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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 10:57

Les Chapelles de Fayence – 633 /G2 – jeudi 18 octobre 2018

Après l’annulation  de la marche due aux pluies la semaine dernière, 19 randonneurs  se sont retrouvés ce jeudi sur le parking de l’écomusée de Fayence pour cette randonnée proposée par Jean dont c’est la 5è édition (4è conduite par lui-même) de 12.4 kms et 240 m. de dénivelé, en réalité 14.2 kms et 280 m. de dénivelé.

« La randonnée facile (en partie sur chemins asphaltés) nous permettra de découvrir deux oratoires, deux chapelles et deux bories. Aujourd’hui nous ne visiterons pas en fin de rando l’écomusée fermé pour restauration. »

Jean désigne en plus de Daniel notre habituel serre-file Beps en tant qu’adjoint-stagiaire, qui devra faire ses preuves.

Nous partons par le chemin de Seillans.

Après avoir traversé la Camiole nous arrivons au Moulin de la Camandoule, hôtel- restaurant. « Pas la peine de regarder les menus, ce n’est pas là que nous déjeunons à midi » dira Jean. Nous prenons la photo de groupe, avec en toile de fond l’acqueduc  qui canalisait les eaux de la Camiole et de la réserve, et le village de Fayence.

Nous passons devant un premier oratoire et une magnifique haie de cyprès,

puis devant  de magnifiques roses de mai ou centifolia.

Nous voilà arrivés à la chapelle Notre Dame des Cyprès. Jean se rend alors au Clos Notre Dame voisin pour la faire ouvrir. Que le propriétaire en soit remercié.

« La Chapelle des Cyprès dédiée à la vierge Marie a été construite par les moines de l'abbaye de Lérins, et fut vraisemblablement la première paroisse de Fayence au 10ème ou 11ème siècle. C’est l’édifice le pus ancien de Fayence. Entourée de cyprès, sa forme trapue, son clocher roman et son assemblage de pierres, donnent une impression de grande sérénité. A l'entrée, la profondeur de la descente est le symbole du passage du profane (extérieur) au sacré (le cœur de la Chapelle).  A l’intérieur, on peut admirer des tableaux, un autel en marbre, un tabernacle en bois doré du 16ème siècle, un retable composé de tableaux représentant les principales phases de la vie de la Vierge et quelques ex-voto des 17è et 18è siècles.
Danses et farandoles sont organisées le 8 septembre, jour de la fête patronale. »

Nous voilà repartis

et traversons le Gabre à sec.

Nous sommes en automne et les arbres rougissent.

Soudain un panneau annonce : gué impraticable par fortes pluies. Pas de problème. C’est même dans son lit que nous nous arrêtons pour la pause banane.

Théoriquement nous devrions tourner à droite pour prendre le petit sentier  du vallon de la Souate mais il y a un nouvel enclos pour chevaux avec à 50 mètres un panneau « interdiction de passer ». Jean doit modifier notre itinéraire.

Nous continuons la piste bétonnée qui monte fortement jusqu’à une intersection où se trouve un morceau de rubalise vraisemblablement mis par d’autres randonneurs qui se sont retrouvés dans la même situation. Nous empruntons un joli sentier étroit et plat en limite inter-communale (pied gauche à Seillans et pied droit à Fayence) avec branches et ronces nous cernant ce qui vaudra quelques égratignures.

 

Au bout le chemin passe entre deux propriétés et nous rejoignons une piste.

Nous la quittons pour un aller-retour afin d’aller voir une borie bien conservée tout comme le berger!!.

Et voilà que sur la piste un magnifique cairn se trouve à l’endroit où nous aurions  dû arriver si le chemin n’avait pas été interdit.

Sur le chemin du Pré-Claux nous passons près de magnifiques restanques.

Se dessinent au loin les sommets du mont Lachens et de l'Audibergue.

Nous rencontrons un patou pas sauvage du tout qui nous accompagnera un moment.

Nous passons alors devant le 2ème oratoire annoncé, l’oratoire des Selves, puis devant une magnifique propriété où nous sommes accueillis par un cheval en liberté.

De magnifiques oliviers chargés bordent la route.

Nous sommes face à un paysage typique de la Provence verte : micocouliers, vignes et oliviers.

Nous voilà arrivés à destination pour le pique-nique. C’est alignés sur un muret devant la chapelle fermée Notre Dames des Selves que nous installons.

Punch et vin rouge sont servis à tous. Un berger particulièrement éméché a tenu compagnie tout d’abord à deux ouvriers partis rapidement, puis à 3 randonneurs et enfin seulement à Henri. Quel courage pour avoir tenu si longtemps la conversation.

Un « départ dans 10 minutes retentit ».

Nous passons devant le lavoir des Selves.

Quelques flaques d’eau sont présentes sur le chemin de la combe d’Auriol mais ce n’est rien comparé à une précédente édition.

Nous revoilà au croisement du chemin emprunté ce matin, d’où descente pentue. Quelle étrange fleur! Un parasite aurait colonisé un piracantha thérébentine.

Au bas de la descente Jean évite de retourner à la chapelle des Cyprès en passant comme il dit par l’hypoténuse. En effet ce matin les deux routes empruntées formaient un angle droit et cette après-midi la route formait le 3ème côté du triangle.

