.87 ou à isaloupous@wanadoo.fr mais soyez prévenus...il n' y a pas de route d'accès, seul le chemin que nous empruntons aujourd'hui permet de lui rendre visite.

La majorité du 2ème groupe en a profité pour repasser devant, sans une caresse à Hugo, l'âne d'Isabelle,  avec sa croix de St André noire sur le dos, caractéristique des ânes provençaux, selon Bruno. De même la joie petite chapelle Ste.Barbe, si bien restaurée a été un peu oubliée par la plupart d'entre nous.

Il ne reste plus qu'un km pour rejoindre les voitures. Le pot de l'amitié sera pris à Rousillon.

Merci JEAN pour cette superbe organisation qui a permis de retrouver nos amis  marcheurs que nous ne rencontrons plus souvent tels Jean BRY et Monique BLANDIN .

Merci aux photographes André TUPIN,Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE

Prochaine sortie le Jeudi 18 octobre à Aups (voir le profil) avec Bruno GUERIN.

 Quelques photos en vrac:

L'apéritif sur la terrasse                                                                                 

 

 

 

 

 

 

 

HUGO, l'âne d'Isabelle                   A table,  chez le "neveu de Fernandel"                                                 

                                             Joli sous-bois
Repost 0
Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
commenter cet article
28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 17:22

BEUIL- Le Col de l'Espaul

Nous aurions dû nous méfier, Jean avait sorti son grand chapeau noir. Pourtant, à 9 h. lorsque les cinq voitures se retrouvent sur le parking de la Grande Clue du Cians ( où es-tu notre parking de Boulouris ?) il fait très beau avec un petit 5 °, pas très agréable dans l'ombre de la clue. La première partie de la route a été illuminée par les arbustes jaunes et rouges qui annoncent l'automne, puis nous avons abordé les gorges avec la pelite rouge brun si caractéristique. C'est superbe mais un peu inquiétant aussi vu le nombre de pierres sur la route, conséquence des pluies de la veille. 7 tunnels permettent d'éviter des virages difficiles et l'ancienne route, au niveau de ces tunnels a été maintenue permettant aux piétons de jolies balades. C'est sur une ces "délaissées" que Jean va nous faire notre premier topo de la journée en nous indiquant que le Cians prend sa source au pied du mont MOUNIER( tiens comme par hasard !) et qu'il parcourt 25 kilomètres dans des gorges profondes, paradis des pêcheurs de truites, avant de se jeter dans le Var.

Encore quatre kilomètres en voiture jusqu'au village de Beuil  Nous nous garons devant le café où nous prendrons notre pot ce soir avant de visiter le village.

                                        Ah ! si nous avions su !

 BEUIL est une petite station de moyenne montagne qui, associée à Valberg, est équipée de 26 remontées mécaniques desservant 58 pistes de ski alpin. L'histoire du village est très mouvementée avec un moyen âge marqué par un vilain Guillaume ROSTANG chassé par les habitants puis par les GRIMALDI qui complotèrent un peu trop.

Ayant retrouvé le soleil au sortir des gorges, le moral est au beau lorsque les 17 marcheuses et marcheurs, attaquent la première côte. Le dénivelé de 400m ne trouble personne et très rapidement nous trouvons d'agréables chemins sans pierres avec des pentes modérées. Une première pause permet une petite restauration avec quelques explications de notre guide sur notre programme qui nous conduira au lac de Beuil puis à la chévrerie du SCROUIS, avant la visite du village.

  Le chemin est très  agréable dans un forêt de mélèzes avec de temps en temps de jolis abreuvoirs alimentés par des sources.

 

 

On se croirait en fin d'hiver, les grandes herbes    sèches et couchées, sont encore recouvertes par endroit de plaques de neige (de la veille). Le MOUNIER est là, tout près, bien enneigé et Jean va nous décrire dans le détail le chemin d'accès. Je crois qu'on y coupera pas au printemps prochain...

 Nous atteignons le Col de l'ESPAUL avec au nord-ouest le Mounier et au sud-est, la station de Valberg . La température a bien baissé et le vent nous incite à ressortir des vêtements plus chauds.

  Encore une photo avec un peu de soleil, ce sera la dernière de la journée.

 Il reste un kilomètre pour atteindre le lac de Beuil. C'est là que Jean avait prévu notre pique-nique et pour les plus courageux l'ascension de la tête du Garnier. Mais les conditions météo qui semblent se dégrader l'ont conduit à changer ses plans et à  redescendre manger avant d'atteindre la chevrerie. Dans une grande cuvette,  le lac est très bas et  la surface à peine visible sous les feuilles.

 Pour la petite histoire, le baron Bischoffsheim, à la fin du 19 ème siècle, avait projeté de l'utiliser pour alimenter en eau le village par une galerie souterraine. Mais la galerie s'écroula lors de sa construction, vidant partiellement le lac qui se trouvait à un niveau beaucoup plus haut à cette époque.

 Il n'a jamais remonté.

Nous repartons vers le col. Le mont MOUNIER a disparu dans d'épais nuages. Un petit chalet avec table et bancs attire visiblement certains en vue du repas. Il est 11 h 45 et la perspective d'un pique-nique sous la pluie n'est pas réjouissante, pourtant nous reprenons la route vers la chèvrerie, environ 5 km de descente. Le chemin est  toujours aussi agréable, en sous-bois et sans cailloux. Lorsque nous abordons le virage avant le hameau de Lapierre, "tiens, des gouttes !" Non ce sont des flocons de neige gelée qui commencent à tomber drus. Alors que tout le monde s'équipe pour affronter le mauvais temps, Jean découvre dans le hameau une maison abandonnée équipée d'une petite terrasse couverte : veinards. Nous allons être un peu serrés et cela évoque pour certains une caravane abandonnée, dans le Tanneron,  qui avait joué le même rôle. Il était temps, la neige tombe maintenant avec violence et le toit de la terrasse ( à revoir cher propriétaire !) laisse passer quelques grelons.

