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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 22:14
LE LAUVET d'ILONSE
 
"Sur les traces des bergers"
 
Jean BOREL nous l'expliqua plusieurs fois, en ce jour d'Ascension, nous allons en réaliser une belle à 1993 m, plus haut sommet de la saison...mais celle-ci n'est pas finie. C'est le début de la période chaude et, comme pour les brebis que nous allons rencontrer, c'est le moment d'aller trouver le frais en altitude. C'est ainsi que notre programme a été conçu par nos chers organisateurs. Une dénivelée de 700 m pour une boucle de 16 km, ça ne devrait pas trop être la galère, selon Jean. Nous sommes 21, pas de gazelles aujourd'hui, Dominique sera tout seul à vouloir dépasser l'accompagnateur...
A 9 h 15, départ du col de Sinne, très encombré aujourd'hui par la logistique d'un groupe de "raiders" partis à 2 h du matin, paraît-il. Nous avons quand même eu de la place pour garer nos voitures. C'est la seconde fois que nous partons d'ici. La montée par Ilonse est toujours aussi belle, mais, si la route a été améliorée récemment, c'est toujours un moment désagréable pour les chauffeurs...et surtout pour les passagers. Nous sommes prêts à partir plein nord. Il fait bon et le soleil est bien présent. Le début de la montée, oui bien sûr ça monte, se fait en sous bois et premier ravissement floral avec une touffe de gentiane bleue, à grosse corolle. Notre journée sera placée, d'ailleurs, sous le signe des petites fleurs de prairie.
   Nous atteignons le col des Fourches, à 1560 m, laissant derrière nous "le Mont" et ses impressionnantes "Chalanches"sur sa face est.      
Petit arrêt pour une restauration rapide.
Maintenant nous progressons dans une zone de pâturage, à l'herbe rase, ponctuée de milliers de petites fleurs, bleues, roses et jaunes dont des gentianes à petites fleurs. Le groupe progresse pratiquement de front, ce qui est rare, tant il y a d'espace. Par contre pas un arbre. Difficile de trouver un abri pour "aller à la jarre" !
Sur notre droite, au-delà de la Tinée, la grande vallée qui conduit à La Colmiane s'enfonce dans le massif de Valdeblore qui sépare la Tinée de la Vésubie. On reconnaît le village de Rimplas avec son fort, départ de nombreuses randonnées ainsi que  La Roche, Saint Dalmas et tout au fond, le Mercantour.
Toujours sur ces collines arrondies et quasi désertiques, nous nous sommes placés en file indienne sur une sorte de draille qui continue tout droit vers le nord. Sur les sommets qui nous entourent, les rares traces de neige brillent dans le soleil.
Nous dépassons la bergerie de la Clap dont les fortes odeurs nous rappellent que nous sommes en zone de pâturage. D'ailleurs n'est-ce pas un gros Patou (plutôt mince l'animal !), surnommé Camille, qui nous surveille une dizaine de mètres plus haut ...
La pente diminue lorsque nous virons plein ouest pour atteindre la cote 1860, en bas du Lauvet.                Ce Lauvet n'est pas impressionnant, c'est une grosse bosse arrondie, dépourvue d'arbres et de buissons, à la végétation rase, mais fleurie, parsemée de cailloux. Mais il faut franchir les 150 m de dénivelée pour atteindre le sommet et c'est un petit groupe de onze qui attaque la montée, raide, en l'occurrence. Camille et Gérard l'abordent de front. Camille reconnaîtra, qu'à un moment, il a failli mettre les mains au sol. Deux dames nous abandonnerons en route, et, tout en haut, pour le plus grand plaisir de Jean, nous découvrons le mont MOUNIER, sans neige aujourd'hui.