Nous apercevons Fayence et passons devant ce qui devait être une ancienne chapelle. Nous approchons de l’arrivée. Voilà l’écomusée et le parking.

C’est au café de la gare que nous sommes allés partager le verre de l’amitié, chaleureusement accueillis par les patrons qui nous ont offert bouteilles d’eau, biscuits et chocolats. Grand merci et adresse à retenir.

Une décision importante était à prendre. Est-ce que notre serre-file stagiaire pouvait être titularisé. Le verdict est tombé : efforts notés, à confirmer, doit encore faire ses preuves.

Merci Jean pour cette agréable randonnée. « N’oubliez pas de vous inscrire pour la rando resto du 15 novembre prochain. »

Les photos sont de Jean, Jean-Marie et Rolande.

La semaine prochaine :  rando G2 – 601-2 Saint-Vallier Croix de Cabris

Animateur : Jean Ma – moyen * - 13.4 kms – déniv. 285 m.

Randonnée dans un paysage typique du haut pays Grassois où nous verrons des bories, un tumulus et la pierre druidique. Nous passerons dans le bois d’Amon et à la croix de Cabris.

Parking : Le long du grand pré au centre de Saint Vallier – coût du trajet AR : 34 €

 

 

 

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 09:12

Bonjour, avant l'aller profiter de cette belle journée au soleil, venez vite voir votre blog préféré à l'adresse

http://randosboulouris.over-blog.com/2017/05/le-vieux-cannet-entraigue-entraigue-11/05/2017.html

Attention, suite à une fausse manoeuvre, ce blog sera à lire sur Randosboulouris et non sur Randosboulouris2, excusez-moi.

La semaine prochaine: ATTENTION, changement de programmede la part de Roland- jeudi 18 Mai-

> Suite à une reconnaissance rando ce jour à la Tête de Chien
> j'ai constaté que des travaux de sécurisation des sentiers
> sont engagés à la date du 18/05 prochain. Pour des questions
> évidentes de SECURITE j'annule donc cette rando.
>
> Pour rester dans le même site, je la remplace par une rando
> que j'intitule « de Monaco à Cap d'ail par le bord de mer »
>   Départ de Monaco – traversée de Fontvieille – sentier de
> Cap d'Ail par la pointe des Douaniers et le Cap Rognoso – Un
> passage par la secrète plage Mala marquée par ses cabanons
> colorées et pleins d'autres curiosités... - retour vers Cap
> d'Ail par le jardin Sacha Guitry, l'Eden Palace et les ex
> grands hôtels de Cap d'Ail.
>
> Intérêt et thèmes de la rando : Découverte de la flore et la
> faune marine. Découverte de curiosités historiques et
> géologiques. Des Paysages somptueux. Des sentiers faciles.
>
> 200 m de positif
> 8 km
> niveau facile *
>
> Trajet en train :
> Aller
> 8h58 à Boulouris arrivée Monaco 10h57 (changement à Cannes
> 9h36   /  9h51)
> 14€
> Retour
> 16h03 à Cap d'Ail arrivée Boulouris 18h04  (changement à
> Cannes 17h04  /  17h30)
> 13€
> Voiture : prévoir 1h30 conditions de circulations normales
> 80€

Bon week-end

Jean-Marie

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 21:25

VINS SUR CARAMY – circuit 2 petites jambes – 24/09/2015

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015La grande majorité des randonneurs et randonneuses attendent patiemment Jean-Marie qui doit conduire le groupe des « petites jambes » sur un parking (qui n’est pas le bon) en contrebas du Château.

Après un appel téléphonique de Jean Bo, nous le rejoignons au départ officiel en empruntant pour mise en jambes un fort raidillon.

Une information est donnée par Jean-Marie : " tout le monde part ensemble jusqu’au départ du sentier pas facile   à trouver." VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015

Dès celui-ci atteint nous laissons partir allègrement les « grands marcheurs » conduits par Christian, avant de nous engager sur celui-ci, la 1ère partie du circuit s’effectuant sur le même parcours. Nous sommes 12 aujourd’hui.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015

Au croisement d’un chemin menant aux ruines du Château Vieux, nous rencontrons les marcheurs du 1er groupe qui en redescendent. Une haie d’honneur leur est faite.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015

Nous, nous ne monterons pas. Nous continuons notre chemin et nous arrêtons un peu plus loin, d’où nous profitons d’une magnifique vue sur le Château construit sur un éperon rocheux.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Jean-Marie nous dit : « le Château Vieux date du 11è siècle et a été occupé jusqu’à la fin du 15è siècle, période où le château dans le village de Vins a été construit. »

La photo de groupe est alors faite dans ce décor de carte postale, et pour apprécier plus longuement celui-ci, nous faisons la pause banane, puis reprenons notre chemin.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Alors que nous arrivons à l’embranchement de la Chapelle Saint Vincent, qui ne mérite aucun détour, qui est fermée et de laquelle il n’y aucune vue, comme nous l’explique Jean-Marie, voilà que nous nous trouvons de nouveau face à face avec les randonneurs du 2è groupe qui en redescendent.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Notre guide nous explique que Saint Vincent était le saint patron de la vigne mais qu’à VINS il n’y a pas de vigne. Fut un temps où il y avait des mines de bauxite. VINS en provençal à son origine signifiant « montagne »