Installés tant bien que mal nous allons prendre notre repas en attendant la fin de cet épisode neigeux. Le rosé et le bordeaux vont nous réchauffer et l'ambiance est excellente.

 Mais le repas se termine et la neige tombe toujours. Il reste environ ¾ heure de marche pour rejoindre les chèvres et après avoir repris l'équipement "gros temps" nous repartons sur le sentier rendu glissant. Petit à petit la neige se transforme en pluie qui s'épuise à son tour et nous gagnons la chèvrerie sans cependant avoir retrouvé le soleil.

 

Là c'est Maryse MOLINIER qui nous accueille pour nous présenter son exploitation et sa fromagerie qui répond aux normes européennes. Sa philosophie est intéressante : "Que la fromagerie soit à l'ère européenne ou entre quatre planches, ça ne change pas le goût...mais permet de le maintenir en permanence, sans aléas."

Mais tout d'abord un petit tour chez les chèvres et le bouc.

           Et là, on en apprend de belles sur ce dernier. D'abord, il n'aime pas trop les demoiselles, les jugeant peut-être inexpérimentées... Ensuite il a ses préférées et là il faut faire attention car toutes ces dames doivent être honorées. De plus avec lui plus besoin d'échographie, onéreuse, pour déterminer si la saillie a réussi ou non. : il sait !

Maryse est très sensibilisée à l'hygiène de ses bêtes car c'est la base de la qualité bactériologique du lait. Actuellement une chèvre est en quarantaine en attendant l'équarrisseur car elle a des problèmes respiratoires et outre les frais vétérinaires, la définition de sa qualité ne lui autorise pas de traitements aux antibiotiques. Elle tient compagnie au second bouc qui s'est cassé la patte et qui ne s'en remettra certainement pas. Alain POLESEL, le berger, expliquera que ses chèvres sont très suivies au niveau de   l'alimentation, elles broutent dans  la montagne à la belle saison et en hiver elles consomment  exclusivement du foin salé de la Crau.

Gros succès de Maryse dans son minuscule local de vente où elle va nous expliquer sa façon de travailler. Tout le monde n'a pas pu entrer et dehors, il a recommencé à pleuvoir...alors on s'impatiente, mais la vente au détail qui a beaucoup de succès, en particulier au niveau de la brousse que certains vont découvrir, n'est pas très rapide .

 Enfin nous reprenons la route, sous la pluie, pour parcourir les 500 mètres qui nous séparent du parking où nous retrouvons nos voitures. Certains, prévoyants, vont se changer avant d'aller prendre une boisson...chaude, pour la plupart.

  Merci Jean pour cette rando qui aurait dû être très cool mais que le mauvais temps de l'après-midi a perturbé : c'est la rando vraiment maudite que tu avais annulée en Juin dernier, déjà pour mauvais temps . Pitié, ne l'inscrit plus à ton programme.

Merci aux photographes : André TUPIN, Bruno GUERIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE

Quelques photos en vrac :     

Le groupe au lac de BEUIL

 Il y a des randonneurs qui photographient même dans le mauvais temps !   Devinez qui chemine seul sous la neige.... votre rédacteur Pas rigolotes les histoires de berger ! Ils sont fous ces marcheurs, par un temps pareil !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
commenter cet article
13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 18:15

Cercle de Boulouris- Le 13 septembre 2007

Le Lac de Trécolpas                       

  

 

Aujourd'hui le parking de Boulouris reste désert.

 

 

 

 

 

 

Nous inaugurons en effet une nouvelle formule, dite des « rendez-vous sur site ». Randonneurs et randonneuses sont invités à se regrouper non plus au parking de Boulouris, mais à celui du lac du Boréon, bien connu des habitués. Situé à 8 km au-dessus de St Martin-Vésubie, nous le rejoindrons après plus de 2 heures de route.

 A l'arrivée, c'est-à-dire au départ de la randonnée, nous nous retrouvons 13 randonneurs et randonneuses. Bruno, qui a fait la route seul, nous prie d'excuser Denise et Claude, retenus par des problèmes de plomberie. 

 Aujourd'hui donc, Jean nous emmène au Lac de Trécolpas (altitude 2150 m), une randonnée qu?il avait dû annuler l'an dernier, à cause du mauvais temps. Ce matin, le ciel étant bien dégagé, nous n'avons pas hésité.

 Avant de pique-niquer au bord du lac, nous ferons un petit détour par le refuge de Cougourde.

 Cependant un mini-groupe guidé par Daniel R. évitera ce détour et marchera à son rythme pour nous rejoindre au lac. Et Bruno - qui l'eût cru  - décide de rester avec ce groupe. Assailli de coups de fil nocturnes, serait-il en manque de sommeil ?   

     

 

 

 

 

 Nous voici donc dix sur le petit pont qui franchit le torrent du Boréon, l'un des torrents qui alimente la Vésubie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après un départ rapide, qui nous a permis de nous réchauffer, nous grimpons dans une splendide forêt de conifères (mélèzes et pins cembro nous dit le guide).