Nous détectons, à l'odeur, un troupeau de moutons sur le versant ouest. La vue est remarquable, le Mont et ses "chalanches" paraît tout proche. Pourtant nous sommes passés à son pied il y a deux heures. En redescendant, nous retrouvons nos deux compagnes arrêtées juste sous le sommet, dommage. Qu'ils sont petits, tout en bas ceux qui nous attendent ! Mais pour eux aussi, que nous sommes minuscules en abordant la dernière descente !!!               Nous les rejoignons rapidement et reprenons nos sacs pour aller pique-niquer en lisière d'une forêt de mélèzes superbes, d'un vert tendre. Le chemin est bordé de nouvelles variétés de fleurs, petites pensées jaunes, coucous en bottes, tout cela bien frais et bien agréable à l'oeil.
 Il est 12 h 15, c'est bien, la cadence a été bonne. Nous sommes maintenant à la Baisse de Tavanières.  Bien installés au soleil et dans l'herbe, nous nous régalons de ce bien être et regarnissons nos estomacs.
Les joueurs de cartes ont trouvé un bon emplacement. Il y a longtemps que nous n'avions eu l'occasion de les voir à l'oeuvre, les conditions climatiques ou des arrêts trop brefs, les ayant empêchés. Bien sûr, nous avions aussi quelques dormeurs(ses), normal pour un arrêt de 1 h 15 et par ce temps agréable.
Nous repartons par une grande piste bordée, au début, par 16 abreuvoirs de 3 m de long l'unité, alimentés par un ruisseau de quoi désaltérer beaucoup d'agneaux... mais pas de loup en vue (cf La Fontaine, non pas le ruisseau, le fabuliste !)
Le paysage est très contrasté: côté montagne, des roches sombres qui se délitent, à droite vers le fond du vallon, des prairies et d'adorables petits bois de mélèzes d'un vert à désespérer un peintre.
Puis c'est la rencontre avec les moutons, dont un petit groupe vient à notre rencontre et que le berger va reconduire vers le troupeau principal. Sympa le berger. Jean nous avait expliqué ce qu'étaient les "chambis", colliers de bois que portent les moutons et servant à accrocher les sonnailles. Mais, le berger va nous décevoir, car il achète ses chambis alors que nous espérions qu'il les fabriquait lui-même avec du cytise "coupé à l'automne". D'ailleurs, nous dira-t'il, les cytises sont protégés dans la région, pas question de les couper. Toujours pratique, Jean lui demande comment se comporter avec les "patous" qui gardent les troupeaux : 1- éviter les patous en contournant largement le troupeau, 2-cacher les bâtons, 3- ne pas marcher avec des chiens, 4-laisser le patou s'approcher, sans bouger, afin qu'il vous reconnaisse, même s'il urine sur votre pantalon, n'est-ce pas Jean-Marie !!!
Abandonnant les moutons, nous parcourons un agréable chemin qui nous permet de surplomber tout un versant descendant sur Pierlas que nous apercevons tout en bas. Encore de bons souvenirs !
Un peu en dessous du col des Fourches, nous rejoignons le sentier de l'aller qui nous ramène au col de Sinne. Nous allons prendre notre pot à l'auberge d'Ilonse chez "le cousin de Fernandel" car Jean veut y négocier un repas pour la rando du 11 octobre...Ah ! , ces randonneurs qui ne pensent qu'à la bouffe ! Mais je ne vous donnerai pas le menu.
Le patron sympa est allé dans sa cuisine rechercher le couvercle de marmite, un peu malmené par Maurice lors de notre précédent passage. Quant à la louche, elle va bien, merci.
Merci Jean pour cette agréable randonnée. On a même entendu des dames dire, "c'est super, aujourd'hui je ne suis même pas fatiguée". De plus, les cheminements dans les prairies et les petits sentiers sans cailloux ont été appréciés par tous.
 
Prochaine sortie le jeudi 24 mai à la montagne de Thiey avec Bruno.
 
Merci aux photographes, Bruno GUERIN, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.
Quelques images en vrac :
 
Le meilleur moment de la journée

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Published by Jean-Marie Jean-Marie - dans randosboulouris
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