En cheminant sur la piste de SERRE-LONG et du PAS DE SANTAN,

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015nous faisons attention à ne pas écraser les colchiques qui montrent le bout de leur nez entre les cailloux,

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015et admirons un sorbier

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015tout en regardant où nous mettons nos pieds, racines et amas de branchages se trouvant au milieu du chemin, qui aurait bien besoin d’être nettoyé.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Nous atteignons et ne marchons que quelques centaines de mètres sur la route, où nous ne voyons qu’une petite maison, bien restaurée avec un immense jardin bien aménagé, pour personne ne craignant pas l’isolement.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Un petit passage délicat et un chemin raviné avant d’arriver au lac,

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015 au bout duquel nous pouvons observer 2 arbres, l’un bien naturel et l’autre camouflant une antenne.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015

En arrivant au bord du lac

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015nous retrouvons l’autre groupe qui s’était arrêté pour le pique-nique. Jean-Marie nous dit : « ils ne se sont pas arrêtés au bon endroit ».

Nous continuons une centaine de mètres et nous nous trouvons face à « l‘île aux oiseaux » où nous pouvons observer et voir évoluer 2 hérons, 1 cygne noir et 2 cormorans,

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015durant notre pause repas agrémentée de vin à l’orange offert par Jacqueline en apéritif, accompagné de cake tomate-chèvre-courgette proposé par Marie-France. Allons-nous pouvoir continuer la randonnée car à la suite 1ère tournée de rosé proposée par Daniel, 2è par Jacky et 3è par Jean-Michel qui a quand même eu moins de succès.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015 Il est alors temps de repartir.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Nous traversons le pont où le Caramy se jette dans le lac de Sainte Suzanne, plus communément appelé lac de Carcès, d'où nous pouvons voir les restes de l'ancien pont.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015

 

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Chauffés par le soleil et l’alcool, durant la montée sur la piste du Château, nous faisons notre chemin de croix et nous arrêtons ponctuellement à l’ombre d’arbustes.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Après les plaines de Brauch, nous devions bifurquer à droite. Après vérification, carte, altitude, GPS, Jean-Marie pense que nous avons dû passer le chemin. Jean Masson coupe à travers les buissons pour se rendre compte. Afin d’éviter égratignures et chutes, nous rebroussons chemin sur une centaine de mètres et trouvons un peu plus loin le cairn déposé par Jean-Marie et Yvette, venus en reconnaissance, mais dans l’autre sens, et qui n’avaient pas prolongé jusqu’au chemin suivant par lequel nous arrivions.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Nous cheminons sur une large piste rectiligne non loin de ce qui aurait du être une piste d’aviation pour essayer les nouveaux pneumatiques MICHELIN prévus pour faire baisser de 5% la consommation des véhicules qui en seraient équipés, projet initialement prévu au CANET DES MAURES, et qui magré un défrichement de 99 ha à VINS a été suspendu face à la conjoncture économique en 2001  et finalement abandonné.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Après une courte montée nous arrivons à la stèle érigée en hommage à 4 résistants du village fusillés en juillet 1944, stèle se trouvant face au chemin conduisant à la grotte dans laquelle les résistants déposaient leurs munitions et là où ils ont été abattus. La fatigue et le temps faisant défaut, nous décidons de ne pas monter à la grotte, préférant de bien loin pouvoir aller rafraîchir nos gosiers.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015La descente finale avec ses nombreux cailloux a fait souffrir les genoux de certaines : heureusement le bruit de l’eau du Caramy a soudain fait pressentir que l’arrivée se rapprochait.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Avant de traverser le pont médiaval pour rejoindre le parking nous sommes passés devant les tombes des 4 résistants.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015 Seuls Jean-Marie et Jean-Michel ont dû monter au château pour récupérer leurs voitures et retrouver Brigitte et Xavier qui attendaient patiemment leur chauffeur. Yvette, Ginou, Nicole et Marie-France ont préféré les attendre en bas.

La randonnée s’est terminée comme à l’accoutumée autour du verre de l’amitié pris dans un bar au VAL (eh oui le 2è groupe a été plus chanceux – le bar avait rouvert ses portes), verre accompagné d'une tarte aux noix et au MACVIN du Jura.

VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015VINS SUR CARAMY - Circuit n°2 petites jambes -24/09/2015Merci Jean-Marie pour cette belle balade.

Les photos sont de Gérard (lors de notre arrivée au lac), Jean-Marie et Rolande, blogueuse du jour.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 16:25
Bonjour, Décidément, ça devient une habitude ! Dix randonneurs du Cercle de Boulouris sont partis deux jours dans la Vallée des Merveilles, sous la conduite de Roland. Venez découvrir leurs photos sur : http://randosboulouris2.over-blog.net/ A bientôt. Gérard

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 15:35

Bonjour,

Venez découvrir notre première randonnée de la saison sur :

http://randosboulouris2.over-blog.net/
    
Souhaitons bon rétablissement à Danièle, victime d’une chute au cours de cette randonnée. 

Bonne fin de semaine.

Gérard

 

Prochaine randonnée : Jeudi 10/09 à 7H00 : Malaussène (06) Le Serse.

 

L : 10 Km 300. Dh : 603 m. Médio. JL Levavasseur

Départ de la rando : Parking de Malaussène (06).