 

 

 

 

 

 

 Nous ne tardons pas à apercevoir un sommet à la forme singulière.   

 

 

 

 

 

 

 

 

Serait-ce la Cougourde ?

 

 

 

 

 

  En attendant le sentier   grimpe fort !             

  

 

 

                                                              

 

 

 

 

 

 

                                                 

Et voici la Cougourde dans toute sa splendeur. (altitude 2921 m)

  

 

 

 

 

 

Pourquoi Cougourde ? Evidemment parce qu'elle a la forme d'une courge (gourde en patois).

 

 

 

Voici à présent le refuge de Cougourde.  Une vache nous accueille, apparemment bien intriguée à la vue d'Annie et Camille.

 

 

 

 

 

     Le temps d'une petite pause bien méritée, nous repartons en direction du lac de Trécolpas.

 

 

 

  

Mais quelles sont ces fleurs ? Des chardons ? Celui qui nous donnera la réponse recevra un cadeau surprise.

 A l'arrière de notre petit groupe, soudain Ginou s'écrie : « Qu'est-ce que c'est là-haut ! ». Effectivement au-dessus de nous, ça bouge !

 La tête du groupe qui n'avait rien vu,

 

 

 

 revient sur ses pas. Pour Jean, pas de doute : ce sont trois chamois.

  Les reconnaissez-vous ? 

 Enfin voici le lac de Trécolpas. Nous retrouvons Nicole, Daniel et Bruno.

 

 Du lac on aperçoit le Pas des Ladres. Ceux qui ont fait le col de Fenestre en juin dernier, se souviennent du pique-nique du Pas des Ladres !

 En guise de promenade apéritive, Bruno nous mène voir le déversoir du lac.

 Impressionnant ! Nous surplombons le torrent de plus de 60 mètres.

 

 

 

 

 

Attrait du vide ou de l'eau, certaines semblent prêtes à faire le grand saut.

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

Nous prenons le temps d'un pique-nique bien mérité.

 

 

 Après le repos, la descente. Nous reprenons un sentier dans la forêt, toujours à proximité d'un torrent.

 

 

 

 Habitués de l'Estérel, nous apprécions cette fraîcheur et cette végétation verdoyante.

 Décidément Dominique semble toujours très attirée par l'eau. Où va-t-elle ?

   

 

 

 

 

 

 

 

Attention ça glisse !

 

 

    

 

Comme on le sait, les randonneurs sont toujours très solidaires !

 

 

 

 

 

 

  

 

 Heureusement Camille - toujours très serviable avec les dames - sauve l'honneur !

 Encore un torrent à franchir.

 

 

Camille va à nouveau se dévouer, - pour amuser la galerie cette fois-ci !

 

 

 

 

 

Un bon bain de pied en fin de rando, que c'est agréable !

 Nous approchons de la fin de notre randonnée.

 Pour terminer, Jean, qui aime allier randonnée et gastronomie, a prévu un petit détour par la Vacherie du Boréon, ou chacun a pu faire provision de fromages.

 

 Merci Jean pour cette très belle randonnée de rentrée.

  

 

  

 

Merci aux photographes : Nicole BRINSDON, Gérard CHARPY.

 

 Prochaine sortie le 20 Septembre aux Gorges du Verdon avec Bruno GUERIN. Au programme : Randonnée (Le Sentier des Pécheurs), baignade et canotage.

 Encore une photo :

 Gérard, serre-file du jour, en charmante compagnie

       Ne dit-on pas « heureux comme un serre-fille en rando » ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Jean-Marie Gérard - dans randosboulouris
commenter cet article
30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 22:27
ROUBION et le refuge de LONGON
 
 C'est la dernière rando  de la saison, il faut en profiter et pourtant elle a failli mal commencer à cause de l'humeur d'un de nos "compagnons". Mais ceci est une autre histoire...
Nous voici revenu dans le Mercantour, que nous avions quitté jeudi dernier, décidément on s'y trouve bien ! Il faut bien dire que le mois de juin est, pour nous, le meilleur moment pour visiter ce magnifique Parc Régional. Aujourd'hui encore nous allons manquer de superlatifs. Jean BOREL nous avait proposé une petite balade de 12.5 km et 455 m de dénivelée (visite de la chapelle Saint Sébastien comprise) sur la commune de Roubion. Et comme la météo semblait favorable, pour finir en beauté, il avait organisé, ex abrupto, un déjeuner au refuge. Chapeau !!!
 
 
D'abord, un petit mot sur Roubion avant de vous relater nos aventures.
Roubion fondée en 800 ans avant Jésus-Christ par les Ectinis, peuple Celto-Ligures,  est aujourd'hui un village médiéval dont le nom provient de Robione, falaise en provençal. Elle fut envahie par les Lombards puis par le Sarrasins au début du 13 ° siècle. A partir du 14 ° siècle le village fortifié( dont il reste quelques ruines de tourelles) relève de la seigneurie des Grimaldi de Beuil qui en fait un bastion. Le village se forme autour du château. Après avoir été détruit lors de guerre de la succession d'Espagne en 1691, ROUBION fait appel aux habitants des entourages, et notamment du Piémont pour repeupler ses terres. Les Roubionnais choisissent de devenir définitivement français en 1860.
Oui mais voilà, la commune est très étendue et nous devons partir d'un petit hameau à 7 kms sur une piste forestière.
 Et, en ce 28 juin, nos aventures vont commencer...en voiture. C'est donc 20 randonneurs(euses), répartis en cinq véhicules, qui se retrouvent à l'entrée de la piste. Jean nous avait recommandé de rouler en convoi, au cas où nous aurions à croiser une autre voiture, nous donnant ainsi une certaine priorité. Il avait rajouté que la piste était difficile, voir dangereuse. Quelques dames du côté du vide ne verront pas grand chose du paysage... 
Nous nous engageons donc, dans un nuage de poussière, sur ce chemin en légère montée : 400 m de dénivelée. Etant pas mal secoués et n'ayant fait aucun arrêt depuis Boulouris, Jean va nous organiser un arrêt pour " aller à la jarre". Le paysage est superbe, au nord-est, les grandes falaises du Pervoux et du Mont LONGON, à 2000m, au sud les vallées de la Vionène et de la Tinée surmontée par le fort de Rimplas.
Le chemin serpente dans une magnifique forêt d'épicéa et de mélèzes. Les bas-côtés humides sont garnis d'orchidées certainement de la famille des Dactylorhiza (il y a 63 espèces répertoriées dans le Mercantour !!!).
Pas de virages difficiles à négocier mais vu l'état du terrain la vitesse est de l'ordre de 15 km/h. Et nous continuons de cheminer lentement jusqu'à ce que la forêt s'éclaircisse et que nous découvrions le hameau de Vignols. Beaucoup de ruines mais quelques maisons retapées, pour les week-ends et les vacances. Les Monégasques en sont friands parait-il !
Au-dessus du village, les premières grottes apparaissent (appelées Baumes en provençal)
Ouf ! Nous sommes arrivés. Les voitures sont blanches de poussière.
Il est 9 h 45 et nous nous équipons pour partir, à pied ce coup-ci. Il fait très beau.
Jean nous rappelle les consignes relatives au Parc Régional du Mercantour. Après une petite pause dans le village pour reprendre des forces nous attaquons la montée vers les Portes de LONGON. Au passage, premiers cris de marmotte et découverte des grottes où tous les ans sont déposés et observés des bébés gypaètes barbus. Nous en reparlerons plus tard avec les commentaires de la jeune et jolie stagiaire du Parc Régional. Au nord, se dressent des rochers ruiniformes qui évoquent des tours sarrazines.
La prairie est fleurie, désespoir des peintres et des botanistes : il y en a tant et de toutes les teintes mais, comme le fera remarquer Jacqueline, aucune faute de goût dans les mélanges des couleurs.
En abordant le GR5, Jean nous promet des edelweiss repérés au cours de ses précédents passages...en espérant qu'elles auront été respectées.
Sur un éperon rocheux il rassemble le groupe et que croyez-vous qu'il nous montre : le Mont Mounier ! Nous n'avons jamais été aussi près (environ 3 h30 de marche) de cette montagne mythique, pour lui bien sûr, mais elle commence aussi à ensorceler certains marcheurs depuis qu'il parle d'y aller faire un tour. C'est vrai qu'il est superbe, désertique mais superbe! Nous allons pouvoir l'observer jusqu'au refuge.
Et voici la première edelweiss (Leontopodium alpinum -Elle est aussi appelée Etoile d'argent, Etoile de glaciers, Cotonnière étoilée, Reine des glaciers, Immortelle des neiges. Elle est le symbole de la haute montagne et dans le langage des fleurs, elle représente la force.) , elle est bien là où nous l'attendions. Rendez-vous réussi mais elle est un peu passée.
Encore un peu de dénivelée à parcourir et les edelweiss sont de plus en plus nombreuses. Elles sont souvent accompagnées d'asters des montagnes comme sur la photo d'André. Une partie du groupe, celle des plus rapides, passera devant un vrai champ sans les voir...
La montée est terminée et nous débouchons dans le vallon. Que c'est vert cette pelouse alpine !
Jusque là nous étions protégés du vent par le plateau, mais lorsque nous débouchons dans le vallon, quelques pulls ressortent des sacs.
Au nord, la Serriere de Longon, dénudée, limite le paysage alors qu'au sud, les contreforts du Mont LONGON sont plantés d'une forêt de conifères bien entretenus.
Les marmottes s'agitent des deux côtés du chemin mais ne semblent pas affolées : aucun cri d'alarme. Un énorme troupeau de moutons et de chèvres barre le chemin. Au moins cinq "patous" nous surveillent et voyant que nous contournons le troupeau ( nous avons bien retenu la leçon du berger d'Ilonse), ils viennent s'intercaler entre le bétail et nous.
Des chemins comme celui sur lequel nous cheminons est le rêve de tout randonneur : un peu d'herbe, pas de pierres et une légère descente.
Au loin nous apercevons le refuge que nous atteignons à midi pile comme Jean nous l' avait programmé. Une petite descente jusqu'à la cascade nous permet de surplomber le GR5 qui continue vers Roure : la pente a l'air sévère !Certains mélèzes dans ce vallons sont jaunes brun car attaqués par leur ennemi, la tordeuse du mélèze. C'est un papillon dont les chenilles mangent les feuilles tous les 9 ans (durée du cycle de l'insecte). Le mélèze jaunit mais il réagit en faisant repousser ses aguilles lorsque la tordeuse a disparu.
Retour au refuge où à l'occasion de l'apéritif," Melle Gypaète", stagiaire du Parc Régional, nous explique que deux petits oisillons ont été placés dans la grotte que nous avons vue lors de la montée. Ils ont aujourd'hui 120 jours environ. Le mâle s'appelle ROCCA et la femelle FONTVIEILLE. Ils sont certainement frère et soeur. ROCCA s'est développé très vite et s'est lancé très tôt en vol libre mais il a été attaqué par un renard qui lui a détérioré une aile, rien de grave semble t'il. FONTVIELLE ne vole pas encore, elle s'approche au bord du nid mais elle n'a pas encore franchi le pas. Elle est très vorace et très grosse.
Elle nous rappelle que ces oiseaux atteignent une envergure de 3 m à 3,50 m et se nourrissent exclusivement d'os. Les petits sont actuellement nourris comme cela mais les os  sont préalablement broyés. Ce sont des grands voyageurs, on en a retrouvé en Hollande !
Les petits sont bagués et équipés d'un émetteur.
Pour en savoir plus sur la réintroduction de cet oiseau, rendez-vous sur le site :
 