Coût du trajet A.R. : 65 €

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 17:05

Bonjour,

Un groupe de randonneurs se sont réunis en dehors de notre Cercle pour un court séjour en Haute-Loire. Vous pouvez voir le parcours de nos amis sur votre blog préféré à l'adresse suivante: http://randosboulouris2.over-blog.net/.

Bonnes vacances à tous et à la rentrée

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 12:28

La VIE de RANDOSBOULOURIS

 

Notre blog est "plein comme un oeuf" comme dit Gérard CHARPY. Depuis Juin 2006, avec  mille photos, nous avons saturé notre capacité disponible. Ce n'est pas grave car nous avons créé Randosboulouris 2 que vous pouvez trouver à l'adresse : http://randosboulouris2.over-blog.net  . Il a été ouvert avec le compte-rendu de notre rando du 8 novembre 2007 à Séranon.

Par contre, si vous voulez revoir une de nos randonnées, vous pourrez toujours consulter l'ancien blog pour la période Juin 2006-Novembre 2007. De même, si vous voulez vous inscrire à notre "lettre" qui permet d'être informé de la publication d'un article, vous passerez par l'ancien blog, celui où vous êtes pour l'instant (rubrique "Newsletter" à gauche) afin d'éviter aux anciens abonnés de se réinscrire. De toute façon, l'adresse du nouveau blog figurera toujours dans  le message que vous recevrez sous forme d'un lien sur lequel il vous suffira de cliquer.

Enfin, nous vous rappelons que tous les passionants récits de nos randos sont téléchargeables sur le site de Jean-Marie : http://chab01.free.fr/Randonnees/indexrando.html 

Alors, à bientôt sur Randosboulouris 2.

Amicalement

Les rédacteurs.

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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 20:52

Le Ravin des FABRIGOULIERS.

En ce jour de Toussaint 2007, nous avons ranimé le parking de Boulouris,  un peu endormi à 7 h30. Cette heure très matinale vous évoque peut-être un départ pour un département voisin avec une longue route en perspective… Erreur, nous allons à quelques kilomètres de là, en plein Esterel, au parking de Belle Barbe que nous atteignons à 7 h 45. Pas un chat… ni un sanglier, pour accueillir les 12 marcheuses et marcheurs à qui Bruno GUERIN se propose de faire découvrir les fabrigouliers ! 15,5 kms et 350 m de dénivelée, une promenade! Parité parfaitement respectée, avec une petite nouvelle, Maryse à qui nous souhaitons la bienvenue.

 

 

Il fait très beau, un peu frais à l'ombre (certains parleront de 5 °) lorsqu'à 7 h 57 ( un record !), notre petit groupe démarre joyeusement.

Premier arrêt photo et effeuillage (traduction : on retire une couche de vêtements) près d'un joli petit lac collinaire avec des reflets superbes.

Puis,  arrivée  au col Aubert où le cairn, très célèbre dans l'Esterel, n'a pas grossi depuis notre dernier passage. Maintenant ça monte sérieusement pour rejoindre le col du Baladou où nous retrouvons la grande piste du même nom (pour parler "branché", on dirait éponyme).

Cette  piste, bien connue des marcheurs et des vététistes, est un régal : large donc conviviale,  pente douce et pas trop de cailloux qui roulent. Il fait toujours très beau et même chaud, bien qu'il soit encore tôt. Les bruyères roses sont en fleurs mais on voit qu'elles ont souffert de la sécheresse. La piste du Baladou est doublée du GR, plus accidenté, mais Bruno a été sympa pour notre fête ( car aujourd'hui c'est la  fête de tous les saints)   en nous maintenant sur la piste principale. Nous montons donc à une bonne allure avec un petit arrêt à la Baïsse (col en provençal) de la Petite Vache puis à sa grande sœur de la Grosse Vache. Poétiques à souhait les appellations, non …

La Grosse Vache est un belle falaise avec un petit plateau à 314 m. Elle est très caractéristique de ce secteur. C'est de la Baïsse de Mathieu que la vue sur ce massif est la plus impressionnante. A cet endroit, le GR contourne par l'ouest alors que poursuivons sur le grand chemin par l'Est . Il est 10 h lorsque nous atteignons le Col des Suvières, important carrefour avec deux chemins, l'un vers l'ouest pour le Mont Vinaigre et l'autre vers l'est en direction du  col des trois Termes. Petite pause casse-croûte, au soleil, en encourageant les nombreux vététistes qui commencent à arriver. Nous nous faisons traiter de "lézards"par l'un d'eux. Il faut dire que nous sommes bien installés, au soleil, comme… des lézards heureux.

Nous avons bien marché et sommes presque à mi-parcours. A ce train là, nous serons à midi au lac de l'Ecureuil.

Le chemin est bordé de superbes eucalyptus. Certains ont souffert de la sécheresse mais l'ensemble donne une sensation de fraîcheur.

Les sacs sont refermés, en route pour la deuxième partie de la rando. Un peu plus haut que nous la Maison Foretière des Trois Termes nous montre ses superbes  restanques , bien orientées au sud et que nous n'avons pas l'habitude de voir sous cet angle par le sentier du haut. 

 Comme souvent la moitié du groupe a dépassé Bruno et lorsque nous quittons la piste principale, petit jeu habituel du meneur qui bifurque sans prévenir. La dernière des" échappés" n'entendant plus de bruit derrière elle, se retourne pour voir Bruno et l'autre moitié du groupe rigolant dans le sentier divergent. Bien sûr elle va alerter tout le monde et notre guide reprend la tête. Nous traversons un ensemble de ruches où les abeilles ne semblent pas encore réveillées : c'est jour férié...