Après que nous ayons remercié notre conférencière, c'est Catherine qui nous invite à passer à table. C'est elle qui s'occupe de ce refuge. Elle nous a préparé un repas avec salade composée, cuisses de lapin (ne pas confondre avec la cuisse de marmotte... Oh!), pommes de terre, fromage et tiramisu avec vins rosé et rouge et.. café. Pas mal à près de 2000m d'altitude sans chemin carrossable.
Nous avons bien fait de manger à l'intérieur car le vent est de plus en plus froid. , n'est-ce pas Geneviève !
Nous repartons par le même chemin, avec en point de mire le sommet supérieur du Mounier. Les moutons se sont un peu déplacés et nous pouvons rester sur le chemin.
Dans la descente du GR5, Camille va prendre un raccourci dans les éboulis alors que qu'il a toujours le bras en écharpe. Bruno, pas content à juste titre, va lui "savonner les oreilles". Il en rajoute encore un peu, ayant découvert une marmotte cachée (ou coincée) sous deux rochers. Comme il l'agace passablement, Bruno intervient à nouveau. Tout ceci aura permis à Geneviève de faire une très jolie photo.
Les grandes  gentianes   sont prêtes à fleurir, encore une semaine et le jaune va dominer dans la pelouse...   
Retour à nos voitures "tout terrain" pour le retour à Roubion. Il n'y a qu'un accès, c'est le même que ce matin, toujours en convoi sur 7 km.
Le pot sera pris à l'auberge du Moulin. Jean et Bruno, en conclusion, évoqueront...leurs projets pour la prochaine saison.
Une scierie a été installée en 1930 près du moulin, dont les bâtiments abritent aujourd'hui l'auberge, et utilisait la même source d'énergie. Elle servait aussi pour le bois de chauffage et en particulier pour le fournier qui cuisait le pain. Le village était partagé en deux quartiers qui avaient accès au four tous les 15 jours. Les habitants préparaient leur pâte et le fournier passait dans les maisons pour récupérer les miches à cuire.
 Visite de l'église de pur style baroque niçois, il faut aimer !
Encore 500 m à parcourir, en traversant tout le village avec ses belles fontaines( en particulier celle des moutons datant du 17° siècle) et ses passages voûtés, pour atteindre la chapelle Saint Sébastien qui fut construite en 1513 et mesure 6 m de long et 4 m de large. Autant son aspect extérieur est modeste avec sa toiture en bardeaux de mélèzes, autant l'intérieur est extraordinaire avec ses fresques charmantes et expressives. L'auteur est inconnu. Protégées depuis le 18 ° siècle par un badigeon, elles sont très bien conservées : Ah ! L'air des montagnes.
La voûte est en plein cintre, entièrement peinte, ainsi que le registre et le haut des murs,    de scènes rappelant le martyr de saint Sébastien . Le bas du   mur de gauche évoque les vices qui conduisent en enfer et la partie inférieure du mur de droite, les vertus qui conduisent au paradis...choisissez !
.
Merci à Jean pour cette belle journée, bouquet final de tous ces jeudis passés ensemble à parcourir nos trois départements favoris.
Voilà, c'est fini pour cette saison. Il nous reste à remercier nos sympathiques et dévoués guides-accompagnateurs, Bruno GUERIN et Jean BOREL qui nous ont fait découvrir de très beaux paysages- en nous faisant parfois souffir un peu- ainsi que notre serre-file Camille CLOUTOUR pour sa gentillesse envers les marcheuses fatiguées dont il a quelquefois porté le sac.
 
Merci aux photographes Geneviève CHAUMAZ, Gérard CHARPY, André TUPIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE pour cette rando et à tous les autres qui nous ont alimentés en images tout au long de la saison.
Les trois rédacteurs du blog vous souhaitent
 
UN BEL ETE ET DE BONNES VACANCES
 
et vous donnent rendez-vous en septembre.
 
 
Quelques images en vrac: La grotte des gypaètes
 

La cascade vers Roure et la vallée d'accès à Signols.

Le refuge de Catherine. 

Oeillets de montagne et euphorbe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joubardes et campanules des Alpes

                                      

Les gentianes jaunes sont prêtes à fleurir, encore une semaine et... celle-ci sera éclatante.

Tous très sérieux et attentifs dans la chapelle Saint Sébastien

Repost 0
Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
commenter cet article
27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 09:37

Rando de fin de saison : Lac de l'Avelan

 

 

Aujourd'hui nous nous rassemblons pour la traditionnelle randonnée de fin de saison : la rando du Lac de l'Avelan.

Nous la terminerons par un pique-nique dans ce "site enchanteur, havre de quiétude, blotti au coeur du Massif de l'Estérel". (Quel poète ce Bruno!)

Moins poétique, mais tout aussi important : seuls les repas seront tirés du sac. En effet apéro et boissons nous sont offerts généreusement par le Cercle de Boulouris.