Bruno va  nous conduire au fameux ravin des" fabrigouliers" où là, il va  faire une petit topo sur cet arbre dont l'autre nom est le micocoulier..
Origine : Europe du Sud (espèce méditerranéenne)   le Micocoulier de Provence, Celtis australis supporte le froid jusqu'à -23°, sauf quand il est jeune.  Écorce cannelée, ressemblant à celle du hêtre, grise avec quelques pustules et protubérances. Feuillage caduc.
Feuilles simples, alternées, elliptiques, légèrement asymétriques à la base (ce qui
aide à les reconnaître), dentées et rugueuses sur le dessus. Elle s'apparentent à celles de l'orme, mais elles sont plus allongées et moins larges.
Fleurs petites, dépourvues de pétales, en mai. Petit fruit brun ressemblant à une
olive (1 cm) à maturité en septembre. C'est une drupe qui persiste sur l'arbre après la chute des feuilles.
Utilisations : son bois souple et néanmoins résistant sert à confectionner des cannes, des manches d'outils, des cravaches et des avirons. Ses graines contiennent une huile comestible. Son écorce est utilisée pour produire une teinture jaune.

 Bon, c'est très bien mais où sont-ils donc ces arbres superbes ?  Bruno nous explique que cette forêt a brûlé plusieurs fois et qu'il n'en reste que quelques individus. Certains, plus bas, affirmeront en avoir vu…Alors si vous voulez vraiment voir ces magnifiques arbres, allez au Cannet-des-Maures, sur la place du vieux village (tout en haut), il y en a deux.

 Maintenant nous abordons la descente par un passage délicat au bord d'un torrent à sec. Un grand éboulement a réduit le sentier. Annick se demande comment elle remontera si elle glisse dans le ravin : optimiste ! Quant à Gérard, c'est uniquement pour la photo qu'il paraît en difficulté. Depuis que nous descendons, la végétation est plus variée avec quelques beaux sumacs qui jettent des tâches rouges un peu partout. C'est à celui qui trouvera la plus joli buisson ! Gagné pour Gérard.

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à la bifurcation avec le chemin du ravin des Trois Termes, nous constatons que le petit lac collinaire est complètement à sec. Bruno nous explique que suite à de fortes pluies en 1996 (quelle heureuse époque …!) la digue fut emportée côté est. L'ONF n'a pas jugé utile de la réparer. La piste que nous empruntons maintenant conduit tout droit au lac de l'Ecureuil. Elle est balisée avec ce signe qu'on connaît bien.

 Les chênes pubescents commencent à jaunir et tout le fond du vallon prend de belles couleurs d'automne sous le ciel parfaitement bleu de cette Toussaint exceptionnelle.

 

Voici le lac de l'écureuil, il est 11 h 55. Pas mal. Le groupe s'installe pour déjeuner sur un rocher à l'extrémité nord du lac. Notre campement fait un peu Rocher des Singes , tant pis, c'est super, avec du soleil et de l'ombre.

Mais ce lac, devant nous, est-il encore digne de ce nom ? Sa surface a été réduite plus que de moitié avec une eau verdâtre et des berges à sec. Les plus anciens de la région ne l'ont jamais vu ainsi.

 

 

 

 

 Chacun s'installe pour la sieste, certains  sous ou dans les arbres et nous allons ainsi passer une bonne heure, tranquilles.

 

 

 

Bruno donne le signal du départ et nous rejoignons l'autre extrémité du lac jusqu'au déversoir, bien sûr à sec. Ceci nous permet de descendre jusqu'au chemin en empruntant le petit muret de retenue. Gérard, passé le premier, guettait le moindre faux-pas mais il en fut pour ses frais, tout la monde franchit l'obstacle sans difficulté.  Dans les "photos en vrac" , vous pourrez voir ce qu'était le déversoir lorsque le lac était plein (Avril 1999-album d'Yvette).

 

Puis c'est le cheminement sur le Mal Infernet, haut lieu de promenade dominicale des Raphaélois.  C'est toujours aussi beau avec des bruns (fougères) et des rouges (sumacs) éclairés par ce beau soleil d'automne. Traversant le ruisseau sur la passerelle, nous  nous retrouvons au col Aubert et il ne nous reste plus qu'a contourner le pic du Baladou pour rejoindre nos voitures. 

 

 

 

Merci Bruno pour cette balade, très agréable, dans cet Esterel que nous aimons tant.

 

Merci aux photographes, Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

La semaine prochaine, Jean BOREL nous fera grimper sur la falaise du BAUROUX, au-dessus de Séranon (voir le profil joint)

 

.

 

Quelques images du lac de l'Ecureuil:

  Incroyable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cascade en Avril 1999

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 08:09

LE SENTIER DES PECHEURS

 

L'aventure du Grand Canyon débute il y a 200 millions d'années, durant l'ère secondaire. Aux époques du trias et du jurassique, la Provence se trouve immergée dans une mer chaude et peu profonde. Cette situation sera propice à la formation de strates calcaires. Vers la fin de l'ère secondaire, au crétacé, la région est soulevée par la naissance des Pyrénées. L'ère tertiaire voit l'apparition des Alpes qui fracturent et façonnent les couches supérieures du massif. A cette époque, le Verdon est un fleuve surpuissant qui creuse son passage à travers les failles et trace son lit. Les quatre glaciations de l'ère quaternaire affinent le travail pour donner le résultat que l'on peut admirer aujourd'hui.