Mais avant le pique-nique, il nous faut quand même marcher. Un peu.

Nous nous répartissons en deux groupes.

Le premier groupe (ici 5 marcheurs auxquels se joindront Yvette et Marcel) est conduit par Daniel. Il se contentera  d'un tour de lac.

 

 

 

Et voici le deuxième groupe (16 marcheurs) ? conduit par Bruno.

Nous ferons une petite rando. Avec comme dans (presque) toutes les randos, une montée. Suivie d'une descente, jusqu'au lac.

(Voir ci-contre le profil de la rando, fortement inspiré des profils de Jean-Marie).

 

 

Avant le départ, les randonneurs se donnent des nouvelles de leurs bobos : bleus, blessures, ligaments déchirés, conséquences d'une saison de marche bien remplie.

Tel Camille qui arbore fièrement son bras en écharpe,

ou Danièle qui montre à quelques-uns un bleu vraiment magnifique. (photo censurée par le Comité de Lecture)

Nous grimpons dans un paysage de pinèdes et de chênes-lièges, accompagnés par le doux chant des cigales. La chaleur monte.

Au bout de quelques minutes, nous voici entourés d'insectes fort désagréables. Le groupe, attaqué par ces sortes de taons, semble atteint de la danse de Saint Guy.

 

 

Nous abordons ensuite la descente qui nous ramène au lac de l'Avelan.

Sur ses rives nous croisons les randonneurs du premier groupe. Ils prétendent boucler leur deuxième tour de lac. Mais devons-nous les croire ?

 

 

 

Quelques minutes plus tard, il doit être 10h 30, notre randonnée est déjà terminée.

Il ne reste plus qu'à sortir tables, chaises, parasols et provisions des voitures et attendre l'heure de l'apéro. De nouveaux arrivants s'installent.

Certains entament une partie de cartes. D'autres découpent le saucisson.

 

Enfin, Bruno nous appelle. C'est l'heure de l'apéritif. Tout le monde accourt.

Une grande table de pique-nique a été réquisitionnée pour disposer verres, bouteilles et amuse-gueules.

D'un côté Bruno sert le pastis. De l'autre Jacqueline prépare les kirs. Quelle organisation!

 

 

 Après l'apéritif, chacun déballe ses provisions. Quelle abondance ! Impossible de tout goûter, entre les taboulés des unes, les salades, pissaladières et saucissons en brioche des autres.

Bien sûr tout cela donne soif. Mais Geneviève s'évertuera à nous prouver d'heure en heure qu'elle conserve tout son équilibre.  

 

 

 

Profitons-en pour interviewer nos responsables de randonnées.

G:   Bruno, que penses-tu de cette saison 2006-2007 ? Est-ce un bon millésime ?

 B:        Excellent. Le niveau général progresse, tant en dénivelé qu'en distance.

 

 

 

 Qui l'eût cru ? Ainsi nous nous améliorons d'année en année!

G:        Que préfères-tu dans une randonnée ? La marche, la nature ?

B:        C'est un tout. La randonnée, c'est l'amour de l'effort physique, mais aussi de la flore,  la faune, l'histoire. Comme tu le sais, j'adore les petits sentiers perdus, les draïouns.

 En effet qui ne garde en mémoire ces petits sentiers épineux, parfois recouverts par la végétation, voire carrément disparus. 

 

 

 

 

 

 A la recherche d'un sentier disparu

(cartes et GPS semblent bien inutiles)

 

 

 G:     Bruno, quels sont tes projets pour la rentrée ?  

B:     Mes projets : "La Montagne de la Loube", près de Brignoles : on dirait les Dolomites en plus petit.

 B:        Et puis une nouvelle rando en bord de mer, à Porquerolles. 

 

 

 B:        Sans oublier Le Saint Trou.

G:        Quel programme excitant ! Le Saint Trou ?

 Et Bruno de me parler longuement de la légende du Saint Trou, de la traversée du Saint Trou dans le noir. Et de bien d'autres randonnées, dont nous vous laisserons la surprise.

 

 

 

 

 Après le repas, voici le café, et même pour quelques-uns, le pousse-café.

 

 

 Pour certains c'est l'heure de la sieste, pour d'autres la pétanque. Sans oublier les éternels joueurs de carte.

 

 Profitons-en pour demander à Jean, ce qu'il pense de cette saison de randonnées.

           

             J:    Excellente. Chacun s'améliore physiquement et psychiquement. Le niveau progresse.

 Décidément, on croirait entendre Bruno.

 

 

 

 

 

 

G:       Qu'apprécies-tu dans la randonnée ?

J:       Les échanges réciproques. On gagne beaucoup à accompagner des randonnées.

 G:        Pour toi, la randonnée est donc à la fois une activité physique et - disons - spirituelle.

 

 

  J:      Tout à fait. Elle nécessite communion et symbiose de tous les participants.

 

 

 

 

 G:        Cette année, vous avez inauguré la randonnée à deux vitesses : circuit long et circuit court. Es-tu satisfait de cette formule ?

 J:         Il me semble que la plupart d'entre vous en sont satisfaits. Cela permet à chacun de marcher à son rythme.

 Comme l'illustrent d'ailleurs ces deux photos de la mémorable "rando sportive" de Bruno, celle du Parc du Verdon.

 

 

 

  

 

Voici  le premier groupe, très détendu. Il ne leur reste plus que 4 heures de marche.

A droite les randonneurs du circuit court, très concentrés. Il leur reste encore 4 heures à patienter.