            C'est dans ce parc naturel du Verdon que Bruno a choisi de nous emmener aujourd'hui. Il s'étend sur 180.000 ha et a été créé en 1992. Les paysages sont très variés. D'abord torrent impétueux, prenant sa source en haute vallée d'Allos. Le Verdon devient à partir de Saint André les Alpes, une rivière assagie par les retenues successives d'EDF. Après un parcours de 200 kms, il mélange ses eaux vertes à celle de la Durance.

                De nombreux sentiers sillonnent les gorges de ce lieu magique. Ils ont tous leurs charmes, le sentier des Pêcheurs que nous allons emprunter n'échappe pas à la règle. Il se situe dans la partie terminale du Grand Canyon, appelée « la rue d'eau » à proximité du lac de Sainte Croix.

Dès le départ du col de l'Olivier, la descente s'annonce rapide à l'ombre de splendides chênes blancs. La sente est bien tracée et très vite la magie du Grand Canyon est envahissante avec toute la panoplie des grands spectacles de la nature : falaises, ruisselets, flore, faune et passages panoramiques. Après le franchissement d'un vallon nous remontons un peu pour arriver à une bifurcation.

 Là, Bruno, nous ajoute une portion supplémentaire pour compenser le peu de kilométrage du parcours. Ce qui va transformer le Moyen/Moderato en Moyen/Medio. Ce nouveau sentier caillouteux en descente pentue nous amène au pied d'une falaise qui surplombe de quelques mètres l'eau verte du Verdon. Première difficulté pour certains, le rocher, poli, est glissant et très étroit par endroits (30 cms). Malgré sa peur A... franchit l'obstacle. Nous continuons jusqu'aux ruines de l'ancienne passerelle de Maireste. Là, nous sautons de rochers en rochers pour atteindre une petite plage ensoleillée pour la pose casse-croûte et la dégustation de petites figues cueillies sur des figuiers sauvages le long de la berge.

 

 

 

Nous faisons demi-tour par le même sentier. Nouvelle appréhension d'A... , la remontée jusqu'à la bifurcation est éprouvante pour certains. La chaleur est présente.

 

 

 Nous partons à gauche et descendons pour arriver sur les berges de la rivière. Là, Bruno réduit l'allure de la marche afin de s'imprégner de la majesté du Cadre. Nous cheminons sur le sentier à quelques mètres au-dessus de l'eau sur environ 2 kms. Petit arrêt sur la berge, pour une photo de groupe. Les passages à découvert alternent avec les sous-bois de chênes verts, de genévriers de Phénicie, de fragons, qui méritent son surnom de myrte épineux et ses fruits rouges sont toxiques.

 

 

 Rencontre avec une couleuvre d'Esculape qui est grande, voire impressionnante avec près de 1.50 mètre de long, mais parfaitement inoffensive(Photo de Gypaète.net ... ça ne s'invente pas). Elle fait partie des plus grands serpents d'Europe. Sur fond brun jaunâtre, les nombreuses écailles du dos et des flancs sont bordées de blanc. Son ventre est clair. Les jeunes ont une marque en U sur la nuque. Ce serpent aime les rives des cours d?eau et les versants ensoleillés. Il s'active de jour jusqu'au crépuscule et grimpe même aux arbres ! (Cette couleuvre sert de symbole à la médecine).

A hauteur de rochers, un mauvais passage sur quelques mètres. Puis le sentier s'élève lentement, toujours en sous-bois et buis très odorants, il finit par rejoindre une bifurcation. Nous prenons à gauche en direction du Verdon et voyons en contre bas plusieurs esquifs qui remontent et descendent le courant. Quelques mètres supplémentaires et nous atteignons les cascades inférieures. La première cascade de tuf, véritable havre de fraîcheur, est blottie avec discrétion dans les arbres. Nous continuons la descente pour découvrir une autre cascade qui jette ses eaux dans le Verdon. Avec le contraste de l'ocre du tuf et le vert des eaux du Verdon, cet endroit, avec son petit belvédère, mérite vraiment le détour. Nous appelons C... notre photographe de la journée, afin qu'elle fixe ce beau paysage.

 Nous revenons en arrière et tendons l'oreille, car une troisième  cascade se fait entendre sur la gauche. Son accès n'étant pas balisé, il faut chercher un peu le passage à travers les buis. Cette cascade est la plus belle grâce à ses couleurs, sa taille et son exposition. Nous rejoignons le sentier balisé et commençons l?ascension vers les Prés de Saint Maurin, avec de superbes passages en balcon. Les paysages de garrigue des Prés de Saint Maurin dominent la « Rue d'Eau ». Cette terrasse est envahie par le brégalou (aphyllante de Montpellier) qui arbore ses magnifiques fleurs bleu clair en début d'été. Nous longeons les prés par la droite, puis suivons le premier sentier qui remonte, raide, par la droite au niveau du chêne (panneau indicateur), ne pas rater cette sente sous peine de se retrouver sur la route. Le balisage jaune n'est pas évident à voir. Plus haut, après avoir côtoyé la route, un petit belvédère, à droite vue sur la «rue d'eau » et à gauche vue sur la grande cascade vauclusienne au dessus de la maison cantonnière. 

 Cette zone, de Saint-Maurin, est réglementée car la roche sédimentaire qui compose le tuf est sensible aux piétinements excessifs. On découvre des draperies calcaires, dites de Traversin et de nombreux murets anciens en tuf. Ce tuf est une roche poreuse calcaire, formée par une combinaison complexe d?eau calcarifère, d'air et de mousse. Les eaux chargées de calcaire, en arrivant au jour, perdent une partie de leur acide carbonique et forment un dépôt. Certains végétaux, par leur avidité pour l'acide carbonique, favorisent la précipitation du calcaire dissous.

Le sentier redescend sec, pour pénétrer dans un sous-bois de pins sylvestres. Quelques glissades sur les gravillons, dont une plus sévère pour J... , car son coccyx à pris rudement contact avec le sol. Une petite remontée et nous arrivons sous la route. Un petit groupe emmené par Jack... gagne, par une montée raide de 10 mètres, la route puis le parking. Les autres suivent Bruno dans une petite descente pour finir par remonter graduellement jusqu'à rejoindre le parking.

 Au bout de quatre heures de marche, nos dix sept estomacs commencent à réclamer, nous montons vivement dans les voitures pour gagner la rive du lac de Sainte Croix et le lieu du pique-nique.

 L'après-midi, nous nous transformons en marins d'eau douce et nous nous répartissons dans quatre pédalos pour pénétrer dans les gorges du Verdon, impressionnant !!! Celui de B... est le plus chargé, quatre hommes et une figure de proue J... exemptée de pédalage à cause de son coccyx. Nous remontons le courant par la « rue d'eau », jusqu'au pied du petit belvédère ensoleillé du matin et d'une cascade. Petit repos bien mérité et après un changement de poste nous faisons demi-tour. Nous voici redevenus des enfants. Des cris fusent : à l'abordage... ,accélérations et esquives se succèdent.

                Nous nous retrouvons tous, attablés, à Villecroze pour le pot traditionnel.

 

Merci Bruno, tout d'abord pour avoir mené cette belle balade mais aussi pour avoir rédigé, avec talent, ce texte, suite à l'absence des rédacteurs.

 

Merci à Claudie BALOY , photographe réquisitionnée, pour ses belles photos.

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 16:54

 

  AUPS- La Montagne des Espiguières

Pas de doute, nous sommes bien dans le Haut-Var : immenses forêts, absence d'eau et accompagnement au canon du camp militaire de Canjuers. Nostalgie des Alpes Maritimes ?

Bruno GUERIN a donc rassemblé à Aups, capitale régionale de l'olive et de la truffe, un petit groupe de 15 marcheurs où la parité ne sera pas respectée... seulement cinq dames (les meilleures prétendent-elles !). Bruno nous avait annoncé 19,350 km avec une dénivelée de 890 m ce qui avait peut-être effrayé certain(e)s de nos ami(e)s.

Nos voitures sont garées près de la porte d'Aires où on peut voir le mieux la continuité des vestiges des remparts des 12ème et 16ème siècles. Appelée ainsi parce qu'elle donnait sur les aires, endroit où on battait le blé (hors du village ).

Nous vous parlerons de l'histoire de ce village typique en fin de reportage.

Stationnés hors des anciens remparts, nous abordons directement la campagne alentour avec ses belles oliveraies. Bruno nous décrit le travail d'épierrage effectué sur ces terres ingrates pour permettre les plantations. Il en demeure d'énormes murets de pierres récoltées à cette occasion.

Bien sûr, nous montons, il faudra atteindre la cote 1066, il y a de quoi faire. Le chemin est large, modérément empierré et longe parfois des falaises calcaires. Ici effectivement, nous sommes dans la pierre blanche, oubliés les schistes d'Amen ou la rhyolite de l'Esterel. Exceptionnellement, le balisage est parfait,  ce qui est rare dans le Var.

La forêt est immense, bien entretenue, avec très peu de feuillus donc pas encore de taches brunes ou rousses dans le paysage. Tout autour de nous, c'est le  vert intense des résineux. Il fait très beau grâce au mistral qui forcit de minutes en minutes avec un net refroidissement dans les zones ombragées. Un arrêt "effeuillage" et restauration nous avait permis d'adapter notre habillement à la montée, mais maintenant le streap-tease va devenir permanent : j'ajoute, je retire, j'ajoute et ainsi de suite.

  Derrière nous s'étend la grande plaine de l'Argens barrée par la Ste.Baume. Impressionnante.

Nous atteignons l'extrémité ouest de notre parcours et bifurquons sud-est, direction que nous allons garder jusque dans l'après-midi en cheminant sur la ligne de crête (une arête sommitale, Jean est content !). Petit aperçu sur le lac de Sainte-Croix, tout bleu.  Pour rejoindre la chapelle N.D. de Liesse, nous quittons la sentier principal par un sentier (mérite-il ce nom ?)très raide. Dans la perspective douloureuse de sa redescente, Nicole préfère attendre le retour du groupe à mi-pente.

La petite chapelle est banale, en bon état avec un petit autel surchargé de statuettes, photos et souvenirs de pèlerins (?). On ne peut en faire le tour car un de ses côtés donne directement sur le vide.