 G:        Dernière question, Jean. A quand l'ascension du Mont Mounier ?

 J:         Cela fait longtemps que je caresse ce projet. Pour le mener à bien, il me faudrait l'accord de plusieurs d'entre vous.

 G:        On y réfléchira. Merci Jean.

 Libérons Jean qui va s'adonner à son jeu favori : le jeu du bâton.

 

 

 

 

 Le joueur doit essayer de rattraper le bâton que Jean laisse négligemment tomber. Cela parait simple, mais personne n'y parvient.

 

 

 

 

 

 

 Allons à présent recueillir les impressions d'une GR (Gentille Randonneuse).

G:        Ginou, c'est ta première saison de randonnée. Comment l'as-tu vécue ? 

Gi:      Très bien. J'ai beaucoup apprécié la convivialité, l'ambiance sympathique du groupe.

G:        Quelle a été ta rando préférée ?

Gi:      J'ai beaucoup aimé le Massif de la Ste Baume, pour son cadre superbe, les paysages et la visite de la Sainte Grotte. Et aussi pour l'effort physique que cette randonnée réclamait.  

Gi:      Autre point positif : nous sommes informés de la difficulté de chaque marche, ce qui nous permet de bien doser notre effort.

 G:        Si je comprends bien, nous te reverrons à la rentrée ?

 Gi:      Plutôt deux fois qu'une !

 

 

 

 Je me permets d'offrir ce témoignage enthousiaste à nos responsables de randonnées : Bruno et Jean. En guise de remerciements.  

 Pour terminer, citons Daniel Royer :

 

 

 

 

  Rien n'est sérieux dans la vie.  Sauf la randonnée.

 Et Daniel d'ajouter : "La personne qui par inadvertance a emporté une chaise de marque VENEZIA KETTLER, est priée de contacter Daniel Royer au 04.94.19.17.07."

 

 

Encore un grand merci aux organisateurs de ce pique-nique au bord du Lac de l'Avelan.

Prochaine sortie - et dernière de la saison -, le jeudi 28 juin avec Jean pour 12 km à Roubion, dans le parc du Mercantour. (Le déjeuner sera pris en commun au refuge de Longon). 

 

 

  

 

  Merci aux photographes, Nicole BRINSDON, Gérard CHARPY, Geneviève CHAUMAZ, Christiane DEUX.

 

   

Et voici encore quelques photos en vrac :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Jean-Marie Gérard - dans randosboulouris
commenter cet article
26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 22:06

Lac et Col de FENESTRE.

 

Après une bonne nuit (pas pour tous semble t'il) dans nos trois hôtels de St.Martin-Vésubie, le groupe repart pour la Madone de Fenestre où Bruno GUERIN nous a conviés pour une petite balade jusqu'au col de Fenestre. Le temps est un peu couvert, moins beau qu'hier pour les lacs de PRALS, mais pas trop  froid.

Toujours la jolie petite route qui rejoint le refuge mais, aujourd'hui, un  débardage de sapins arrête la circulation. Un gros arbre est bloqué dans un contrebas de la route et, devant le nombre de voitures bloquées, le chef de chantier décide de déplacer son matériel pour dégager la route, tant mieux. Un peu plus loin c'est un troupeau de vaches qui oblige les voitures à s'arrêter. Va t'on enfin y arriver ?

Voilà nous sommes à la Madone de Fenestre, ce coup-ci, sur le parking supérieur. NB : pour des informations supplémentaires sur St Martin-Vésubie, Le Sanctuaire de la Madone de Fenestre et le Mt. GELAS, reportez-vous à l'article précédent sur les Lacs de Prals-20/06/2007.

 26 marcheuses et marcheurs se rassemblent autour de Bruno pour 7 km et 700 m de dénivelée. Le temps est  couvert,  le vent semble souffler assez fort en altitude et les nuages courent à toute allure, dégageant de temps en temps un coin de ciel bleu. Bruno nous explique que nous pourrons prendre notre pique-nique sur les tables du refuge...ce qui ne fait pas sourire certains qui auraient préféré un coin d'herbe. C'est vrai qu'il y en a peu sur ce versant, très minéral.

Voilà, c'est parti. Pour certains,  la journée d'hier est encore dans les jambes et le groupe est assez distendu sur ce chemin bien caillouteux. Peu de fleurs sur ce versant, sauf une petite joubarbe un peu perdue dans les cailloux. Nous dominons maintenant le sanctuaire de la Madone , la vacherie et sur notre droite le confluent des deux torrents qui vont former la Vésubie. En contrebas, premiers chamois. Ils sont assez loin et bien tranquilles. Un peu plus haut, sur notre gauche, en ombre chinoise sur les nuages, un autre chamois nous observe puis se décide à courir dans la pente, coupant le chemin devant l'arrière-garde du groupe. Quel spectacle !!!

Nous arrivons à la balise 368 à 2050 m, c'est le point de jonction avec le chemin du retour. Un petit gué permet de franchir le pied de la cascade qui s'avèrera être le déversoir du lac de Fenestre, 220 m plus haut (entre temps le ruisseau aura fait quelques zigzags, sinon nous aurions là une des plus haute cascade du monde !) . Quelques gouttes nous surprennent mais c'est une fausse alerte, le temps reste couvert sans plus.

La montée se fait un peu plus rude et ça traîne un peu à l'arrière...mais Camille veille !

Nous découvrons enfin le lac dans un décor aride et pierreux. Avec un peu de soleil ce serait certainement très beau, mais aujourd'hui, c'est un peu gris. Pas question de voir le Mont GELAS, il est dans les nuages. Petite restauration, petit tour" à la jarre", pas facile pour ces dames...Une d'entre elles, fatiguée, va retourner au refuge. Pas de risque de se tromper, il n'y a qu'un seul chemin et de plus assez fréquenté.

Nous repartons en direction du col et bientôt apparaissent les premières casemates qui nous rappellent que nous sommes sur un passage stratégique entre l'Italie (la frontière est à 600 m à vol d'oiseau) et la France. Les romains, bien sûr, ont emprunté ce chemin(mais n'ont pas construit les casemates...) ainsi que, certainement, les Ducs de Savoie.

A la cote 2316 après nous avoir accompagnés jusqu'aux casemates, deux autres dames vont choisir de repartir par le chemin qui évite le Pas des Ladres. Maintenant nous rencontrons les premiers névés et Bruno nous met en garde contre le vent qui souffle parfois très fort au col. Tout un groupe de bouquetins se déplace placidement à une vingtaine de mètres de nous et André va pouvoir s'en approcher encore ce qui lui vaudra la plus sensationnelle photo de ces beaux animaux. Enfin" beaux" n'est peut-être pas le terme le mieux adapté car ils ont encore leur pelage d'hiver, un peu grisâtre.

Manifestement ils ne sont pas de passage et les traces qu'ils ont laissé dans les casemates montrent bien qu'ils ont adopté ce coin de montagne.

Voilà le col qui débouche côté italien sur le Val Gesso. Le soleil nous envoie un petit rayon pour éclairer nos courageuses amies, heureuses d'être arrivées jusque là.

 

 

 

Un petit tour dans les casemates avec une vue superbe sur l'Italie et déjà Bruno donne le signal du départ car il ne fait pas chaud, même si le vent est moins fort que prévu.  Marcel va repartir seul pour rejoindre nos deux amies qui ont déjà entrepris la descente alors que les 22 "rescapés" s'engagent sur le chemin du Pas des Ladres. Très dépaysant ce petit sentier en encorbellement avec ses à-pics, il nous donne des sensations "andines" (le chemin de l'Incas) ! Un petit plateau nous permet de souffler un peu, le Pas des LADRES, autre petit col à 2448 m est juste en dessous de nous.

Superbe ce Pas des Ladres ! Vers l'ouest, tout en bas, à 2150m, le petit lac de Trécolpas, est encaissé entre les montagnes qui atteignent les 2800 m. Du Pas des Ladres, une piste très pentue dans sa 1ère partie rejoint ce joli lac. Ce sera un de nos objectifs pour la rentrée de Septembre. Un petit groupe semble vouloir profiter du paysage, finalement on ne serait pas mal ici pour pique-niquer d'autant plus qu'il n'est pas loin de  midi... Mais Bruno, avec le reste des marcheurs, attaque rapidement la descente, il a toujours en tête le refuge de la Madone comme lieu de pique-nique.

Le vent a commencé à chasser les nuages et le Mt.Gelas est presque dégagé. De plus en plus de bleu dans le ciel, le paysage est merveilleux. Au sud, en face de nous, le versant où nous étions hier,est fermé par la baïsse des Cinq lacs.

La descente se fait en deux groupes  qui se rassembleront à la balise 368 après avoir suivi le ruisseau et la cascade que nous avions pu admirer ce matin. Il fait de plus en plus beau et quelques vertes prairies, parmi les rochers, nous invitent à  la pause ... mais Bruno continue.

 Jusqu'à la bifurcation de la balise 368, la pente est forte, le chemin, bien caillouteux descend en lacets successifs.

Après le regroupement, "nous tombons" sur quatre chamois qui broutent entre les rochers. Tout ce petit monde animal est calme, sans stress semble t'il et en tout cas habitué aux visiteurs. Jean-Claude, Dominique et Françoise se sont "échappés". Un coup de sifflet "comminatoire" va ramener Françoise, bien obéissante, dans le groupe alors que les deux autres marcheurs continuent leur descente. C'est que Bruno a décidé de s'arrêter; choisissant un coin d'herbe bien verte entre les rochers,  il nous invite à pique-niquer, au soleil et en face du Mt.Gelas, complètement dégagé. Tout le monde semble apprécier ce "Déjeuner sur l'herbe"plus agréable que les tables du refuge. Un chamois nous surveille du haut de la crête.

Puis nous reprenons notre descente sur une pente moins raide et moins caillouteuse.   Nous apercevons la vacherie en contrebas puis les bâtiments de la Madone. Au refuge nous retrouvons tous nos" dissidents", Jacqueline, Nicole, Marcel et son Yvette, Dominique et Jean-Claude, repus !

C'est encore l'heure du café pour les arrivants et l'expresso est excellent. Bruno qui s'était occupé de la commande faillit en être privé.

Voici terminées ces deux journées sensationnelles  dans le Mercantour.

Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo et Bruno nous a fait découvrir aujourd'hui un grand classique de la randonnée que tout le monde a apprécié. Merci Bruno.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, André TUPIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

Quelques photos en vrac :Votre rédacteur en situation de photographe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premières casemates côté français

 

 

                                                               La petite casemate au col de Fenestre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la fenêtre de la casemate du col de.... Fenestre

 

 

Montée vers le Pas des Ladres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lac de Fenestre vu de la montée vers le Pas des Ladres.

 

 

 

 

 

La descente le long du torrent                                           Le confluent des torrents à l'origine de laVésubie.
Repost 0
Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
commenter cet article