La légende raconte que Dame BLACAS montait souvent sur cette montagne pour voir si son fils revenait des croisades et c'est en ce point précis qu'a été édifiée cette chapelle.

Côté végétation, les particularités du lieu sont un superbe cèdre du Liban et surtout deux mélèzes perdus dans ce coin et à cette altitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit problème, nous ne repartons pas par le même chemin et André se dévoue pour aller "récupérer" Nicole. Un peu d'incertitude pour les retrouver mais, grâce à Annie, à la voix... nous les repérons et très vite le groupe se reconstitue pour la rencontre d'un petit troupeau de magnifiques chèvres bien encornées et familières. Nous les quittons car il va être l'heure du pique-nique et leur présence serait indésirable.

 

Enfin un bel arbre aux couleurs de l'automne.

 

 

Passant l'antenne et la station météo, nous rencontrons un autre groupe installé près de la chapelle St Priest, en fort mauvais état. Un peu plus bas, à la cote 1060, nous nous installons dans une clairière ensoleillée .

Le pastis et le whisky de Camille circulent ainsi qu'une bouteille de rosé. Annie fait déguster un chorizo maison venant de Thérèse que nous remercions vivement d'avoir pensé à nous et à laquelle nous disons unanimement :" Reviens marcher avec nous, tu nous manques".

Nous sommes entourés de guêpes et l'une d'elle va venir piquer  l'intérieur de la lèvre supérieure de Camille. Pas grand chose à faire, il parvient à arracher le dard et son "don" lui permettra de ne pas trop souffrir.  Drôle de façon de se repulper les lèvres !

Il est temps de repartir quand survient une hésitation lors d'un croisement. Le superbe balisage nous indique que nous devons tourner à droite alors que les GPS nous invitent à continuer tout droit. Ils avaient raison... notre parcours n'empruntait pas exactement le balisage qui à cet endroit utilisait un raccourci.

Nous nous dirigeons maintenant plein ouest, dans une descente facile où la cadence va s'accélérer atteignant les 5,5 à 6 km/h. C'est tellement facile que les langues vont bon train et, comme d'habitude dans ces circonstances, deux fois de suite, nous raterons le bon chemin. Pas de conséquences, seulement quelques centaines de mètres de plus, sans retour en arrière.

Cependant, regardant la carte et le GPS tout en marchant, Bruno va déraper sur les cailloux et chuter sur le côté. Comme toujours, à chaud, pas de problème mais le lendemain, ouille !, ouille !, la hanche.

            A l'occasion d'une halte : la photo traditionnelle du groupe.

Dernière grande descente pour retrouver AUPS à 16 h15. Le soleil, déjà bas, colore superbement le haut du village et plus particulièrement le balcon ouvragé, remarquable par son inscription « Ad caelum aspirare » (au ciel j'aspire !) et par sa pierre de tuf qui sous l'érosion due aux assauts répétés du mistral lui donne un aspect toujours changeant.

 .

 C'est aux alentours de l'An Mil que l'on retrouve associé au village d'Aups, le nom des Blacas, grande famille historique de la région, co-seigneurs d'Aups avec le Roi de France. Suite à un procès débuté en 1346 et qui dura presque quatre siècles l'opposant aux Ducs de Blacas, le village obtient en 1712 de ne dépendre juridiquement que du Roi de France.

 La période des guerres de religions reste l'une des plus noires du village avec le massacre en 1574 de 250 personnes par les Huguenots.

 Après le coup d' état de Louis Napoléon Bonaparte en 1851, Aups devient  le centre de l'insurrection varoise anti-bonapartiste. Sévèrement réprimé, ce soulèvement populaire sera commémoré par l'élévation de la chapelle Notre-Dame de la Délivrance érigée en ex-voto ainsi qu'un obélisque sur la place du village.

 Aups fut un foyer des plus virulents de la résistance à l'occupation allemande ce qui valut au village la décoration de la Croix de Guerre avec palmes à titre collectif.

 C'est au coeur du village que nous allons prendre notre pot de l'amitié, accompagné de l'excellent cake de Marinette. 

 

Merci Bruno, nous venons de passer une journée agréable  avec une rando plus facile que cela pouvait paraître.

La semaine prochaine, Jean BOREL nous emmenera à la Tour sur Tinée pour 13 km et 950 m de dénivelée- Voir le profil dans l'album joint (à gauche de l'article).

Merci aux photographes Jean BELLACHES et Jean-Marie CHABANNE.

Une dernière photo  illustre bien notre journée, la chapelle de N.D.de Liesse vue du sommet voisin.

UnmmmmmMerL'hiMerci aux photographes, Jean BELLACHES et JM CHABANNEstoire d'Aups qui dérive du mot « Alps ») remonte au VIe s. avant notre ère. Une Avec l'invasion et l'installation des romains, la tribu se développe et se transforme en oppidum. Pour l'anecdote, on prête à Jules César, de passage dans la région, cet adage:" je préfère être le premier à Aups que le second à Rome".
Tout autour du village, on a retrouvé des traces de cette présence romaine, comme un ancien hôpital et des bornes miliaires.

Ayant été sous la domination successive des Burgondes, Ostrogoths et Carolingiens, et ayant subit les incursions sarrasines, on ne sait pas ce qui a poussé le village à quitter le plateau St Marc pour occuper son emplacement actuel.

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